Médias – Communiqués de presse

Communiqués de presse récents

Les travailleurs doivent impérativement bénéficier de la croissance

Il y a des années que la situation économique n’avait plus été aussi bonne et les perspectives aussi réjouissantes. Il est donc temps que les travailleurs bénéficient enfin de la croissance économique et ce, par des augmentations salariales d’au moins 2%. Pour empêcher une nouvelle baisse du pouvoir d’achat des travailleurs, il faut à nouveau prendre davantage de mesures salariales générales. suite

C’est avec un grand engagement et une flexibilité maximale que les travailleurs ont contribué à rendre possible le boom économique actuel. Les pronostics du SECO annoncent une croissance économique de 2.4% pour l’année en cours. Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et les fédérations affiliées Syna, transfair et Hotel&Gastro Union, il est clair que cette reprise doit profiter aux travailleurs. Il y a donc impérativement besoin d’augmentations tangibles d’au moins 2 %.

Un grand retard à combler en termes d’ajustement salarial

Au cours des années passées, les travailleurs ont dû se contenter d’augmentations salariales modestes et, parfois même, de gels des salaires. Cela a contribué à maintenir la compétitivité des entreprises durant les années de crise et durant la période de surévaluation du franc. Pour la première fois depuis 10 ans, les travailleurs ont même dû subir, en 2017, une perte de salaire réelle à cause de la reprise du renchérissement. Aujourd’hui, les travailleurs doivent impérativement pouvoir bénéficier eux-aussi de la reprise, resp. de l’essor économique.

Maintien du pouvoir d’achat uniquement par des mesures générales

Depuis 2006, la part des augmentations salariales générales a diminué en permanence, seule un tiers de la masse salariale a vraiment pu en bénéficier. La plupart des ajustements salariaux a eu lieu de manière individuelle et donc de manière opaque, voire parfois arbitraire. Avec la reprise du renchérissement (les pronostics s’attendent à un renchérissement de 1% en 2018), il faut impérativement que davantage d’augmentations salariales générales soient à nouveau accordées, sinon une grande partie des travailleurs se verra menacée d’une perte massive de pouvoir d’achat.

Franchir une nouvelle étape en direction de l’égalité salariale hommes-femmes

Il faut également se focaliser sur les salaires des femmes. La différence salariale inexplicable et toujours persistante (=discrimination salariale) des salaires des femmes de 7.4 % est absolument inacceptable et l’égalité des salaires hommes-femmes doit impérativement être promue. Il faut une volonté plus forte pour pouvoir contrôler l’égalité des salaires dans l’entreprise avec des méthodes statistiques reconnues et prendre les éventuelles mesures nécessaires pour une amélioration.

Pour de plus amples informations :

  • Gabriel Fischer, Responsable de la politique économique de Travail.Suisse, Tél. 076 412 30 53
  • Arno Kerst, Président de Syna, Tél. 079 598 67 70
  • Stefan Müller-Altermatt, Conseiller national et président du syndicat transfair, Tél. 076 332 15 26

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2018 08 09 MK-Lohnforderungen-2019 DOSSIER f.pdf 576 KB

09 août 2018, Gabriel Fischer, Responsable politique économique Drucker-icon

Mesures d’accompagnement : Travail.Suisse ne discute pas sur un projet de démantèlement

Les mesures d’accompagnement (MAC) sont une épine dans les négociations sur un accord-cadre avec l’UE. Pour cette raison, le Conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann s’est entretenu ces dernières semaines avec les partenaires sociaux et les cantons. Les pourparlers préliminaires ont malheureusement montré que les négociations sur les MAC se dirigent vers un projet de démantèlement. C’est pourquoi, Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, a décidé de se retirer des pourparlers. suite

Le 4 juillet, le Conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann a informé vouloir avoir l’avis des partenaires sociaux et des cantons sur les points en suspens de la libre circulation des personnes. Le président de Travail.Suisse, Adrian Wüthrich, a eu des entretiens préliminaires avec le Conseil fédéral et les partenaires sociaux. « Notre position a toujours été claire : primo, il n’est pas question de démanteler les MAC et, secundo, la Suisse doit pouvoir régler de manière indépendante la protection des salaires et des conditions de travail », a-t-il indiqué.

Travail.Suisse a manifesté jusqu’ici sa volonté de discuter mais les évolutions des deux derniers jours ont montré que toutes les propositions conduisent à un démantèlement des MAC. « C’est une fin de non-recevoir pour Travail.Suisse. Des discussions ne font pas de sens sur cette base. Les lignes rouges sont les lignes rouges et on ne peut les franchir impunément quand il en va du bien-être des travailleurs et travailleuses en Suisse», dit Adrian Wüthrich. Travail.Suisse a indiqué par écrit et par oral au Conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann qu’il faut des propositions d’améliorations et que l’on ne peut pas se faire complice d’un projet de démantèlement. « Vu que ces observations ont été ignorées, Travail.Suisse n’a plus de raison de participer aux pourparlers à venir », rapporte Adrian Wüthrich. « L’accord-cadre n’a pas de chance de succès devant le peuple s’il est négocié sur le dos des travailleurs et travailleuses. »

Travail.Suisse reste en tout temps ouvert pour des discussions à l’avenir – par exemple pour une évaluation fondée conernant l’amélioration des mesures d’accompagnement comme pour une procédure d’annonce numérique moderne. Il est clair que pour garantir durablement la libre circulation des personnes avec l’UE, il faut étendre les mesures d’accompagnement pour une protection plus effective des salaires et des conditions de travail et pour une plus juste répartition des bénéfices de la libre circulation

Pour d’autres renseignements :
Adrian Wüthrich, Président / Conseiller national, mobile : 079 287 04 93

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2018 08 08 FlaM TravailSuisse-diskutiert-nicht-ueber-reine-Abbauvorlage f.docx 40 KB

08 août 2018, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

Mesures d’accompagnement: le Conseil fédéral fait un pas dans la bonne direction

Le Conseil fédéral a réaffirmé aujourd’hui les mesures d’accompagnement en tant que lignes rouges dans les négociations en vue d’un accord-cadre institutionnel avec l’UE. Suite aux récents signaux alarmants du département du conseiller fédéral Ignazio Cassis, cette décision est un retour à la raison. Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et des travailleuses, la libre circulation des personnes sans ou avec des mesures d’accompagnement atténuées est inconcevable. suite

Une petite économie ouverte et orientée vers l’exportation comme celle de la Suisse dépend de relations régulières avec ses principaux partenaires commerciaux. Travail.Suisse est consciente de la grande importance économique des accords bilatéraux avec l’Union européenne et les a toujours soutenus dans le passé. Mais il est également clair que pour une organisation faîtière de travailleurs, l’acceptation de la libre circulation des personnes et de la concurrence sans restriction qui en découle pour les travailleurs du pays ne va pas de soi. « La promesse politique de protection des salaires et des conditions de travail doit être respectée et ne peut être discutée », déclare Gabriel Fischer, responsable de la politique économique chez Travail.Suisse.

C’est pourquoi les mesures d’accompagnement prévues dans le mandat de négociation d’un accord-cadre institutionnel ont également été désignées comme une ligne rouge. La manière dont ces décisions politiques ont été remises en question ces dernières semaines par des représentants du Conseil fédéral a été très irritante. « En ce sens, réaffirmer les mesures d’accompagnement comme une ligne rouge est un pas vers une solution raisonnable », déclare M. Fischer.

Pour Travail.Suisse, cependant, il est clair qu’afin d’assurer la libre circulation des personnes avec l’UE à long terme, les mesures d’accompagnement pour une protection plus efficace des salaires et des conditions de travail ainsi qu’une répartition plus équitable des bénéfices engendrés par la libre circulation sont nécessaires.

Plus d‘informations
Gabriel Fischer, Responsable Politique économique de Travail.Suisse, Mobile: 076 412 30 53

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2018 07 04 FlaM Schritt-in-vernuenftige-Richtung f.docx 40 KB

04 juillet 2018, Gabriel Fischer, Responsable politique économique Drucker-icon

La libre circulation des personnes doit apporter plus d’avantages aux travailleurs

Le Seco a publié aujourd’hui le 14e rapport de l’Observatoire sur les effets de la libre circulation des personnes. Il démontre une bonne intégration des travailleurs étrangers et des effets positifs sur le développement économique. Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et des travailleuses, il est toutefois clair que les mesures d’accompagnement visant à protéger les salaires et les conditions de travail doivent être maintenues et que les travailleurs doivent être plus concernés par les retombées de la libre circulation des personnes.%(mehr)suite%

Le rapport de l’Observatoire brosse un tableau positif de la libre circulation des personnes. L’immigration est principalement motivée par le marché du travail, de sorte que l’intégration sur le marché du travail est une réussite. Grâce aux mesures d’accompagnement, il est garanti que les salaires suisses sont effectivement payés en Suisse et que la sous-enchère des salaires et des conditions de travail peut être constatée et sanctionnée. Selon Gabriel Fischer, responsable de la politique économique chez Travail.Suisse : « Les mesures d’accompagnement garantissent que la libre circulation des personnes n’entraîne pas seulement un développement économique positif, mais protègent également les salaires et les conditions de travail des employé-e-s et ne doivent en aucun cas être affaiblies dans les négociations d’un accord-cadre institutionnel ».

