Thèmes – Politique sociale – Prévoyance professionnelle

Le Conseil fédéral sape la confiance dans le deuxième pilier

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante de 170’000 travailleurs-euses, est décue de la décision du Conseil fédéral, de maintenir le taux d’intérêt minimal à son plus bas niveau de 2 pourcent. Le Gouvernement ne tient une fois de plus pas compte des intérêts des travailleurs et travailleuses assurés. suite

Pour Travail.Suisse, il n’est pas tenable que le taux d’intérêt minimal dans la prévoyance professionnelle soit systématiquement fixé trop bas. Les formules présentées aux partenaires sociaux dans le cadre d’une consultation ont donné des valeurs clairement plus élevées que les 2 pourcent fixés aujourd’hui par le Conseil fédéral pour 2011. Même les formules qui contiennent plusieurs marges de sécurité prévoient une augmentation plus élevé du taux d’intérêt minimal.

Le taux d’intérêt minimal doit s’orienter en premier lieu selon l’évolution d’un portfolio typique d’une caisse de pension. Et cette évolution a été pas mauvaise au cours des douze derniers mois en dépit de tous ceux qui ont prédit des malheurs. En effet, selon une comparaison des performances de l’Association suisse des institutions de prévoyance ASIP, les rendements moyens d’une caisse de pension ont été de 7,9 pourcent.

Il n’est pas juste, en se basant sur une situation future incertaine, de prendre l’une après l’autre une décision de taux minimal bas. Il faut prendre en considération les rendements effectivement réalisés. Au cas où une évolution des résultats des rendements négative se produirait, le Conseil fédéral aurait déjà l’an prochain pu procéder à une correction.

La procédure de couverture par capitalisation du deuxième pilier n’a sa justification que si le taux procure une contribution essentielle pour l’accumulation du capital. Si le taux d’intérêt minimal, qui a aussi une fonction de benchmark, est fixé trop bas, le deuxième pilier perd de son attractivité et donc le soutien politique auprès de la population.

01 octobre 2010, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

LPP : le Conseil fédéral doit fixer un taux d’intérêt minimal plus élevé

Une majorité de la commission LPP veut maintenir le taux d’intérêt minimal à son plus bas niveau de 2 pourcent. Elle s’appuie sur différentes formules à cet égard ; mais visiblement toujours sur celles qui produisent un taux minimal le plus bas. On ne peut comprendre autrement le fait que le Conseil fédéral recommande un taux d’intérêt si bas. En comparaison, les rendements moyens d’une caisse de pension ont été, selon l’Association suisse des institutions de prévoyance ASIP, pour les douze derniers mois, selon une comparaison des performances, de 7.9 pourcent. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante de 170’000 travailleurs-euses, demande que le Conseil fédéral, pour la fixation du taux d’intérêt minimal, tienne compte de la performance des caisses de pension et des intérêts des travailleurs et travailleuses assurés et corrige ainsi vers le haut ce taux fixé injustement trop bas. suite

Pour Travail.Suisse, il n’est pas tenable que le taux d’intérêt minimal dans la prévoyance professionnelle soit systématiquement fixé trop bas. Les formules présentées aux partenaires sociaux pour consultation ont donné des valeurs clairement plus élevées que celle que la commission LPP recommande maintenant au Conseil fédéral. Même les formules qui contiennent plusieurs marges de sécurité prévoient une augmentation du taux d’intérêt minimal.

Le taux d’intérêt minimal doit s’orienter en premier lieu selon l’évolution d’un portfolio typique d’une caisse de pension. Et cette évolution a été pas mauvaise au cours des douze derniers mois en dépit de tous ceux qui ont prédit des malheurs. Il n’est pas juste, en se basant sur une situation future incertaine, de prendre l’une après l’autre une décision de taux minimal bas. Il faut prendre en considération les rendements effectivement réalisés. Au cas où une évolution des résultats des rendements négative se produirait, le Conseil fédéral peut déjà l’an prochain procéder à une correction.

Travail.Suisse demande au Conseil fédéral qu’il fixe, dans l’intérêt des travailleurs et travailleuses assurés un taux d’intérêt minimal raisonnable. Les calculs de Travail.Suisse arrivent à un taux d’intérêt minimal d’au moins 2.75 pourcent. La procédure de couverture par capitalisation du deuxième pilier n’a sa justification que si le taux procure une contribution essentielle pour l’accumulation du capital. Si le taux d’intérêt minimal, qui a aussi une fonction de benchmark, est fixé trop bas, le deuxième pilier perd de son attractivité et donc le soutien politique auprès de la population.

31 août 2010, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Taux d’intérêt minimal dans la LPP

Annexe Dimension

MZ-Konsultation 2010- Travail Suisse.pdf 82 KB

25 août 2010, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Code civil (Partage de la prévoyance professionnelle en cas de divorce)

Annexe Dimension

VL Vorsorgeausgleich bei Scheidung1.pdf 69 KB

25 mars 2010, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Votation fédérale sur le taux de conversion: Les assureurs-vie doivent laisser le champ libre

Le non clair et net du peuple suisse à la baisse du taux de conversion résonne comme une gifle retentissante pour les assureurs-vie. Ces derniers ont définitivement perdu la confiance de la population. Si l’on veut qu’elle retrouve confiance dans le 2ème pilier, il faut fortement réduire l’influence des assureurs-vie sur cette assurance sociale. suite

Travail.Suisse se réjouit que les citoyennes et les citoyens se soient prononcés clairement contre un démantèlement précipité des rentes. Si l’on ne veut pas bloquer dans le 2ème pilier toutes les réformes futures, il s’agit maintenant de redonner confiance à la population. Il s’agit à cet effet surtout de résoudre les problèmes liés aux assureurs privés orientés vers le profit. Ceux-ci accumulent les gains parce qu’ils encaissent des primes bien trop élevées et ne redistribuent pas correctement leurs excédents. Cela est intolérable, d’autant plus dans une assurance-sociale comme la prévoyance professionnelle.

Pour Travail.Suisse, il est clair que le 2ème pilier doit servir la prévoyance-vieillesse des travailleurs et travailleuses et non pas la maximisation des gains des assureurs privés. C’est pourquoi, il faut de toute urgence de nouvelles règles, nettement plus sévères pour le calcul des primes et la redistribution des bénéfices. Au lieu de pratiquer une politique d’intérêts pour les assurances, le Conseil fédéral et le Parlement devraient décider de telles règles et les mettre en œuvre. Si les assureurs-vie veulent se retirer de la prévoyance vieillesse, qu’ils le fassent. Ce qui est clair en tout cas, c’est qu’avec un tel comportement, les assureurs-vie n’ont plus rien à chercher dans le 2ème pilier.

07 mars 2010, Martin Flügel, Président et Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon