Communiqué de presse
Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleuses et travailleurs, a réaffirmé lors de son assemblée des délégué·e·s d’aujourd’hui son rejet clair de l’initiative du chaos de l’UDC. Les délégué·e·s ont également réclamé une meilleure couverture sociale en cas de maladie, l’arrêt des attaques contre la loi sur le travail, de meilleures conditions pour les personnes travaillant à temps partiel et une politique de formation continue forte. Greta Gysin, présidente de transfair et conseillère nationale des Vert·e·s tessinois, a été élue à la vice-présidence de Travail.Suisse.
Environ 70 représentantes et représentants des fédérations membres de Travail.Suisse ont participé à l’assemblée des délégué·e·s qui s’est tenue aujourd’hui à Berne. Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, a donné un aperçu des défis de l’année en cours et des dossiers politiques centraux pour les travailleuses et travailleurs en Suisse. « C’est précisément en période d’incertitude économique et sociale qu’il faut des solutions qui renforcent la cohésion et améliorent la protection des salarié·e·s », a déclaré Adrian Wüthrich. « Travail.Suisse combattra par tous les moyens l'attaque contre le dimanche chômé », a poursuivi Adrian Wüthrich.
Non à l’initiative du chaos
L’initiative de l’UDC « Pas de Suisse à 10 millions ! » a été au centre des débats de l’assemblée des délégué·e·s. Les délégué·e·s ont réaffirmé leur rejet clair de ce projet, qui ne résout aucun des défis réels du marché du travail, des loyers ou des infrastructures. Au contraire, il plonge la Suisse dans le chaos en mettant en péril la protection des salaires et les relations bilatérales avec l’Union européenne, créant ainsi de grandes incertitudes, en particulier pour les travailleuses et travailleurs.
Thomas Bauer, responsable de la politique économique chez Travail.Suisse, a souligné dans son intervention : « L'initiative du chaos met en péril la protection des salaires et nos emplois. Elle menace notre système de santé et isole la Suisse en Europe – sans pour autant résoudre aucun des problèmes existants. » Travail.Suisse s’engage activement en faveur du « non », notamment par la distribution d’un journal de campagne à plus de 200 000 ménages, une campagne sur les réseaux sociaux ainsi que diverses actions dans toute la Suisse dans le cadre d’une semaine d’action nationale début mai. « Travail.Suisse prend cette initiative très au sérieux, car elle est extrêmement dangereuse : elle met en péril nos salaires et nos rentes et a donc des répercussions négatives très directes sur l’ensemble des salarié·e·s et des retraité·e·s en Suisse », met en garde le président Adrian Wüthrich.
Revendications concernant le travail à temps partiel, les attaques contre la loi sur le travail, les indemnités journalières en cas de maladie et la formation continue
Dans une résolution, les délégué·e·s réclament des mesures pour lutter contre la discrimination dans le travail à temps partiel et exigent le droit au travail à temps partiel en cas d’obligations familiales. Dans une autre résolution, les délégué·e·s s’opposent aux nouvelles attaques contre la loi sur le travail et exigent une protection efficace contre les journées de travail trop longues, les temps de repos insuffisants et le stress croissant sur le lieu de travail. Parallèlement, l’application de la loi sur le travail doit être améliorée. Enfin, dans une troisième résolution, les délégué·e·s réclament une meilleure couverture sociale en cas de maladie. Travail.Suisse propose, à moyen terme, la création d’une assurance nationale d’indemnités journalières de maladie sur le modèle de la SUVA, afin que tou·te·s les travailleuses et travailleurs soient suffisamment protégé·e·s en cas de maladie. Enfin, les délégué·e·s ont réclamé un renforcement massif et durable de la formation continue. Compte tenu des mutations technologiques et des changements sur le marché du travail, il faut garantir un accès équitable à la formation continue pour tou·te·s les travailleuses et travailleurs, indépendamment de leur taux d’occupation ou de leur revenu.
Greta Gysin nouvelle vice-présidente de Travail.Suisse
Les délégué·e·s ont élu Greta Gysin, présidente de transfair, à la vice-présidence de Travail.Suisse. Elle vient compléter la vice-présidence actuelle composée de Léonore Porchet, conseillère nationale VD, et de Giorgio Fonio, conseiller national TI. Son élection renforce encore la représentation des fédérations membres au sein des organes dirigeants de l’organisation faîtière.
Renseignements
Adrian Wüthrich, Président de Travail.Suisse, 079 287 04 93, wuethrich@travailsuisse.ch