La libre circulation doit profiter à tous

Même si la conclusion économique globale de la libre circulation des personnes est positive, tout le monde ne bénéficie pas également des retombées de la libre circulation. C’est là que l’on fait appel à la politique. Une étape importante est franchie avec l’obligation d’annoncer les emplois vacants, qui est entrée en vigueur au début du mois. « La question de savoir si l’obligation d’annoncer les emplois peut améliorer sensiblement les chances des chômeurs sur le marché du travail doit être évaluée avec précision », a déclaré M. Fischer. Le recrutement de travailleurs étrangers reste très facile. Il est donc d’autant plus important d’intensifier les mesures de politique intérieure afin de mieux utiliser le potentiel de la main-d’œuvre du pays. Dans ce contexte, ce n’est pas un signal positif que le Conseil fédéral a décidé la semaine dernière de poursuivre sous une forme réduite l’Initiative pour combattre la pénurie de main d’œuvre qualifiée annoncée avec grand bruit en 2011, car elle n’a eu jusqu’à présent qu’un impact modeste.

Pour Travail.Suisse, il est clair que les bénéfices générés par la libre circulation des personnes et les accords bilatéraux ne doivent pas seulement profiter aux entreprises sous forme de bénéfices et de réductions d’impôts. Ils doivent également être ressentis par la population (par exemple, sous forme de mesures contre la hausse des loyers et des primes d’assurance maladie, avec un soutien supplémentaire pour la formation et la formation continue des employés, par le biais de services de garde d’enfants externes à la famille abordables ou d’un congé de paternité raisonnable).

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2018 07 03 Observatoriumsbericht-PFZ f.docx 40 KB

03 juillet 2018, Gabriel Fischer, Responsable politique économique Drucker-icon

L’AVS a besoin de plus de moyens mais pas d’un âge de la retraite des femmes plus élevé

La réforme de l’AVS coûte ; cela était déjà clair lors de la votation sur la réforme de la prévoyance vieillesse 2020. Les propositions du Conseil fédéral montrent que la prochaine réforme sera encore plus chère. La durée pour assainir l’AVS est nettement prolongée. L’augmentation de l’âge de la retraite des femmes sans compensation adéquate n’obtiendra pas de majorité. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, a toujours demandé un financement supplémentaire solide sans réductions de prestations. Les rentes des futurs rentiers et rentières doivent leur permettre de vivre avec suffisamment d’argent. suite

L’importante génération des baby boomer arrive à la retraite. L’AVS a donc besoin de plus d’argent au cours des prochaines années pour financer les rentes. En raison de ce défi d’une durée déterminée, Travail.Suisse ne veut pas que l’on réduire les prestations pour la génération de rentiers à venir. La Suisse peut financer les rentes de toutes les générations. Médire sur l’AVS n’a pas lieu d’être, mais il faut un bon financement. Travail.Suisse a toujours demandé un pourcent de TVA baby boomer en combinaison avec d’autres mesures. Le Conseil fédéral propose maintenant un financement avec un relèvement de la TVA. En comparaison avec la prévoyance vieillesse 2020, l’horizon temporel du projet est plus grand, ce qui le rend plus cher mais sécurise les rentes. Avec les contributions salariales plus élevées qu’apporte le projet fiscal, on peut garantir l’AVS pour toutes les générations

Pour Travail.Suisse, le relèvement de l’âge de la retraite des femmes n’est pas praticable La prévoyance vieillesse 2020 a été rejetée selon les sondages faits après la votation, en particulier en raison de l’augmentation de l’âge de la retraite. Du fait que l’égalité n’est toujours pas réalisée, il ne faut pas toucher aux rentes des femmes. Les variantes de compensation prévues n’y changent rien. La flexibilisation de l’âge de la retraite entre 62 et 70 ans dans les deux piliers est une bonne chose et doit être soutenue.

Avec le concept global pour la réforme fiscale 17 et le relèvement des cotisations salariales pour l’AVS le besoin de financement se réduit selon le Conseil fédéral de 0,7 pourcent de TVA. Travail.Suisse demande l’augmentation de la TVA pour un pourcent baby boomer mais sans relèvement de l’âge de la retraite des femmes à 65 ans. La population est prête à payer un peu plus pour la prévoyance vieillesse si les prestations sont garanties. « Le projet AVS ne trouvera pas de majorité dans la population avec le relèvement de l’âge de la retraite des femmes et les variantes de compensation » indique en forme de bilan Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse et conseiller national.

Pour plus d’informations :
Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse / conseiller national, Mobile : 079 287 04 93

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2018 06 28 Bundesratsentscheid-Vernehmlassung-Altersvorsorge21 f.docx 40 KB

28 juin 2018, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon