Thèmes – Egalité – Conciliation

Assez de concepts : le Conseil des Etats demande du concret

Travail.Suisse, l’organisation indépendante des travailleurs et travailleuses, salue la décision du Conseil des Etats d’accepter la motion Häberli-Koller qui demande au Conseil fédéral de prendre des mesures concrètes afin de faire face à la pénurie de main d’œuvre qualifiée. suite

La motion de la démocrate chrétienne thurgovienne se justifie d’autant plus compte tenu du nouvel article constitutionnel 121a adopté en votation populaire le 9 février dernier. Jusqu’ici, le gouvernement a adopté une initiative visant à combattre la pénurie de personnel qualifié (FKI) qui ne comprend que de nobles intentions. Travail.Suisse partage l’avis de la députée thurgovienne démocrate chrétienne : on ne peut pas attendre de l’économie qu’elle fasse les efforts nécessaires en la matière. Au Conseil fédéral de modifier la loi pour permettre aux femmes d’augmenter leur taux d’activité et d’empêcher que les travailleurs âgés ne soient poussés vers la sortie. On attend aussi du collège gouvernemental la mise en place d’une politique de la formation qui assure une adéquation de l’offre et de la demande sur le marché de l’emploi.

Pour Travail.Suisse, il est primordial d’analyser d’abord les raisons qui retiennent les femmes de s’investir plus sur le marché de l’emploi. Ensuite, pour assurer l’efficacité des futures mesures, il conviendra de prévoir des sanctions envers les entreprises qui licencient les femmes en raison d’une maternité ou qui n’engagent pas de personnes au-delà de 50 ans.

Pour plus de détails :
Valérie Borioli Sandoz, Responsable Politique de l’égalité, 079 598 06 37

11 décembre 2014, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité Drucker-icon

La poursuite des aides financières pour l’accueil extrafamilial des enfants est sous toit

Le Conseil des Etats s’est prononcé aujourd’hui en faveur de la poursuite du programme d’impulsion pour la création des places d’accueil extrafamilial. Cette étape est urgente et nécessaire – mais d’autres doivent suivre. suite

Qu’il manque encore de nombreuses places d’accueil extrafamilial en ces temps de vieillissement démographique, surtout compte tenu du manque de main d’œuvre qualifiée qui menace quand bien même de nombreuses femmes et de nombreux hommes bénéficient d’une bonne formation, cela saute aux yeux. La décision d’aujourd’hui est, pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et des travailleuses, cohérente et importante.

Une situation grotesque du point de vue économique

Etant donné le vieillissement démographique et les changements sociétaux ainsi que la mobilité croissante exigée des travailleurs, il n’est plus opportun de se reposer sur des solutions cantonales inégales. Pouvoir compter sur une infrastructure de garde fiable ne doit plus reposer sur le hasard de la commune où l’on habite. La Suisse ne peut plus longtemps faire l’économie d’une politique familiale moderne et l’Etat doit prendre les commandes.

« L’insécurité actuelle est un poison pour un plus grand engagement professionnel des pères et des mères. Une libre décision portant sur le modèle familial et ses revenus qui dépend du lieu d’habitation n’est plus possible » selon les mots de Matthias Kuert Killer, responsable de la politique sociale chez Travail.Suisse. La situation actuelle est grotesque vue sous l’angle économique : d’un côté on investit de l’argent public dans la formation de jeunes hommes et de jeunes femmes, de l’autre on permet que subsistent de grands obstacles pour ces investissements puissent porter leurs fruits parce qu’il manque des places de garde.

La Suisse ne peut plus se permettre les atermoiements et les hésitations de la Confédération. Travail.Suisse attend du Conseil fédéral des propositions concrètes et un rôle actif durant les quatre prochaines années afin d’améliorer la conciliation entre famille et travail. La création de places de garde comme tâche durable de la Confédération est un élément important dans ce contexte. Plusieurs études démontrent que grâce à des rentrées fiscales et des cotisations aux assurances sociales plus importantes, plus d’argent rentre dans les caisses publiques que ce qui a été investi. « La Confédération doit investir de manière durable dans une infrastructure de prise en charge fiable et cela doit faire partie du Service public » ajoute Kuert Killer.

Pour plus d’informations:
Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale
tél. 031 370 21 11
mobile 079 777 24 69
kuert@travailsuisse.ch

16 septembre 2014, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Concilier le travail et les tâches de « care » auprès de ses proches âgés – Un nouveau projet est lancé !

