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Assurer vite et durablement le financement de l’AVS: il nous faut maintenant un pourcent Baby-Boomer !

Travail.Suisse salue la volonté du Conseil fédéral de vouloir rapidement combler la lacune de financement dans l’AVS en raison de l’évolution démographique. Il est incontesté que l’AVS a besoin de revenus supplémentaires et il faut agir en priorité à cet effet. L’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses demande au moins un pourcent Baby Boomer de TVA pour l’AVS. Il est en même temps clair qu’il faut continuer à maintenir le niveau des prestations dans les deux piliers. Travail.Suisse va évaluer l’action du Conseil fédéral à cette aune. En cas de nouveau projet pouvant recueillir une majorité, il faut tenir compte des différentes raisons ayant conduit au non. La proposition du Conseil fédéral de relever l’âge de la retraite des femmes l’ignore. Il faut apporter des améliorations sur ce point. suite

Chaque année qui passe fait augmenter fortement par le nombre de nouveaux rentiers et rentières le besoin de financement de l’AVS. Le but doit rester d’avoir en 2030 un Fonds AVS pouvant couvrir 100 pourcent des dépenses annuelles. Pour y arriver, il faut un relèvement de la TVA d’un pourcent au moins , un pourcent baby boomer. Parce que le besoin de financement jusqu’en 2030 va bien au-delà de un pour cent, il faut un complément par d’autres sources de financement. Pour Travail.Suisse, un projet portant seulement sur le financement est donc une première étape bien envisageable dans le processus de réforme.

Dans le 2ème pilier, une grande défiance est bien visible. Le fait que l’on continue à gagner beaucoup d’argent dans la prévoyance professionnelle et qu’on distribue d’importants bénéfices à des actionnaires privés joue un rôle déterminant à cet égard. Avant de baisser à nouveau le taux de conversion minimal, il faut clairement limiter les gains des assureurs dans le 2ème pilier et faire reculer les retraits d’argent comme les coûts d’administration de la gestion de fortune. Travail.Suisse est prêt à s’asseoir à la table avec les autres partenaires sociaux et clarifier la suite de la procédure dans le deuxième pilier. Mais il est déjà clair que des réductions de prestations unilatérales ne doivent pas figurer au premier plan.

Pour des raisons de majorité, Travail.Suisse ne se fixe pas sur un supplément général AVS. Mais, en contrepartie, il faut renoncer à augmenter l’âge de la retraite des femmes. De plus, les bas et moyens revenus doivent obtenir une meilleure rente AVS. C’est pourquoi, il faut examiner une modification de la formule de rente actuelle.

Pour d’autres informations :
Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, Tel. 079 287 04 93
Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale, Tel. 078 625 72 73

20 décembre 2017, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale

La contribution à l’AVS est justifiée

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, salue la décision d’aujourd’hui du Conseil national d’attribuer à l’AVS la contribution prévue pour elle dans le cadre du budget de la Confédération, même après le non à la prévoyance vieillesse 2020. suite

Lors de la campagne de votation – et aussi maintenant – la nécessité de combler la lacune de financement de l’AVS et d’attribuer complètement le pourcent démographique TVA déjà introduit en 1999 à l’AVS, demeurent incontestés. Jusqu’ici 17 pourcent de celui-ci va dans les caisses de la Confédération. Avec le non à la réforme, l’attribution complète du pourcent démographique à l’AVS serait devenue caduque. Avec sa décision prise aujourd’hui, le Conseil national le corrige au moins pour l’an prochain, jusqu’à l’avènement d’une nouvelle version de la réforme. Pour combler la lacune de financement de l’AVS, il est aussi évident que d’autres mesures plus substantielles seront indispensables. Travail.Suisse demande un pourcent de TVA « Baby-Boomer » qui doit assurer, en combinaison avec d’autres mesures de financement, que les finances de l’AVS restent aussi solides avec le passage à la retraite des personnes nées à une époque de forte natalité.

