Le Conseil fédéral a adopté aujourd’hui le message relatif aux accords bilatéraux III. Il appartient désormais au Parlement d’évaluer le résultat des négociations et les mesures de politique intérieure. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, soutient les accords bilatéraux III – à condition qu’ils s’accompagnent des 14 mesures nationales qui garantissent la protection des salaires en Suisse. Les garanties de politique intérieure revêtent également une grande importance dans le domaine du transport international et de l’électricité.
Lors de sa séance d’aujourd’hui, le Conseil fédéral a adopté le message relatif aux nouveaux accords bilatéraux avec l’Union européenne. Travail.Suisse, en collaboration avec ses fédérations, a participé activement à l’élaboration des mesures de politique intérieure dans le domaine de la protection des salaires et du transport international, et considère que le processus de politique intérieure mené jusqu’à présent a été transparent, constructif et axé sur la recherche de solutions.
Travail.Suisse approuve les nouveaux accords, à condition que le Parlement soutienne également les 14 mesures de politique intérieure relatives à la protection des salaires. Il en va de même pour les mesures de protection de politique intérieure dans le domaine du transport international. Toutes ces mesures ont été élaborées au terme de travaux préparatoires longs et intensifs menés par les partenaires sociaux, la Confédération et les cantons. « Avec les accords bilatéraux III et les mesures de politique intérieure, nous disposons désormais d’un ensemble de mesures qui garantit des relations réglementées avec l’Union européenne et profite aux travailleurs et travailleuses en Suisse », déclare Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse.
En revanche, les travaux relatifs aux mesures de politique intérieure dans le domaine de l’accord sur l’électricité n’ont pas abouti jusqu’à présent. L’ouverture du marché comporte des risques pour les travailleurs et travailleuses. C’est pourquoi des garanties de politique intérieure sont également nécessaires dans ce domaine. Malheureusement, les travaux préparatoires menés jusqu’à présent, notamment en matière de protection du personnel, sont insuffisants.
Dès le 14 juin 2026, la Suisse se prononcera sur l’initiative du chaos de l’UDC. Celle-ci s’attaque de front à la protection des salaires et aux relations avec l’Union européenne. « Si cette initiative est acceptée, la Suisse se privera de solutions durables pour les travailleurs et travailleuses et les retraité-e-s du pays. Elle s’attaque de front à la protection des salaires, met en péril les emplois et les soins de santé. Il faut donc absolument renvoyer cette initiative à l’expéditeur », déclare Thomas Bauer, responsable de la politique économique chez Travail.Suisse.