Le 14 juin 2026, la population suisse se prononcera sur l’initiative du chaos de l’UDC visant à limiter fortement l’immigration. C’est avec une fervente détermination que Jeunesse.Suisse, la commission de jeunesse de Travail.Suisse se positionne contre cette initiative dangereuse. Pour les jeunes générations, elle représente une menace pour le financement de nos assurances sociales, pour l’économie et pour la cohésion de notre société. L’immigration fait partie de la réalité économique et sociale de la Suisse. Les personnes qui viennent travailler dans notre pays contribuent à sa prospérité, participent au financement des assurances sociales et occupent des emplois indispensables au bon fonctionnement de nombreux secteurs. L’initiative de l’UDC apporte de fausses réponses à de véritables défis et risque d’aggraver des problèmes déjà existants. C’est pour ces exactes raisons que le NON est un vote indispensable pour la prospérité de notre Suisse.
Une économie et des services essentiels qui ont besoin de personnel
La Suisse dépend aujourd’hui de travailleuses et travailleurs venus de l’étranger pour maintenir des prestations essentielles. Selon Luana Sägesser, co-présidente de Jeunesse.Suisse et membre de Hotel & Gastro Union, l’initiative ignore les réalités du marché du travail : « Dans l’hôtellerie-restauration, les soins, l’accompagnement des personnes âgées, ou d’autres activités indispensables à notre quotidien, les travailleuses et travailleurs venus de l’étranger contribuent déjà de manière essentielle au bon fonctionnement de notre société. Réduire fortement l’immigration ne résoudrait pas les difficultés actuelles, mais risquerait au contraire de les accentuer. » Face au vieillissement démographique et aux nombreux départs à la retraite des baby-boomers, la Suisse a besoin de mesures qui renforcent les conditions de travail, la formation et l’intégration professionnelle. Une limitation drastique de l’immigration ne répondrait pas à ces défis et risquerait au contraire de mettre en péril des secteurs déjà sous pression. C’est pourquoi cette approche est erronée : elle ignore à la fois la réalité économique et les dynamiques sociales déjà à l’œuvre.
Garantir les retraites des générations futures
L'initiative du chaos représente une menace pour le financement durable de la prévoyance vieillesse. Pour Anna Furrer, co-présidente de Jeunesse.Suisse, la question du financement de l’AVS est centrale : « Le vieillissement de la population exerce déjà une pression importante sur notre système de prévoyance. Les personnes actives qui immigrent en Suisse travaillent, paient des impôts et cotisent à l’AVS. Elles contribuent ainsi à renforcer le financement de notre premier pilier. Limiter fortement l’immigration reviendrait à fragiliser davantage la sécurité sociale des générations futures. »
Une politique qui ne répond pas aux préoccupations des jeunes
Jessica Lucisano, représentante de Jeunesse.Suisse, rappelle que les préoccupations de la jeunesse concernent avant tout le coût de la vie, l’accès à la formation, le logement ou encore les perspectives professionnelles et les conditions de travail : « Les jeunes attendent des solutions concrètes face à la nécessité d’améliorer les conditions de formation et de travail, à l’augmentation des primes d’assurance-maladie ou à la difficulté de trouver un logement abordable. » Les initiatives qui désignent certaines catégories de population comme responsables de tous les problèmes ne répondent à aucun de ces enjeux. Jeunesse.Suisse constate également que les forces politiques qui soutiennent cette initiative se sont régulièrement opposées à des mesures destinées à renforcer l’égalité des chances, à améliorer les conditions des apprenti·e·s, à soutenir davantage les ménages face à la hausse des coûts de la santé ou à améliorer les conditions du travail dans le secteur des soins infirmiers. Pour Jessica, le message est clair : « Les revendications de cette initiative sont sans équivoque contre toutes les valeurs sur lesquelles notre pays s’est bâti. Voter NON à l’initiative du chaos est un devoir de conscience pour soi, mais également envers les personnes cherchant à vivre dignement comme vous et moi. »
Pour une Suisse ouverte, solidaire et tournée vers l’avenir
La Suisse a besoin de solutions qui renforcent la cohésion sociale et garantissent des perspectives aux jeunes générations. Cette initiative n'apporte pas de vraies solutions. Au contraire : elle fragilise les emplois et la prospérité, dresse les personnes les unes contre les autres, menace la cohésion sociale et risque d’isoler la Suisse. Pour toutes ces raisons, Jeunesse.Suisse appelle à voter NON à l’initiative le 14 juin 2026.
Renseignements
Miriam Häfliger, secrétaire de Jeunesse.Suisse, 031 370 21 16, haefliger@travailsuisse.ch