Pour d’autres informations :
Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale, Tél. 079 777 24 69

30 novembre 2017, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale

Le comité de Travail.Suisse demande un financement solide de l’AVS via un pourcent Baby Boomer

La réforme de la prévoyance vieillesse 2020 a échoué dans les urnes le 24 septembre 2017. Deux types de non se sont cumulés : celui bourgeois et celui motivé par des considérations sociales. Il est toutefois incontesté que l’AVS a besoin d’un financement supplémentaire pour financer la génération des Baby Boomer. Le Comité de Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses a, lors de sa séance d’aujourd’hui, adopté à l’unanimité une résolution qui demande au moins un pourcent Baby Boomer dans la TVA. suite

Les analyses sur l’échec de la réforme de la prévoyance vieillesse montrent que le rejet est dû aussi bien à un non bourgeois (notamment contre le supplément AVS) qu’à un non de politique sociale (notamment contre un relèvement de l’âge de la retraite des femmes). Une nouvelle mouture de la réforme n’a de chance de recueillir une majorité que si l’on tient compte des deux côtés ayant conduit à ce non. Ce qui est par contre sûr : l’AVS a besoin obligatoirement d’un financement supplémentaire – et le plus vite sera le mieux.

Pour le comité de Travail.Suisse, le premier pas doit aller dans la direction d’une solution de financement rapide. « Il faut combler le plus vite possible la lacune de financement dans l’AVS. Nous savons tous que chaque année qui passe sans agir fait augmenter très fortement le besoin de financement » indique Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse. La résolution demande que le Fonds AVS en 2030 représente 100 pourcent des dépenses d’une année. Pour y parvenir, il faut, comme mesure urgente, relever la TVA d’au moins un point de pourcentage, « le pourcent Baby Boomer ». Mais comme le besoin de financement jusqu’en 2030 va bien au-delà d’un pourcent de TVA, il faudra le compléter par d’autres sources de financement.

Pour les lignes directrices de la résolution

Pour d’autres informations :
Adrian Wüthrich président de Travail.Suisse, Tél. 079 287 04 93
Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale, Tél. 079 777 24 69

15 novembre 2017, Adrian Wüthrich, Président et Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale

Après le NON : nous devons adapter l’AVS et les caisses de pension

La population suisse qui a voté le 24 septembre a refusé la Prévoyance vieillesse 2020 et l’augmentation de la TVA au bénéfice de l’AVS. Travail.Suisse regrette infiniment cette décision. En sa qualité d’organisation faîtière indépendante des travailleurs, Travail.Suisse a soutenu cette proposition, qui constituait un compromis, pour prouver sa responsabilité de partenaire social par rapport aux premier et deuxième piliers. Le Non au projet ne doit en aucun cas être interprété comme un Oui à l’augmentation à 67 ans de l’âge de la retraite ou à une réduction de prestations. Pour qu’un nouveau projet de loi aboutisse, il faut qu’une solution de financement solide en soit le pilier. suite

La réforme proposée sous le nom de Prévoyance vieillesse 2020 était un projet complet. Après son refus, on peut le dire : un projet trop complet. Cela ne veut pas dire qu’il était trop complexe ou que les votants ne l’avaient pas compris. Mais il comprenait beaucoup de mesures différentes – bonnes ou moins bonnes selon le point de vue. Quiconque était opposé au projet de réforme pouvait établir une liste de tous les points négatifs et peindre une image sombre. C’est ce qu’ont fait en particulier les magazines de consommateurs. Les campagnes de l’Union patronale, de l’UDC et du PLR pointaient elles aussi habilement les mesures contestées. Malheureusement, les avantages du projet dans le contexte actuel ont été totalement méconnus.

Les partenaires sociaux sont responsables

Partenaire social, Travail.Suisse porte cependant une grosse responsabilité. Les conseils de fondation des caisses de pension doivent être constitués à parts égales de représentants des travailleurs et de représentants des employeurs. Il en va de même dans les organes dirigeants au niveau national : les partenaires sociaux sont représentés de manière paritaire. Travail.Suisse compte des délégués dans les commissions et les organes compétents de l’AVS et de la LPP. Nous avons donc – plus encore que les employeurs – une responsabilité particulière envers les travailleurs actifs en Suisse en matière de prévoyance vieillesse.