La conciliation entre l’activité professionnelle et la famille ne doit pas rester une affaire de femmes. C’est vrai pour le travail réalisé dans la sphère domestique avec les enfants en bas âge, cela doit aussi être vrai à l’avenir pour le travail réalisé dans le domaine du « care » auprès des proches âgés. Pour répondre à ce défi et avec le soutien du Bureau fédéral pour l’égalité entre femmes et hommes, Travail.Suisse a lancé un nouveau projet qui vise à développer une plateforme nationale de sensibilisation et d’informations sur internet sur le thème du « work + care ». suite

Le thème de la conciliation du travail salarié avec la garde des enfants a quelque peu monopolisé l’attention des partenaires sociaux et de la politique ces dernières années. Avec raison sans doute puisque notre pays ne dispose toujours pas d’une véritable politique familiale. Seules quelques mesures ponctuelles ont été prises par un Parlement très frileux en la matière. Si le programme d’impulsion de la Confédération pour la création de places d’accueil extra-familial sera très probablement prolongé pour la deuxième fois – comme l’a approuvé dernièrement le Conseil fédéral , on attend toujours l’instauration du congé paternité et la création d’un congé parental. Devoir concilier son travail avec d’autres tâches réalisées dans la sphère privée est aussi une réalité pour les personnes actives à partir de la quarantaine, et non plus seulement pour les jeunes parents. Travailler et s’occuper de ses parents âgés, voilà le défi auquel de nombreuses personnes sont déjà confrontées chaque jour : on parle alors de « work + care ».

Les mots pour le dire

Concilier le travail salarié et le soin à apporter à ses aînés est un vaste champ auquel de nombreux cercles – recherche, administration, politique, associatif – s’intéressent depuis quelque temps. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante de travailleurs et de travailleuses, n’est pas en reste et a même fait même œuvre de pionnier en 2011 déjà lorsqu’elle a publié ses dix thèses sur la démographie .

« Concilier activité professionnelle et famille ne doit pas rester une affaire de femmes », telle est sa sixième thèse. C’est avec ce leitmotiv que Travail.Suisse a lancé un nouveau projet qui a pour titre de travail « Aider ses proches âgés + travailler », où le signe « + » illustre la conciliation. Le choix des mots a son importance car il serait faux de penser que les tâches de « care » ne sont pas du travail. C’est un véritable second travail, voire une seconde profession, que les actifs concernés endossent petit à petit, au fur et à mesure que de développe la dépendance de leurs proches âgés.

Après avoir bataillé pour concilier leur travail et la prise en charge et les soins à apporter à leurs enfants, voilà que les quinquagénaires font face à une autre forme de conciliation. Celle-ci est plus silencieuse – voire même taboue – et très répandue. Comme l’a démontré l’étude réalisée par l’Association des services d’aide et de soins à domicile / Spitex , elle concerne les femmes pour les deux tiers (avec de sensibles variations régionales), mais les hommes ne sont pas pour autant absents : ils sont aussi « fils ou mari » et s’occupent aussi de leurs partenaire et de leurs aînés. Le phénomène n’est pas anodin : en moyenne, ce sont entre 26 (pour les filles et fils) et 60 heures (pour les partenaires) d’encadrement qui sont octroyés chaque semaine en moyenne !

Le projet a reçu le soutien financier du Bureau fédéral pour l’égalité entre femmes et hommes car il est de nature à rétablir l’équilibre entre hommes et femmes en incitant les hommes à prendre leur part en la matière.

Définitions des tâches de « care »

Qu’est-ce que le « care » ? Ce terme désigne à l’origine une réflexion éthique née dans les années 70 au sein du mouvement féministe américain, en opposition à une vision rationnelle de la justice qui mettait en avant l’autonomie et qui s’adossait à des valeurs dites plus masculines. La réflexion a été menée par la psychologue et philosophe américaine Carol Gilligan. Le « care » comprend une dimension perceptive (faire attention à …, se soucier de…) et une dimension de l’action (s’occuper de…, prodiguer des soins). Au cœur de la notion de care, il y a le sens de la responsabilité et de l’engagement, l’attention portée à autrui, le relationnel et surtout l’acceptation de la vulnérabilité de chaque personne. Quand on dit « care », il faut comprendre « attention, soin, prévenance, entraide », etc.

En Suisse, le Bureau fédéral de l’égalité définit le travail de « care » comme l’ensemble des « tâches d’assistance, de soins et de garde auprès des enfants ainsi que des adultes tributaires de soins et de prise en charge » . Il souligne aussi que ce travail est une nécessité et que pour qu’il puisse perdurer, comme le souhaitent les proches aidants comme les proches aidés, il est nécessaire de répartir ce travail sur le plus grand nombre possible de personnes, hommes et femmes.

Le projet de Travail.Suisse, qui a démarré en juin dernier, s’en tient à ce qui touche à la conciliation de l’activité professionnelle régulière réalisée au dehors du foyer avec les tâches de « care » que l’on prodigue à ses proches âgés. Le projet vise en particulier à répondre aux premiers questionnements des travailleurs et des travailleuses lorsqu’ils surgissent. La thématique est volontairement restreinte à ce champ et ne prend pas en compte les thématiques très spécifiques des personnes handicapées (enfants et adultes) nécessitant assistance et soins ou lorsqu’un diagnostic médical précis est posé. Le projet de Travail.Suisse veut intervenir en amont, au tout début de la conciliation, afin de la favoriser.

Objectifs du projet

Quand les premières questions se posent quant à la nécessité de conjuguer son activité professionnelle avec de l’aide et du soutien, voire des soins à apporter à ses parents, les travailleurs et les travailleuses devraient pouvoir s’adresser à un point de contact central, une « Erstanlaufstelle » valable pour toute la Suisse. Le projet lancé par Travail.Suisse a pour ambition de mettre à disposition de tous un site internet où seront regroupées toutes les informations utiles aux personnes actives confrontées au travail de care.

Une partie importante de ce futur site sera consacrée à la sensibilisation. Si on aide sa mère à remplir sa déclaration d’impôt, si on fait des courses régulièrement pour son père (et qu’on en profite pour contrôler l’état des denrées dans le frigidaire) ou que l’on accompagne sa belle-mère chez le coiffeur ou le médecin, est-ce que ces « petites » tâches sont du « travail de care » ? La réponse est positive. Faut-il se soucier du travail de care déjà accompli par son père ou sa mère auprès de son autre parent ? La réponse est aussi positive.

A quel moment est-ce que l’on devrait en parler au travail ? Il est connu désormais que les personnes concernées ne parlent pas de ce qu’elles réalisent volontiers dans leur sphère privée. Le moment où le sujet est thématisé sur le lieu de travail intervient trop tardivement, en général lorsque la personne n’arrive plus à faire face seule. Il est courant de constater que les proches aidants aident leurs parents au-delà de leurs propres limites physiques, mais aussi psychiques : elles risquent alors de tomber malades à leur tour. Le futur site internet doit pouvoir sensibiliser aux problèmes qui vont immanquablement se poser dans le futur si le public-cible continue de « tout garder pour lui ».

Une des solutions retenues par des personnes relativement aisées est l’engagement de personnes migrantes qui viennent en Suisse pour réaliser du travail de « care » au domicile de la personne qui en a besoin. Là aussi, il est important de renseigner sur les bonnes pratiques en la matière, pour éviter l’exploitation d’une main d’œuvre étrangère souvent démunie.

Des informations de nature juridique sur les droits et devoirs en tant qu’employé-e sont nécessaires, ainsi que la transmission de toutes sortes de solutions à envisager et à proposer sur le lieu de travail pour favoriser la conciliation. Des informations sur les aides financières feront aussi partie de l’offre, tout comme les solutions techniques pour pouvoir gérer une situation « de loin » (long distance care giving). Enfin, une banque de données d’adresses cantonales et/ou régionales sera très utile aux personnes qui consulteront le futur site internet. Pas sous la forme d’une liste pléthorique sans fin, mais des adresses triées, choisies et présentées succinctement, afin de guider au mieux les personnes dans le dédale du monde du « care ».


h2. Encadrement d’experts

Pour accompagner et encadrer le projet, plusieurs groupes de travail ont été mis sur pied où siègent des experts reconnus en matière de « care » venant de divers milieux (privé, associatif, universitaire). Des représentants des grandes fédérations de Travail.Suisse (syna, OCST, transfair) ont pour tâche de relayer les préoccupations de leurs membres, qui auront aussi la possibilité en retour de tester la nouvelle plateforme lorsqu’elle sera disponible, c’est-à-dire d’ici deux ans. Le lancement officiel de la nouvelle offre de services de Travail.Suisse est planifié pour l’automne 2016, si tout se déroule selon la planification.

Après avoir édité sur papier, puis sur internet, les informations de nature juridique autour de la maternité et du travail (www.informaternite.ch), après avoir développé une offre spécifique pour faciliter la gestion de la grossesse puis du retour au travail sur le lieu de travail (www.mamagenda.ch), Travail.Suisse veut répondre aux besoins des travailleurs et travailleuses plus âgés mis au défi de concilier leur vie professionnelle et leur vie privée au service de leurs proches.

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15 septembre 2014, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité Drucker-icon

Travail.Suisse salue la continuation des aides financières pour l’accueil extrafamilial des enfants

Le Conseil national s’est prononcé clairement en faveur de la poursuite du programme d’impulsion de la Confédération pour la création de places d’accueil extra-familial. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante de travailleuses et travailleurs, salue cette décision. Toutefois, un programme d’impulsion constitue seulement un petit pas pour améliorer la conciliation entre travail et famille – d’autres doivent suivre. suite

La Suisse a besoin de plus de places pour la prise en charge des enfants. Avec en toile de fond le vieillissement démographique et la présence de nombreux hommes et femmes très bien formés, la pénurie de main d’œuvre qualifiée se précise ; il faut par conséquent assurer la conciliation du travail et de la famille. Travail.Suisse se réjouit particulièrement de la décision du Conseil national et demande au Conseil des Etats de suivre la même voie la semaine prochaine.

Plaidoyer en faveur d‘une politique familiale moderne

Si la Suisse se dote un jour d’une politique familiale moderne, alors l’organisation d’une infrastructure de garde fiable doit obligatoirement devenir une tâche permanente de l’Etat. Etant donné le vieillissement démographique et les changements sociétaux, il n’est plus opportun de se reposer sur des solutions cantonales inégales. Travail.Suisse attend un rôle actif du Conseil fédéral.

« La situation actuelle est un non-sens du point de vue de l’économie nationale. D’un côté on investit de l’argent public dans la formation de jeunes hommes et de jeunes femmes, de l’autre on empêche – avec des efforts hésitants en matière d’infrastructure de garde – que ces investissements puissent porter leurs fruits sur le marché du travail faute de conciliation entre la famille et le travail ». Ainsi s’exprime Matthias Kuert Killer, responsable de la politique sociale chez Travail.Suisse. Cette situation est incompréhensible à double titre, car les investissements dans les places de prise en charge extrafamiliales sont immédiatement rentables : diverses études démontrent que grâce à des rentrées fiscales et des cotisations aux assurances sociales plus importantes, plus d’argent rentre dans les caisses publiques que ce qui a été investi. « La Confédération doit investir de manière durable dans une infrastructure de prise en charge fiable qui doit désormais être considérée comme faisant partie du Service public » ajoute Kuert Killer. Travail.Suisse attend du Conseil fédéral des propositions concrètes durant les quatre prochaines années.

Pour plus d’informations:
Matthias Kuert Killer, Responsable de la politique sociale de Travail.Suisse
Tél. 031 370 21 11, Mobile: 079 777 24 69
E-Mail: kuert@travailsuisse.ch

10 septembre 2014, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Un rafraîchissement bienvenu pour mamagenda.ch

Depuis le 1er juillet, le site mamagenda.ch a fait peau neuve. Pas seulement pour le plaisir des yeux : la vingtaine de fiches d’information a été mise à jour de selon les dernières modifications législatives. Pour les trois ans à venir, l’échéancier numérique qui permet aux femmes et à leurs supérieur-e-s d’organiser la grossesse et la maternité sur le lieu de travail bénéficie de nouveaux sponsors et partenaires. Enfin, quelques améliorations de navigation rendent l’offre gratuite de Travail.Suisse encore plus conviviale et attrayante. mamagenda.ch est sans aucun doute une réponse concrète à l’initiative visant à combattre la pénurie de main d’œuvre qualifiée lancée par le Conseiller fédéral Schneider-Ammann. suite

Le syndicat interprofessionnel Syna, membre de Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante de travailleurs et travailleuses, a l’avantage de figurer sur les pages du site mamagenda.ch (et plus tard sur la nouvelle brochure en préparation), aux côtés de la Fondation Ernst Göhner. Les deux nouveaux partenaires rendent possibles, par leur soutien financier important, la mise à jour et l’entretien de la plateforme gratuite qui permet aux femmes actives et à leurs supérieur-e-s d’envisager la maternité sur le lieu de travail de manière détendue. Une nouveauté : chaque utilisateur et utilisatrice a désormais la possibilité de concrétiser sa satisfaction d’utilisateur-trice en versant une petite contribution, même minime, grâce à une possibilité de faire un don en ligne. Une première en matière de financement participatif (crowdfunding) pour Travail.Suisse.

Mise à jour des fiches des informations

A l’occasion de ce grand changement, Travail.Suisse en a profité pour faire faire un petit rafraîchissement au logo de mamagenda.ch, pour supprimer tous les liens « morts » ne menant nulle part et pour améliorer l’aide en ligne. Mais le gros du travail n’est pas immédiatement perceptible : il se cache au sein des vingt-trois fiches d’information et check-listes mises gratuitement à disposition des utilisateurs de l’échéancier ou des simples visiteurs du site. Chacune d’entre elle a été mise à jour en fonction des dernières modifications de la législation.

C’est en particulier le cas des fiches No 10 « Allaiter au travail – possible et payé » et No 12 « Absences et droit au salaire – Ce que dit la loi » traitant de l’allaitement sur le lieu de travail réglé par l’ordonnance 2 de la Loi sur le travail, dont la nouvelle version réglemente de manière précise le temps minimum payé que l’on consacre à l’allaitement lorsque l’on travaille.

La fiche No 11 « Certificat pour incapacité de travail – Nécessaire en tous les cas ? » a été augmentée d’un paragraphe destiné aux employeurs. Il contient des précisions nécessaires pour comprendre dans quelle situation impossible sont parfois placées les femmes enceintes, prises en tenaille entre leur employeur et leur médecin traitant lorsqu’elles ne se sentent pas bien durant leur grossesse.

Navigation améliorée

Désormais, il est facile et rapide d’obtenir un nouveau mot de passe quand on a oublié le sien. En cliquant un bouton, un nouveau code d’accès est envoyé à l’adresse e-mail enregistrée. Après connexion, il suffit ensuite de choisir un nouveau mot de passe et le tour est joué. L’aide en ligne, sous la forme d’un fichier PDF, a aussi été améliorée. Les explications sur le fonctionnement de l’échéancier sont mises en page de manière attrayante, à la manière d’un petit fascicule à imprimer. Il s’achève avec les dix questions les plus fréquemment posées par les femmes concernées et par les dix questions posées par les supérieur-e-s hiérarchiques. En 2013, le nombre de personnes ayant créé un compte dans l’échéancier est de plus de 50 par mois. Le nombre de simples visiteurs (sans login) est quant à lui bien plus important : la moyenne de fréquentation du site est d’environ 1100 visites et près de 800 visiteurs par mois.

Une contribution concrète au combat contre la pénurie de personnel qualifié

mamagenda.ch est à ce jour le seul échéancier numérique gratuit qui aide à organiser la maternité au travail. Trois ans après son lancement en juin 2011, mamagenda.ch reste toujours novateur et pionnier en la matière en Suisse. Son originalité : favoriser le dialogue entre employée et employeur, de manière à trouver ensemble les réponses aux questions qui se posent, dans la sérénité. Son objectif : faire que la maternité au travail ne soit plus un obstacle à la poursuite de l’activité professionnelle des femmes. Cet objectif se comprend si on regarde le tableau de la situation économique de notre pays avec un grand-angle. Les femmes bénéficient d’une très bonne formation professionnelle et académique dans notre pays. Par ailleurs, le manque de personnel qualifié, identifié il y a déjà plusieurs années, s’est accentué par le vote catastrophique de la population du 9 février dernier en faveur de l’initiative populaire trompeuse dite « contre l’immigration de masse ». La situation sur le marché du travail a empiré et beaucoup réfléchissent sur les façons de permettre à l’économie de recruter le personnel qualifié dont elle a besoin. Grâce à mamagenda.ch, Travail.Suisse contribue directement aux efforts déployés dans le cadre de l’initiative visant à combattre la pénurie de personnel qualifié lancée par le Conseiller fédéral Schneider-Ammann. Bien d’autres mesures sont nécessaires, on ne le répétera jamais assez (des places de crèches et d’accueil parascolaire, des cantines en suffisance et abordables, des modèles de travail permettant aux hommes et aux femmes d’articuler une vie de famille, des horaires scolaires prenant en charge les enfants toute la journée, etc.). Modifier la perception souvent négative qu’ont employeurs et employées de la grossesse puis de la maternité au travail est une première étape à laquelle conduit l’utilisation de mamagenda.ch.

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2014 08 25 Relaunch www-mamagenda-ch frz.doc 40 KB

25 août 2014, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité Drucker-icon