Communiqué de presse
Le Conseil national s'est prononcé aujourd'hui contre l'introduction d'une 13e rente AI. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, exprime sa déception face à cette décision. La Chambre basse passe ainsi à côté d'une occasion d'améliorer efficacement la situation de vie, parfois précaire, des bénéficiaires de rentes d'invalidité.
En 2024, environ 50 % des bénéficiaires de rentes AI dépendaient de prestations complémentaires, leurs rentes ne suffisant pas à couvrir le coût de la vie. Pour Travail.Suisse, une chose est claire : ces chiffres, qui se maintiennent à un niveau élevé depuis des années, montrent qu’il est urgent d’agir pour améliorer la situation financière des bénéficiaires de rentes AI. La décision prise aujourd’hui néglige non seulement ces faits, mais aussi, et surtout, les personnes concernées.
Travail.Suisse critique également cette décision d’un point de vue constitutionnel. La Constitution fédérale place expressément les assurances vieillesse, survivants et invalidité, qui font toutes partie du 1er pilier, sur un pied d’égalité. La population s'est clairement prononcée en faveur de l'introduction d'une 13e rente AVS, qui sera versée pour la première fois en décembre prochain – une mesure que Travail.Suisse salue expressément. En conséquence, les rentes de survivants et d’invalidité devraient également bénéficier d’un tel supplément. Selon Travail.Suisse, la différence de traitement entre l’AVS et l’AI est problématique sur le plan constitutionnel, car elle contredit le principe d’égalité de traitement au sein du 1er pilier. Le Conseil fédéral l'a également souligné dans sa prise de position sur la motion.
« Travail.Suisse continuera à s'engager en faveur de conditions de vie dignes pour les bénéficiaires de rentes AI et soulèvera à nouveau la question de la 13e rente AI dans le cadre de la prochaine réforme de l'AI », déclare Edith Siegenthaler, responsable de la politique sociale. Du point de vue de Travail.Suisse, il est important que, dans le cadre de la réforme de l’AI, différentes possibilités de générer de nouvelles sources de recettes supplémentaires soient également examinées. Parmi celles-ci figurent notamment une taxe sur les transactions financières, un impôt modéré sur les successions ou un impôt national sur la fortune.
Renseignement
Edith Siegenthaler, Responsable de la politique sociale, 077 405 34 21, siegenthaler@travailsuisse.ch