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Le fonds climat – Protection et innovation au meilleur prix

19. février 2026
Thomas Bauer
Thomas Bauer
Responsable de la politique économique

La Suisse est proportionnellement plus touchée par le changement climatique que la moyenne mondiale. Elle a toutefois la possibilité, dans une certaine mesure, de s'adapter aux changements et de protéger sa population. Pour cela, elle doit réaliser d'importants investissements dans la protection contre les conséquences du changement climatique et dans les innovations technologiques au cours des années et des décennies à venir. Le financement public d'une grande partie de ces investissements nécessaires n'est pas seulement le moyen le plus économique de réduire notre dette envers les jeunes générations et les générations futures. Il offre également des opportunités considérables aux travailleurs et travailleuses, mais aussi à l'industrie et au commerce. C'est pourquoi il faut voter oui au fonds climat le 8 mars.

La Suisse est nettement plus touchée par la hausse mondiale des températures due au changement climatique que la plupart des autres pays. Par rapport à l'époque préindustrielle, la température en Suisse a augmenté de 3 degrés. Au niveau mondial, l'augmentation est de 1,3 degré. Les conséquences directes sont dramatiques. Il pleut moins, mais plus fort, la sécheresse et la chaleur augmentent considérablement en été et la limite du zéro degré monte nettement pendant les mois d'hiver. Il neige donc beaucoup moins souvent dans les régions de basse altitude. Ces évolutions, déjà visibles aujourd'hui, vont encore s'accentuer dans les années à venir. 

Le changement climatique pénalise les travailleurs et travailleuses

Les changements climatiques touchent parfois très directement les travailleurs et travailleuses. Parmi les conséquences concrètes, on peut citer l'augmentation des risques pour la santé au travail, parfois mortels, les mutations structurelles forcées ou la baisse du pouvoir d'achat due à la hausse des prix.

  • Risques mortels pour la santé : Cela concerne notamment les professions du secteur primaire et secondaire de la construction, en particulier en raison de l'augmentation du nombre de jours de canicule. Selon les prévisions actuelles, avec une augmentation globale de la température de trois degrés, la journée la plus chaude en Suisse devrait être environ 4,4 degrés plus chaude qu'aujourd'hui. Au lieu des 33,4 degrés enregistrés à Aarau en juin 2025 ou des 34,5 degrés enregistrés à Viège, on atteindrait alors respectivement 38 et 39 degrés. Il en résulterait une forte augmentation des risques pour la santé, tels que les coups de chaleur ou l'épuisement dû à la chaleur pouvant parfois mener à la mort. À cela s'ajouterait une augmentation des accidents dus à la fatigue excessive et au manque de concentration. La Suva constate par exemple une augmentation de 7 % des accidents les jours où les températures dépassent 30 degrés. C'est pourquoi elle recommande dès aujourd'hui de réduire au strict minimum les travaux très pénibles dès que la température atteint 33 degrés. Les retraités sont également fortement touchés par l'augmentation des journées de forte chaleur. D'autres risques pour la santé devraient également augmenter avec le changement climatique, par exemple les maladies infectieuses ou les polluants atmosphériques dangereux. 
     
  • Changement structurel forcé : La hausse des températures entraîne également un déplacement de la limite des chutes de neige. Avec une augmentation globale de la température de 1,5 degré, celle-ci s'élève d'environ 190 mètres en Suisse par rapport à la période comprise entre 1991 et 2020, et de 550 mètres avec une augmentation de 3 degrés. Pour les stations de sports d'hiver, ce changement entraîne une mutation structurelle forcée. En Suisse, entre 50 000 et 80 000 personnes travaillent dans le secteur du tourisme hivernal. L'élévation de la limite des chutes de neige force à trouver de nouveaux domaines d'activité. Cela nécessiter des investissements importants. Pour les employé-e-s, cela signifie que les professions dans lesquelles ils peuvent travailler changent. À cela s'ajoute la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes et l'augmentation considérable des risques dans les régions montagneuses due au dégel du pergélisol. D'autres secteurs subiront également des changements structurels en raison du changement climatique, mais aussi des adaptations technologiques qui en découlent. 
     
  • Hausse des prix : Les conditions difficiles, notamment dans la production alimentaire, devraient également entraîner une hausse des prix. Environ la moitié des légumes consommés en Suisse sont importés d'Espagne et d'Italie. Dans ces deux pays, on s'attend à des pertes de récoltes massives dans les années à venir en raison de la sécheresse croissante et des phénomènes météorologiques extrêmes. En conséquence, les prix augmenteront également en Suisse. Ce n'est toutefois qu'un exemple parmi tant d'autres qui montre comment le changement climatique aura un impact négatif sur le pouvoir d'achat des salarié-e-s. 

La Suisse n'est pas impuissante face à ces changements climatiques. Elle peut, dans une certaine mesure, s'y adapter. La protection des personnes âgées contre la chaleur croissante en est un exemple. Grâce à des mesures appropriées, les conséquences négatives du changement climatique peuvent encore être atténuées, du moins pour l'instant. Cela nécessite toutefois des investissements dans des mesures de protection, dans la formation initiale et continue ou la reconversion professionnelle, ainsi que dans le développement de nouvelles technologies et formes de production. Ces dernières sont essentielles pour que l'ampleur du changement climatique ne dépasse pas les points de basculement qui conduisent à des situations incontrôlables. La question décisive n'est donc pas de savoir si ces investissements doivent être financés et réalisés, mais qui doit les financer et les réaliser. 

La dette – une discussion absurde

Les opposants au fonds climat, sur lequel la population votera le 8 mars, affirment que ce fonds entraînerait de nouvelles dettes. Les générations futures devraient alors payer ces dettes. Compte tenu des défis considérables que posent les changements climatiques, cet argument est absurde. C'est l'inaction qui constitue la plus grande dette envers les jeunes et les générations futures. L'inaction affaiblit les infrastructures, fait peser des risques importants sur la santé des travailleurs et travailleuses et des retraité-e-s, prive les travailleurs et travailleuses de moyens pour se former et se perfectionner, empêche la mise en place de mesures de protection, par exemple en montagne, et entraîne ainsi perte progressive de l’identité suisse. Si le réchauffement climatique ne peut être stoppé, nous dépasserons, à partir d'un certain seuil, des limites qui entraîneront des changements climatiques irréversibles et incontrôlables pour l'humanité. 

La Confédération suisse paie actuellement un taux d'intérêt d'environ 0,3 % sur ses dettes pour un emprunt à 10 ans. Cela représente 30 centimes pour 100 francs. Elle verse ce taux d'intérêt par exemple aux caisses de pension ou à d'autres investisseurs principalement nationaux. Une partie importante de cette somme finance donc directement la prévoyance vieillesse. Un taux d'intérêt de 0,3 % est incroyablement bas. Aux États-Unis, par exemple, le taux d'intérêt sur les emprunts à 10 ans est de 4 %. La Suisse bénéficie donc d'un privilège exorbitant en matière de taux d'intérêt pour ses finances publiques. Pour qu'un investissement financé par les pouvoirs publics soit rentable, il suffit donc d'un rendement financier très faible. Cela contraste avec les emprunts contractés par les particuliers, qu'il s'agisse de ménages ou d'entreprises. Une hypothèque à taux fixe sur 10 ans coûte actuellement quatre à cinq fois plus cher à un ménage en Suisse. De même, une entreprise paie généralement beaucoup plus que 0,3 % d'intérêt pour un crédit, à condition qu'elle puisse en obtenir un. Il existe donc un argument économique important en faveur du fonds pour le climat. Il permet de réaliser les investissements déjà nécessaires au prix le plus bas possible. 

Le financement public est nécessaire – le rôle de l'incertitude et de l'innovation

Le nouveau fonds climat financerait des investissements. La question est de savoir si les pouvoirs publics financent cet argent au bon endroit ou si les acteurs privés ne seraient pas mieux placés pour le faire. 

