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Le congé parental à l'épreuve des faits : ce que révèle réellement l'étude de l'IWP

30. mars 2026
Valérie Borioli Sandoz
Valérie Borioli Sandoz
Responsable de la politique de l'égalité et de la conciliation

Quelques organes de presse alémaniques ont récemment titré qu’une extension du congé parental, comme le demande l’initiative populaire pour un congé familial, ne serait pas utile. A la base de ces titres racoleurs, une étude d’un organisme privé basé à Lucerne, l’IWP. Mais la lecture de cette étude réserve une surprise de taille : contrairement aux titres négatifs des médias, celle-ci confirme bel et bien l’utilité du congé familial sur l’emploi et en particulier sa durée de 2 x 18 semaines. 

Les titres de la presse alémanique ont été négatifs envers le congé familial lorsque est parue en février dernier l’étude de l’institut IWP Institut für Schweizer Wirtschaftspolitik. « Moins serait plus en matière de politique familiale. Selon une nouvelle étude, il n’est pas nécessaire d’augmenter les prestations en subventionnant les crèches ou en prolongeant le congé parental » (NZZ, 24.2.1026). Ou encore « Plus de congés parentaux ou de subventions plus élevées ne sont que des coûts et non des bénéfices. Politique familiale : pas besoin de l’étendre ». La SRF en a fait un thème pour son émission « 10 vor 10 » avec le titre « Mehr Elternzeit kann schlecht für die Karriere sein ».

Après plusieurs publications de la Commission fédérale pour les questions familiales COFF qui démontrent, sur la base de connaissances scientifiques fondées le bien-fondé du congé parental ou familial, de tels titres négatifs interrogent. Il faut donc en avoir le cœur net. Plusieurs éléments permettent de mettre en doute ces titres racoleurs. 

La publication sensée mettre à mal le principe du congé parental démontre en réalité que l’objectif de l’initiative populaire pour un congé familial est idéal ! Le directeur de l’IWP, le Prof. Dr. Schaltegger résume son propos ainsi : « Les effets positifs sur le marché du travail pour les mères se manifestent surtout en cas de congés de courte à moyenne durée, de quatre à sept mois. » L’initiative pour un congé familial demande l’instauration d’un congé réservé pour chacun des parents de 18 semaines, ce qui équivaut à … quatre mois et demi chacun. L’auteur confirme aussi le quatrième des neuf arguments développés par la COFF : « Un congé parental réservé au père de quelques semaines seulement entraîne déjà une plus grande participation du père à la prise en charge de son enfant et améliore ses compétences éducatives. ».

L’étude d’IWP plaide en faveur de l’Initiative populaire pour un congé familial

L'étude d'IWP propose de passer en revue les instruments existants de la politique familiale en Suisse (congés parentaux rémunérés, structures d'accueil des enfants subventionnées, allocations familiales et déductions fiscales). Dès lors, pour quelle raison commence-t-elle à analyser une mesure qui n'existe pas encore, soit le congé parental ou familial ? Voilà un parti-pris bien curieux.

Quoi qu’il en soit, en 2018, la COFF affirmait déjà qu'au-delà de 28 semaines, l'effet du congé parental sur l'emploi des femmes diminue. L’étude d’IWP confirme, avec une source plus récente que celles citées par l’étude de la COFF qu'au-delà de 28 semaines, l'effet du congé parental sur l'emploi des femmes diminue.

Une de ses conclusions de l’étude parle d’elle-même : « Participation au marché du travail : un congé maternité de 4 à 7 mois augmente la participation des mères au marché du travail ; en revanche, des congés plus longs ont un effet négatif. Le congé parental ne réduit pas les différences de revenus entre les parents à long terme. Les mois réservés (« quotas paternité ») sont déterminants pour une participation plus élevée des pères à court terme. ». Le résumé de l’étude aussi plaide en faveur de l’initiative pour un congé familial ! 

Réponse libérale au rapport du Conseil fédéral sur la pauvreté

Cette étude est à considérer comme une réponse au rapport sur la pauvreté du Conseil fédéral et des efforts fournis pour la faire baisser. En novembre 2025, le Conseil fédéral publiait son premier rapport du « monitoring national de la pauvreté ». Depuis 2017, le taux de pauvreté en termes de revenu est resté stable à 8 %. C’est peut-être moins que dans les pays qui nous entourent, mais l’objectif du Conseil fédéral de réduire la pauvreté n’a pas été atteint. Pourtant, la Suisse s’y est engagée dans le cadre de l’Agenda 2030.

Dans l’article de la revue CHSS, on lit aussi que le système de sécurité sociale contribue à la réduction de la pauvreté. Grâce aux assurances sociales et aux prestations sociales sous conditions de ressources, les travailleurs et travailleuses et leurs enfants afficheraient un taux de pauvreté de 16%, et pas de 6% comme actuellement. Ce système a démontré son utilité et doit être maintenu, en combinaison avec des mesures structurelles comme le développement du système de formation, de l’accueil extrafamilial ou des mesures sur le marché du travail (salaires minimaux), ainsi qu’avec des mesures plus individuelles comme l’accès à la formation continue par exemple.

Sur le thème plus général de politique familiale, le mouvement libéral prend désormais appui sur le papier de l’IWP pour dire que les familles vont bien en Suisse et qu’il n’est pas nécessaire d’en faire plus. Ces arrangements entre le milieu académique financé par les deniers publics et les milieux de l’économie ouvertement en faveur du libéralisme et du libertarisme à l’américaine, avec un rôle de l’Etat réduit à une portion congrue et des impôts réduits au maximum, surtout pour les plus riches, doivent alerter. 

Lien vers l'étude (en allemand)

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