Thèmes – Travail – Marché du travail

Les chances et les dangers du marché de l’emploi « complémentaire »

Le chômage est élevé et les emplois à pourvoir sont fort peu nombreux. Un marché de l’emploi « complémentaire » peut permettre à l’Etat d’empêcher l’exclusion sociale des personnes concernées. Toutefois, ce marché-là ne doit pas entrer en concurrence avec le marché de l’emploi régulier, ni saper les conditions de travail et les salaires minimaux existants.

30 janvier 2006, Susanne Blank, Responsable politique économique

Situation sur le marché du travail: On pressure les uns et on rejette les autres

Malgré l’amélioration conjoncturelle, le taux de chômage reste inchangé à niveau élevé (3,7 pour cent). 573’000 personnes en Suisse n’ont pas ou pas assez de travail alors que les carnets de commande des entreprises sont pleins et qu’elles font à nouveau cette année des bénéfices records. Elles ne créent presque pas de nouveaux emplois mais maîtrisent le volume de travail croissant avec le personnel actuel. Cette charge de travail grandissante produit du stress et des accidents de travail. Travail.Suisse s’inquiète de cette dérive dangereuse sur le marché du travail. suite

Le taux de chômage officiel reste, aussi au mois de novembre, élevé, à 3,7%. Selon la définition internationale, le taux de chômage s’est élevé au cours de l’année à 4,5 pour cent. Le taux de sous-emploi – la part de la population active qui aimerait augmenter son temps de travail – a aussi progressé à 9,3%. Il manque en tout en Suisse 263’000 emplois à plein temps, ce qui signifie que 573’000 personnes n’ont pas de travail ou pas assez. Une fois que l’on est au chômage, il est toujours plus difficile de se réinsérer dans le processus de travail.

La pression sur les travailleurs et travailleuses s’accroît
Cette évolution est d’autant plus choquante que l’utilisation des capacités des entreprises augmente et que les firmes peuvent à nouveau compter pour l’année en cours avec des bénéfices records. Elles hésitent cependant à engager du personnel supplémentaire et exécutent les commandes avec le personnel actuel. 174 millions d’heures supplémentaires payées ou non-payées sont effectuées annuellement en Suisse ; cela fait par salarié-e 52 heures par an, tendance à la hausse. La charge de travail croissante et la flexibilisation du travail créent du stress. Environ la moitié des travailleurs reconnaît être soumis à une forte charge nerveuse à la place de travail. A cela s’ajoute la peur de perdre son emploi et de ne pas trouver de travail équivalent. Le stress rend malade et coûte : les coûts du stress à la place de travail sont estimés à plus de 4 milliards de francs.

Travail.Suisse est préoccupé par la bipartition dangereuse sur le marché du travail. Elle recèle un potentiel de conflagration pour la société. Le moment est venu de répartir à nouveau de façon plus juste le travail.

07 décembre 2005, Susanne Blank, Responsable politique économique

Le message des citoyennes et citoyens est clair: Le travail du dimanche doit rester l’exception

Travail.Suisse regrette que les citoyens et les citoyennes aient accepté la révision de la loi sur le travail. Le grand nombre de « non » ainsi que le rejet de la révision par la grande majorité des cantons démontre cependant que tout autre projet de libéraliser le travail du dimanche n’aura aucune chance devant le peuple. Le message des citoyennes et citoyens est clair : le travail du dimanche doit rester l’exception. suite

La population s’est prononcée pour l’extension du travail du dimanche dans les grandes gares et les aéroports. Travail.Suisse regrette cette décision. Le résultat serré montre cependant que la résistance contre une libéralisation du travail du dimanche est grande et que tout nouveau projet allant plus loin est condamné à l’échec. Ainsi, le Conseil national devra rejeter mercredi la motion qui exige la totale libéralisation du travail du dimanche dans le commerce de détail et l’ensemble du secteur des services.

Pour Travail.Suisse, c’est un fait que le travail du dimanche doit rester l’exception. Le dimanche doit rester un jour de repos collectif et garder ainsi ses caractéristiques culturelles et sociétales. Toute nouvelle extension du travail du dimanche est inacceptable.

27 novembre 2005, Therese Schmid, Responable de l’administration

Une pénurie de travail record malgré des bénéfices records

Les entreprises suisses devraient de nouveau enregistrer des bénéfices très élevés pour l’année en cours. Pourtant, la situation reste tendue sur le marché de l’emploi. Il n’y a guère de création d’emplois, en dépit de résultats records. Quelque 573’000 personnes sont sans travail ou n’en ont pas suffisamment. Le déficit de l’assurance chômage continue d’augmenter. Une révision de la loi sur l’assurance chômage sera donc nécessaire plus rapidement que prévu.

14 novembre 2005, Susanne Blank, Responsable politique économique

L’extension du travail du dimanche sera une opération déficitaire

Les travailleurs devraient-ils, à l’avenir, travailler davantage le dimanche? Devraient-ils perdre leur dimanche, moment de liberté consacré à la famille et aux amis, au repos et aux loisirs? Nous pourrons en décider le 27 novembre. Il ne s’agit donc pas uniquement du travail dominical dans les commerces implantés dans les gares, mais principalement d’une nouvelle étape dans la libéralisation du travail dominical.

31 octobre 2005, Hugo Fasel, président Travail. Suisse jusqu'à 2008

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