En raison des changements climatiques, des investissements seront nécessaires dans les domaines suivants au cours des années et décennies à venir :

  • Infrastructure : Il s'agit notamment des investissements dans les domaines ferroviaire, routier ou de la prévention des risques en montagne. Dans ce cas, la nécessité d'un financement public devrait être moins controversée. Les communes et les cantons ne disposent souvent pas des moyens suffisants pour réaliser des investissements importants. Les investisseurs privés ne réaliseront tout simplement pas ces investissements, car les bénéfices sont publics et non privés. Les entreprises privées seront toutefois disposées à construire les infrastructures. Tout entrepreneur qui vote contre le fonds climat fait un mauvais calcul.
     
  • Bâtiments, stations de recharge, approvisionnement en énergie : La demande en énergie devant fortement augmenter dans les années à venir, il sera nécessaire d'améliorer l'efficacité et d'augmenter la production d'électricité, ainsi que le stockage par les ménages. Un cofinancement par les pouvoirs publics est dans l'intérêt général et ne fonctionnera pas sans soutenir les ménages. Ne serait-ce que parce que la plupart des Suisses sont locataires et n'ont aucune influence sur l'approvisionnement en électricité du ménage. Il en va de même pour la promotion d'un réseau de stations de recharge pour la mobilité électrique. En raison de l'incertitude, en partie créée par la politique elle-même, ce réseau ne verra pas le jour sans investissements publics. Technique du bâtiment ? Approvisionnement énergétique privé ? Stations de recharge ? Cela devrait interpeller de nombreux artisans, car ces dépenses du fonds constituent les recettes d'un artisan. Il est regrettable que l'idéologie aveugle l'Union suisse des arts et métiers.
     
  • Recherche, développement, innovation : L'Europe a pris du retard dans divers domaines d'innovation technologique. La Chine et les États-Unis ont tous deux acquis une avance technologique significative grâce à des investissements publics très importants. Sans avantage en termes de productivité, avec des coûts plus élevés et la possibilité pour certains pays de réaliser des excédents d'exportation presque à volonté, le libre-échange est toujours une réponse très risquée, pour employer un euphémisme. Pour la Suisse, la recherche, le développement et l'innovation seront donc déterminants à l'avenir. Si l'on examine de plus près le financement des principales avancées médicales et technologiques des deux dernières décennies, on constate que les investissements publics aux États-Unis ou en Chine ont joué un rôle décisif. À cet égard, le fonds climat offre à la Suisse, et en particulier à son industrie, une opportunité énorme qu'elle ne doit pas manquer. 
     
  • Protection de la santé : La protection de la santé publique suscite un vif intérêt. Cela vaut aussi bien pour la santé du constructeur routier que pour celle de la retraitée. En effet, les coûts de la santé ne cessent d'augmenter et sont pris en charge par la population. La prévention est généralement beaucoup moins coûteuse que les soins de suivi, en particulier pour les travailleurs et travailleuses. À cet égard également, de nombreux arguments plaident en faveur d'un financement public de la protection de la population, qui s'avère plus avantageux. 
     
  • Formation initiale et continue : Le changement climatique entraînera des mutations structurelles importantes dans divers secteurs. Les travailleurs et travailleuses devront changer de secteur et se réorienter professionnellement. Il est dans l'intérêt public que toutes et tous puissent trouver une place appropriée dans le monde du travail. Cela nécessite non seulement des investissements dans les équipements, mais aussi et surtout dans les qualifications des personnes. L'un des points forts de l'initiative sur le fonds climatique est qu'elle prévoit le financement de mesures de formation et de perfectionnement, ainsi que la compensation des pertes de revenus pendant la période de formation pour les travailleurs et travailleuses. 

Le fonds climat représente donc une formidable opportunité pour la Suisse. Celle-ci va bien au-delà des mesures de protection et d'adaptation nécessaires pour faire face au changement climatique. Elle permet en effet des innovations qui pourraient s'avérer décisives sur le plan économique pour les décennies à venir.

Au sujet de Travail.Suisse

Travail.Suisse est la principale organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses en Suisse, elle agit en toute indépendance politique et confessionnelle. Travail.Suisse défend sur le terrain politique et auprès du grand public les intérêts des 130 000 membres des fédérations affiliées, et plus généralement de tous les travailleurs et travailleuses. Travail.Suisse est un des quatre partenaires sociaux au niveau national et compte dix fédérations.

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