Conscient de cette responsabilité, Travail.Suisse a toujours recherché un compromis viable. Il a fait du lobbying au Parlement pour obtenir une solution aussi bonne que possible. Il a élaboré des propositions, informé et convaincu des membres du Parlement. S’il avait pu proposer lui-même la réforme de la prévoyance vieillesse, elle aurait été différente. Mais dans le système politique suisse, toute solution doit d’abord trouver une majorité au Parlement. L’augmentation des rentes AVS pour les nouveaux rentiers pour compenser la baisse du taux de conversion a fini par faire son chemin au Conseil national, mais avec un résultat limite. Issu des délibérations parlementaires, il était acceptable.

Le Non de la gauche signifie un refus de l’augmentation de l’âge de la retraite des femmes et d’une réduction des prestations

Que les syndicats et leurs organisations faîtières soient allés très loin dans le compromis est confirmé par le Non de la gauche et les votes négatifs issus de leurs propres rangs. L’analyse des résultats du 24 septembre permet d’avancer une thèse : l’augmentation de la TVA aurait trouvé une majorité auprès du peuple et des cantons, si le référendum contre le projet de réforme de l’AVS n’avait pas été lancé et si l’augmentation de la TVA avait été soutenue par tout le centre gauche. C’était un pénalty qu’on aurait seulement dû faire. Les choses se sont passées autrement. Sur la base du référendum, on a parlé exagérément des points négatifs et très peu des points positifs de la réforme.

Une chose est claire : le 24 septembre, la réponse a été Non. Mais ce Non doit être considéré de manière nuancée ; en Suisse romande, les employeurs étaient majoritairement pour la réforme, alors que la part des Non du côté de la gauche était plus importante, etc. Le Non ne venait pas uniquement des organisations patronales, de l’UDC et du PLR, mais aussi du référendum de la gauche et donc du Non de la gauche. Ainsi, les partisans de la réduction de l’AVS ont perdu leur mainmise sur le Non. Les enquêtes effectuées après la votation par Tamedia, d’une part, et la SRG SSR, d’autre part, montrent les raisons très différentes du Non – l’augmentation de l’âge de la retraite des femmes et l’augmentation de 70 francs de la rente AVS, sont les deux principales.

Le Non du 24 septembre ne change rien au fait qu’il faut trouver un moyen d’assurer à long terme et de manière sûre le financement de la prévoyance vieillesse. Tant les opposants que les partisans de la Prévoyance vieillesse 2020 s’accordaient sur la situation de départ : il reste un peu de temps pour trouver une solution avant que les déficits de l’AVS ne deviennent excessifs. Ces déficits ne doivent pas cependant conduire quiconque à approuver trop vite un projet de réduction masquée. Une augmentation générale de l’âge de la retraite et la diminution du niveau actuel des rentes sont tabou. La rente ne suffit pas à assurer le quotidien de nombreux rentiers. En outre, l’augmentation de l’âge de la retraite des femmes doit être compensée par d’autres mesures. Au Parlement, il a été explicitement question, par exemple, d’un supplément en raison de la discrimination salariale ou de suppression de la déduction de coordination.

Solution par le biais d’un pour-cent de TVA pour les babyboomers

Si l’on prend les employeurs au mot et qu’on biffe les 70 francs et le plafond plus élevé des couples, qu’on maintient le prélèvement de 0,3 pour cent du salaire et l’âge de la retraite des femmes à 64 ans, et qu’on introduit un pour-cent supplémentaire de TVA pour les babyboomers, on peut élaborer un nouveau projet permettant de financer l’AVS au-delà de 2030. Un âge flexible de la retraite, des mesures en faveur des chômeurs âgés et la limitation des primes de risques trop élevées pour les assureurs-vie sont des éléments essentiels et incontestés qui peuvent en outre être repris dans un nouveau projet.

Les pour-cent prélevés sur les salaires pour l’AVS n’ont pas été augmentés depuis 1975 et l’augmentation de la TVA n’a été refusée qu’à une mince majorité. L’augmentation de l’espérance de vie permet d’expliquer à la population qui vote qu’on doit tabler sur une légère augmentation des cotisations prélevées sur les salaires et une augmentation de la TVA pour bénéficier plus longtemps d’une rente et maintenir en équilibre les finances de l’AVS et des caisses de pension. Il est impensable de baisser les rentes et d’augmenter l’âge de la retraite des générations futures pour la seule raison qu’une génération nombreuse – celle des babyboomers – prend sa retraite.

Le Conseiller fédéral Alain Berset a invité toutes les organisations intéressées à participer à un débat à fin octobre. Travail.Suisse y prendra part et œuvrera pour qu’un nouveau projet soit soumis à la votation en temps utile. Pour qu’il recueille une majorité de voix, il ne doit pas être un démantèlement – des projets de cette eau ont été nettement refusés par le peuple en 2004 et 2010 – et il doit apporter des améliorations pour l’ensemble des travailleurs.

16 octobre 2017, Adrian Wüthrich, Président

Le non à Prévoyance vieillesse 2020 : un blocage qui coûte cher

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, est très déçue du non serré à Prévoyance vieillesse 2020. Un temps précieux sera ainsi perdu car les défis de la démographie demeurent. Toute nouvelle solution sera plus chère que le paquet qui a été rejeté. Travail.Suisse continuera à se positionner pour un financement supplémentaire raisonnable pour garantir le niveau des rentes actuel et lutter contre des mesures de démantèlement des rentes. Le plus urgent est de transférer les 0.3 pourcent de TVA de l’AI à l’AVS. Il faut parallèlement discuter de sources de financement pour financer la « bosse » démographique qui marquera les deux décennies à venir. suite

Le résultat d’aujourd’hui va prolonger le blocage de la réforme de la prévoyance vieillesse. Du fait des différentes positions des adversaires de la réforme, il est peu vraisemblable que l’on puisse mettre rapidement en œuvre un plan B consensuel. On perd ainsi un temps précieux pendant lequel la lacune de financement de l’AVS va encore grandir et la répartition défavorable entre les personnes assurées actives et celles au bénéfice d’une rente se poursuivre.

Il est incontesté que l’AVS a besoin de moyens supplémentaires en raison du grand nombre de personnes arrivant à la retraite ces prochaines années. On ne conteste pas non plus le fait qu’il faut garantir le niveau des prestations. C’est pourquoi, il faut tout d’abord aller de l’avant avec l’adaptation prévue de la TVA en faveur de l’AVS. En même temps, il faut être ouvert sans préjugés à des sources de financement supplémentaires pour l’AVS.

Le but des employeurs est clair : ils veulent augmenter l’âge de la retraite. Et cela, si possible, sans compensation. Travail.Suisse s’opposera de manière déterminée à cette démarche. Le non d’aujourd’hui n’est pas un oui à la retraite à 67 ans. La situation réelle sur le marché du travail montre que de nombreux travailleurs et travailleuses ont déjà de la peine aujourd’hui à rester dans la vie active, déjà jusqu’à 65 ans. Il est donc évident qu’un relèvement généralisé de l’âge de la retraite ne peut en aucun cas ouvrir la voie à une nouvelle réforme. L’absence d’égalité salariale était évidemment une raison pour laquelle les femmes ont voté contre le relèvement de l’âge de la retraite. Un nouveau projet devra donc apporter des améliorations dans le domaine de l’égalité des salaires.

Personnes de contact :
• Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, mobile : 079 287 04 93 (momentanément atteignable à Berne à la Grossen Schanze)
• Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale, Travail.Suisse, Mobile 079 777 24 69

24 septembre 2017, Adrian Wüthrich, Président et Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale

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