Médias – Communiqués de presse

Communiqués de presse récents

La hausse du nombre de contrôles des mesures d’accompagnement est judicieuse, mais pas suffisante

Le Conseil fédéral a décidé aujourd’hui d’élever le nombre minimum de contrôles annuel des mesures d’accompagnement de 27‘000 à 35‘000, dans l’ordonnance sur les travailleurs détachés. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, estime cette avancée juste et longtemps attendue. Cependant, elle demeure insuffisante pour garantir des contrôles efficaces, la protection des salaires et des conditions de travail. suite

Avec la hausse du nombre de contrôles de 27‘000 à 35‘000 inscrite dans l’ordonnance sur les travailleurs détachés, il faudrait s’assurer que les contrôles soient effectués assez fréquemment. Travail.Suisse salue cette hausse, mais tient à constater qu’il s’agit seulement d’un rapprochement de la réalité. « Ces dernières années, un nombre annuel de contrôles nettement au-dessus des 35‘000 a déjà été effectués “ souligne Gabriel Fischer, responsable de la politique économique chez Travail.Suisse. „ Suite à l’adaptation de l’ordonnance, aucun contrôle supplémentaire n’aura en réalité lieu “, rajoute M. Fischer.

Meilleure protection des salaires, des conditions de travail et une obligation de communiquer les postes vacants efficace

Une nette amélioration des mesures d’accompagnement est nécessaire pour renforcer la protection des salaires et des conditions de travail. Ainsi, il faut par exemple faciliter la déclaration de force obligatoire des CCT, élargir la possibilité légale de prolonger un contrat-type de travail (CTT) et une certification des CCT dans les marchés publics. Par ailleurs, il est important que l’obligation de communiquer les postes vacants soit mise en œuvre de manière efficace. Pour M. Fischer il est clair : „Il faut assurer la protection des salaires et des conditions de travail, améliorer l’intégration des jeunes sur le marché du travail, augmenter la participation des femmes sur le marché du travail et permettre le maintien des travailleurs-ses âgé-e-s sur le marché du travail “. Ce n’est que de cette manière qu’il sera possible de convaincre la population de poursuivre la voie bilatérale avec l’Union européenne.

Pour plus d‘informations:
Gabriel Fischer, responsable de la politique économique, 076 412 30 53

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23 août 2017, Gabriel Fischer, Responsable politique économique Drucker-icon

Les modifications légales en faveur de l’intégration professionnelle des migrants sont bienvenues

La consultation du premier paquet de révision des dispositions d’exécution relatives à la loi fédérale sur les étrangers arrive à échéance demain. La suppression de la taxe spéciale sur le revenu et de l’obligation d’autorisation pour l’exercice d’une activité lucrative des personnes issues de l’asile va dans le bon sens. Travail.Suisse, l’organisation faitière des travailleuses et travailleurs, salue ces mesures et encourage à promouvoir davantage la formation professionnelle, l’évaluation des compétences et des qualifications. suite

Suite à l’adoption par le Parlement fin 2016 de la loi sur les étrangers et l’intégration (LEI), des durcissements ont été prévus, mais la suppression de la taxe spéciale de 10% sur les revenus de l’activité lucrative et de l’obligation d’une autorisation de travail pour les personnes admises à titre provisoire et les réfugiés a montré l’exemple d’une progression en matière d’intégration.

« Les modifications de l’ordonnance 2 sur l’asile relative au financement (OA 2) et de l’ordonnance sur l’intégration des étrangers (OIE) sont à saluer, mais doivent également permettre de garantir des conditions de travail et des salaires décents pour toutes les catégories de travailleurs et travailleuses » tient à souligner Hélène Agbémégnah, responsable de la politique de migration à Travail.Suisse. Si les mesures envisagées visent, entre autres, « à inciter les employés à davantage accepter des postes à bas salaire ou à temps partiel » tel que mentionné dans le rapport explicatif du projet de loi, il faut insister sur la nécessité de promouvoir davantage la formation professionnelle, l’évaluation des compétences et des qualifications pour permettre aux employés de s’insérer durablement ou de se réorienter sur le marché du travail pour améliorer leur niveau de vie.

Pour plus d’informations :
Hélène Agbémégnah, responsable politique de migration et questions juridiques, tél 078 760 93 73

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15 août 2017, Hélène Agbémégnah, Responsable politique de migration et questions juridiques Drucker-icon

Confirmation formelle de la Chancellerie fédérale: l’initiative sur le congé paternité a abouti avec 107‘075 signatures valables

Le mardi 4 juillet 2017, l’association « Le congé paternité maintenant ! » déposait 107‘455 signatures validées par les communes à la Chancellerie fédérale. Cette dernière a maintenant confirmé officiellement que l’initiative pour 4 semaines de congé paternité pouvant être pris de manière flexible a abouti avec 107‘075 signatures valables. La publication officielle correspondante paraîtra dans la Feuille fédérale le 15 août 2017. suite

Le résumé des chiffres les plus importants le met clairement en évidence: un congé paternité raisonnable, flexible et finançable de 4 semaines correspond à un besoin important dans la population. En l’espace d’une année, on a pu récolter 130’000 signatures dont un quart online. De l’ensemble de ces signatures, on a déposé le 4 juillet 107’455 signatures ayant reçu l’attestation de la qualité d’électeur des communes. 107’075 sont finalement valables. « Nous nous réjouissons bien entendu d’avoir maintenant reçu la décision d’aboutissement par la Chancellerie fédérale », indique Adrian Wüthrich, président de l’association « Le congé paternité maintenant ! ». La décision représente aussi le coup d’envoi de la planification stratégique de la suite de la campagne. Il est clair que « La Suisse a besoin maintenant d’un congé paternité. Nous allons lutter dans ce sens », indique Adrian Wüthrich.

Pour la suite des événements, le Conseil fédéral est le premier sollicité. Il devra soumettre à l’assemblée fédérale un message sur l’initiative sur le congé paternité jusqu’au 4 juillet 2018 ou, s’il décide de soumettre un contre-projet direct ou indirect, jusqu’au 4 janvier 2019

La décision paraîtra dans la Feuille fédérale le 15 août 2017.

Pour plus d‘informations:
Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse et de l‘association „Le congé paternité maintenant!“,
Tél. 031 370 21 11, mobile 079 287 04 93

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2017 08 09 MM Bundeskanzlei-bestaetigt-Gueltigkeit-der-Vaterschaftsurlaubs-Initiative f.docx 30 KB

10 août 2017, Linda Rosenkranz, Responsable de la communication Drucker-icon

La reprise doit impérativement profiter aussi aux travailleurs

Il y a longtemps que les perspectives économiques ne s’étaient pas avérées aussi positives. Les entreprises suisses profitent aussi de la reprise mondiale et en particulier de l’amélioration dans la zone euro. Les pronostics annoncent une croissance économique solide et durable. Les travailleurs doivent aussi pouvoir y participer pour renforcer leur pouvoir d’achat et répondre au besoin d’ajustement des salaires. Lors de cet automne salarial 2017, Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et les fédérations affiliées Syna, transfair et Hotel&Gastro Union demandent des augmentations salariales d’un ordre de grandeur de 2% pour la majorité des travailleurs. suite

Après des périodes difficiles, la reprise économique se profile. Les pronostics du SECO annoncent une croissance économique de 1.4% pour l’année en cours et de 1.9% pour l’année prochaine. D’autres indicateurs se situent nettement au-dessus de la moyenne à long terme et confirment la situation positive dans l’économie. Cette reprise doit avoir un impact sur la situation des travailleurs. Il faut des augmentations salariales significatives allant jusqu’à 2%.

Ajustement salarial nécessaire

Au cours des dernières années, les travailleurs ont dû se contenter d’augmentations salariales modestes et parfois même de gels des salaires. Cela a contribué à maintenir la compétitivité des entreprises durant les années de crise et durant la période de surévaluation du franc. Aujourd’hui, les travailleurs doivent, eux-aussi, pouvoir bénéficier de la reprise économique. Une augmentation du pouvoir d’achat vient notamment renforcer le pilier conjoncturel qu’est la consommation privée et il contribue à stabiliser la reprise économique.

Focalisation sur les mesures générales et les salaires des femmes

Depuis 2013, la part des augmentations salariales générales a connu une baisse constante, désormais des mesures individuelles opaques et parfois arbitraires ont pris le dessus. Il faut rectifier cet état de fait, car c’est seulement avec des augmentations générales que tous les travailleurs peuvent participer à la croissance économique. Le renchérissement en hausse exige une focalisation sur des mesures salariales générales, car c’est seulement à partir de cette condition que le pouvoir d’achat des travailleurs peut être maintenu et protégé contre une baisse du salaire réel.

