«Même si l’initiative était acceptée, environ 40’000 travailleurs qualifiés pourraient encore immigrer en Suisse chaque année.»
(Conférence de presse de l'UDC du 24 mars 2026)
Calculons :
La Suisse compte actuellement 9'148’240 habitants. Elle est donc encore à 851’760 personnes du plafond démographique fixé à 10 millions.
Si l'initiative est acceptée, la population suisse ne devra pas dépasser les 10 millions d'habitant·e·s d'ici 2050 ; elle pourra donc croître de 34'070 personnes par an (851'760 divisé par 25 ans).
Mais la population suisse ne croît pas uniquement en raison de l'immigration. Malgré un niveau historiquement bas, le nombre de naissances dépasse chaque année celui des décès de 6'200 personnes.
Cela signifie que l'immigration pourrait augmenter de 27’870 personnes par an (34’070 moins 6 200).
Chaque année, en Suisse, environ 14’000 personnes de plus partent à la retraite qu'il n'y a de personnes entrant sur le marché du travail.
Pour compenser ces départs à la retraite, il faut donc compter sur l’immigration de 14'000 personnes actives. Il reste ainsi encore 13'870 personnes qui peuvent venir renforcer la croissance dans d’autres secteurs.
Rien que dans le secteur de la santé, le nombre d’emplois a augmenté de plus de 10'000 au cours des dix dernières années.
Supposons que les personnes immigrées soient affectées uniquement au secteur de la santé et que certaines d'entre elles arrivent en Suisse avec leur conjoint·e ou leurs enfants : dans ce cas, le plafonnement démographique proposé par l'UDC aurait pour conséquence qu'au moins 3’000 postes ne pourraient pas être pourvus chaque année dans le seul secteur de la santé.
Voici le calcul : 13’870 divisé par 2, car un·e conjoint·e ou des enfants accompagnent la personne = 6’935. Les 10’000 nouveaux postes dans le secteur de la santé, moins les quelque 7’000 personnes susceptibles d'immigrer, correspondent à au moins 3’000 postes qui ne pourront pas être pourvus.