Il faut également se focaliser sur les salaires des femmes. La discrimination toujours actuelle que subissent les salaires des femmes à hauteur de 7.4 % est absolument inacceptable et il faut impérativement promouvoir l’égalité des salaires entre les hommes et les femmes. Une augmentation des salaires des femmes est aussi nécessaire parce que les femmes fournissent, avec l’augmentation de l’âge de leur retraite dans la réforme AVS 2020, une grosse contribution pour le financement et la sécurisation à long terme de la prévoyance vieillesse.

Pour de plus amples informations :
Gabriel Fischer, Responsable de la politique économique de Travail.Suisse, tél. 076 412 30 53
Arno Kerst, Président de Syna, tél. 079 598 67 70
Roman Helfer, Responsable politique Hotel & Gastro Union, tél. 079 540 78 37
Stefan Müller-Altermatt, Président de transfair, tél. 079 239 98 19

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08 août 2017, Gabriel Fischer, Responsable politique économique Drucker-icon

Des retraites stables et sûres au lieu d’un cumul de déficits et d’incertitude

Prévoyance vieillesse 2020 assure les retraites et améliore les rentes des salarié(e)s dont les revenus sont faibles à moyens. Ce sont les raisons qui ont motivé tous les syndicats et organisations de salarié(e)s nationaux à former un « Comité syndical Oui à Prévoyance vieillesse 2020 ». Ces organisations représentent plus de 700 000 travailleuses et travailleurs en Suisse et vont s’engager de toutes leurs forces pour un double Oui à la réforme des retraites le 24 septembre. suite

Au cours des 20 dernières années, le peuple a refusé toutes les réformes de la prévoyance vieillesse du Conseil fédéral et du Parlement. A juste titre. Parce qu’elles étaient des projets de démantèlement unilatéraux. Mais le projet sur lequel nous allons nous prononcer est cette fois-ci positif dans l’ensemble.

Dernier moment pour stabiliser les finances de l’AVS

Un modeste financement additionnel garantit des rentes sûres. Un milliard de francs sera versé à l’AVS, sans que la population n’ait à débourser un centime de plus. Car le 0,3% de TVA prélevé actuellement pour l’AI sera transféré à l’AVS. La TVA reste à 8% jusqu’en 2021. Ce n’est qu’à partir de ce moment-là qu’elle augmentera à 8,3%. Or, on ne pourra plus jamais stabiliser les finances de l’AVS à un coût aussi avantageux. Voter Non à la réforme, c’est affaiblir l’AVS. Car sans financement additionnel, l’AVS accumulera les déficits, ce qui augmentera la pression sur les rentes et en faveur de la retraite à 67 ans.

Améliorations pour les femmes et les revenus de faible à moyens

Un Oui améliore les rentes pour les salarié(e)s dont les revenus sont faibles à moyens. Les deux tiers de la population à la retraite vivent principalement des revenus provenant de l’AVS. Raison pour laquelle, le supplément AVS de 840 francs/an pour les personnes seules et allant jusqu’à 2712 francs/an pour les couples est particulièrement important. C’est en effet avec l’AVS que chaque franc de cotisation rapporte le plus de rente. Un rejet du projet n’empêcherait pas seulement cette amélioration. Il conduirait aussi davantage de personnes dont les revenus sont bas à devoir demander les prestations complémentaires.

Le Oui apporte des améliorations de rentes aux femmes. Les femmes, qui travaillent majoritairement à temps partiel, sont à l’heure actuelle discriminées dans le deuxième pilier. Ce qui explique que leurs rentes ne représentent en moyenne qu’un tiers de celles des hommes. Cela va désormais changer, étant donné que le salaire assuré sera plus important. Grâce à ces mesures, Prévoyance vieillesse 2020 reste finalement une bonne réforme pour les femmes, malgré le relèvement de l’âge de la retraite. Voter Non repousse cette amélioration aux calendes grecques. Rejeter la réforme, c’est aussi refuser aux chômeurs et chômeuses âgés le droit à une rente du deuxième pilier. Ceux-ci sont actuellement exclus de leur caisse de pension et, quand ils arrivent en fin de droit, doivent entamer leur capital LPP avant même d’être à la retraite. La réforme met un terme à cette situation indigne.

Après 70 ans, renforcer l’AVS

Les membres du « Comité syndical Oui à Prévoyance vieillesse 2020 » appellent tous les salarié(e)s à accepter Prévoyance vieillesse 2020. Septante ans après l’adoption de l’AVS par la population, il est temps de renforcer l’œuvre sociale la plus importante de Suisse. Si elle devait être refusée, il n’y aura pas de meilleur projet. La pression au démantèlement irait plutôt croissant.

Plus d’informations :
Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, 079 287 04 93

10 juillet 2017, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon