Thèmes – Formation – Formation professionnelle

Jeunesse.Suisse appelle à lutter contre la pauvreté des jeunes en Suisse

Lors de la réunion de sa commission nationale du 30 novembre dernier à Berne, Jeunesse.Suisse, la commission des jeunes de Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, a souligné la situation inquiétante de la misère chez les jeunes en Suisse et l’importance d’une lutte nationale contre ses conséquences préoccupantes. suite

Un jeune sur dix vit dans la pauvreté

La misère tient sa source de raisons diverses et bien souvent multiples. Le chômage, les familles nombreuses, monoparentales ou issues de l’immigration sont ainsi certains des facteurs qui entraînent 10% des jeunes en Suisse dans la pauvreté. Selon la Commission Fédérale pour l’Enfance et la Jeunesse (CFEJ), 45% des bénéficiaires des assurances sociales sont des personnes de moins de 25 ans.

Une inégalité des chances dans la formation

La pauvreté exerce de plus une forte pression sur l’accès à la formation. A ce titre, l’on constate que 70% de jeunes adultes recourant à l’aide sociale n’ont pas achevé de formation professionnelle. Les opportunités et perspectives de ces personnes n’ont sont ainsi que plus réduites.

En tant que voix des jeunes des fédérations de travailleurs et travailleures de Syna, Hotel&Gastro Union, Transfair, OCST et du SCIV, nous sommes préoccupés par l’inégalité des chances et le phénomène d’exclusion provoquée par la pauvreté auprès des jeunes en Suisse. Nous soutenons ainsi la position de la CFEJ et appelons les acteurs et partenaires de la formation à prendre des mesures pour assurer une égalité de traitement, notamment par l’accès à une formation de qualité pour tous.

Pour plus d’informations :
Jordan Kestle, Président de Jeunesse.Suisse, 079 258 23 05
Roman Helfer, Vice-Président de Jeunesse.Suisse, 079 540 78 37

→ “Chiffres 2007”

14 décembre 2014, Bruno Weber-Gobet, Responsable politique de formation

Le manque d’apprentis oblige la formation professionnelle à trouver de nouvelles voies

La formation professionnelle bénéficie aujourd’hui d’une assise solide. La jeunesse s’y engouffre activement et sa popularité reste intacte. L’évolution démographique fait, cependant, redouter un manque d’apprentis. C’est pour cette raison que la formation professionnelle doit faire preuve d’innovation. Il lui faut offrir plus d’enseignement général, améliorer la connaissance des langues, renforcer la formation professionnelle supérieure et développer massivement les cours pour adultes. Si elle y parvient, elle sera prête pour l’avenir et apportera beaucoup à la prospérité helvétique. suite

La formation professionnelle est la principale filière de formation postobligatoire en Suisse. Quelque 60% des jeunes choisissent cette voie. Le nombre de contrats d’apprentissage demeure stable. Ce type d’enseignement est également bien enraciné au sein des entreprises. Le nombre de places d’apprentissage a même augmenté ces dix dernières années. Les associations de branche jouent un rôle essentiel dans la définition des formations: elles les ouvrent à l’innovation et donnent aux diplômes délivrés une valeur importante reconnue sur le marché de l’emploi.

La formation professionnelle est, cependant, confrontée à un problème de taille: le manque d’apprentis. Actuellement, le nombre de places d’apprentissage excède celui des candidats. Ajoutons à cela l’évolution démographique qui se caractérise par un recul du nombre de jeunes, ce qui ne manquera pas d’affecter les effectifs de la formation professionnelle. Enfin, il semble que le gymnase séduise, dans certains cas, davantage que l’apprentissage.

Améliorer l’attrait de la formation professionnelle

Il s’ensuit que la formation professionnelle doit améliorer son image et les entreprises redoubler d’efforts pour qu’elle continue d’exister. Pour Travail.Suisse, trois grandes pistes vont dans ce sens.

- L’enseignement général et la connaissance des langues répondent à un besoin et à une demande croissante, que ce soit dans le monde adulte ou parmi les jeunes. Si la formation professionnelle veut continuer de gagner des jeunes dont les aptitudes scolaires sont élevées et les parents sensibles à l’éducation, elle doit renforcer son offre en connaissances générales et en langues. Il ne s’agit pas d’augmenter de manière générale le nombre d’heures d’école par semaine, car l’ouverture de la formation professionnelle et la proximité avec l’entreprise qui la dispense ne pourraient qu’en souffrir. Il vaut mieux trouver des solutions innovantes, comme des cours en bloc ou des séjours linguistiques pour les jeunes que cela intéresse.
- La formation professionnelle supérieure doit être renforcée, en raison de son caractère fondamental pour les personnes titulaires d’un certificat fédéral de capacité qui souhaitent progresser dans leur carrière. Ce sont, en effet, ses atouts qui déterminent l’attrait de la formation professionnelle toute entière. Cependant, pour comparer les différents diplômes de degré tertiaire (dont celui délivré à titre professionnel), il convient de mettre rapidement de l’ordre dans le cadre national des certifications. Il faut lui adjoindre un supplément qui décrit clairement la classification tertiaire des diplômes et les qualifications professionnelles. Leurs titulaires doivent, en outre, être mis au même niveau que les étudiants des universités et des hautes écoles spécialisées pour le financement par tête et les contributions de la Confédération à la préparation des examens. Le message FRI 2017–2020 doit l’évoquer, afin que la formation professionnelle initiale ne soit pas affaiblie financièrement.
- C’est en améliorant l’offre destinée aux adultes que l’on palliera la chute des effectifs dans l’apprentissage. Ceux qui n’ont pas de diplôme professionnel sont nombreux. On estime que 50 000 à 100 000 travailleurs disposent d’un bon bagage qui doit leur permettre d’en obtenir un. Pour exploiter ce potentiel, il convient d’explorer de nouvelles voies. Il faut d’abord que la Confédération, les cantons et les partenaires sociaux s’impliquent afin d’encourager ce rattrapage de façon ciblée. Ces mêmes partenaires doivent, ensuite, se mettre d’accord sur un objectif chiffrable et mesurable. Enfin, nombre de ces candidats potentiels ont une famille et ont besoin de percevoir un revenu convenable. Il faut donc leur offrir un salaire d’apprenti qui leur permette de vivre ou une bourse pour adulte, l’un et l’autre n’étant pas incompatible.

Le potentiel de la formation professionnelle est important: il lui est possible d’exploiter au mieux le réservoir de maind’œuvre national et d’ouvrir des perspectives nouvelles à davantage de travailleurs. Le but n’est pas seulement de préparer son avenir, mais également de contribuer à améliorer le bien-être de larges couches de la population. L’économie et la société suisses en sortiront gagnantes.

29 septembre 2014, Martin Flügel, Président

Rookie: le projet de théâtre pour les écoles professionnelles, qui vient de s’achever, a obtenu un grand succès

Dans la formation professionnelle se côtoient des jeunes aux origines culturelles très différentes. Le projet « Rookie – différentes nationalités dans le quotidien des apprentis» lancé en 2006 par Travail.Suisse a pris cette situation au sérieux et présenté aux écoles professionnelles un Forum Théâtre, qui met en scène des situations conflictuelles nées de différences culturelles. En été 2014, ce programme au succès indéniable a pris fin. suite

La formation professionnelle est multiculturelle. « Dans 50 % de toutes les formations professionnelles représentées chez nous, les jeunes issus de la migration constituent une majorité des apprentis ». Voilà comment Heinz Flück, responsable de la pédagogie de l’encouragement, décrit la situation qui prévaut au Centre de formation professionnelle d’Olten. Cette situation offre des chances, certes, mais aussi un potentiel de conflits. Elle devrait donc, selon Travail.Suisse, être abordée délibérément dans les écoles. C’est pour cette raison que Travail.Suisse a développé depuis 2006 le projet de Forum Théâtre Rookie.

Le Forum Théâtre: une manière ludique de résoudre les conflits

Le Forum Théâtre est une forme de théâtre interactif. Des scènes de théâtre chargées de conflits amènent les participants vers des situations conflictuelles variées, bien connues d’eux. Mais on n’en reste pas aux situations de conflit. Le Forum Théâtre permet aux participants de chercher, en plein conflit, une porte de sortie. Sous la direction d’un meneur de jeu habile, on rassemble des idées, on les exploite, on les écarte ou on les développe. Ainsi, avec la coopération des participants, de nouvelles scènes se créent, laissant apparaître des solutions.

Rookie – un Forum Théâtre pour les écoles professionnelles

Au cours des huit dernières années, « Rookie » a permis aux écoles professionnelles, grâce à la méthode du Forum Théâtre, de mettre en exergue le monde multiculturel d’aujourd’hui, avec ses chances et ses tensions – de l’attraction et de la collaboration, à la mise à l’écart, à la discrimination et au racisme – de manière tout à fait passionnante. Les scènes de théâtre ont été élaborées et jouées par le Groupe de théâtre Maralam.

Les écoles professionnelles ont fait un usage intensif de cette offre. 150 représentations ont été données, avec 19‘300 participants. Les thèmes abordés ont été élaborés lors de séances préparatoires, puis retravaillés après les représentations. De plus, du matériel didactique et méthodique en a été tiré, pour servir à l’enseignement général.

Large soutien au projet

Le projet a été largement soutenu. L’organisation faîtière des enseignants de la formation professionnelle suisse FPS a appuyé Travail.Suisse pour la direction du projet dans sa phase initiale. L’ancien Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie (aujourd’hui Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation SEFRI) a contribué, pour sa part, à financer la production, et la Fondation Formation et Développement (aujourd’hui: Education 21) a soutenu financièrement les écoles pour la mise en œuvre.

Evaluation – une nouvelle production est planifiée

Le projet « Rookie » a été évalué l’an dernier. La forme ouverte du Forum Théâtre a plus particulièrement recueilli l’approbation des enseignants et des apprenants. Les scènes de théâtre ont su toucher émotionnellement. Et le Forum Théâtre ne cantonne pas l’apprenti au rôle de spectateur, mais lui permet de s’impliquer. Des solutions ont pu être testées et des compétences sociales, développées. Travail.Suisse s’est donc attelé à planifier une suite au projet, destinée à reprendre et à retravailler les développements sociétaux des dernières années.

29 septembre 2014, Bruno Weber-Gobet, Responsable politique de formation

La formation professionnelle se met en scène, consciente de sa valeur

Du 17 au 21 septembre 2014 auront lieu, sous le nom de SwissSkills 2014, les premiers championnats suisses des professions. Quelque 1000 jeunes professionnels, représentant les différents métiers, lutteront pour le titre de champion suisse de leur profession. Cette manifestation est l’occasion de montrer la diversité du paysage de la formation professionnelle en Suisse. SwissSkills est donc une occasion bienvenue pour les jeunes à la veille de choisir une profession. Jeunesse.Suisse, la Commission jeunesse de Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs, prendra part, elle aussi, à SwissSkills 2014. suite

« Que devenir? » C’est à cette question que plus de 60% des jeunes en Suisse doivent répondre, au moment où ils se décident pour un apprentissage professionnel. Ils font le bon choix, car le système de formation perméable ouvre, pour chaque apprentissage, les voies les plus diverses permettant de faire carrière.

Ne pas manquer la visite

Les premiers championnats suisses des professions offrent une vue d’ensemble passionnante du paysage de la formation professionnelle de notre pays. Environ 1000 places de travail, représentant les métiers les plus divers, sont mises en scène pendant quatre jours, à Berne, par les associations de branches. Les visiteurs peuvent regarder par-dessus l’épaule des participants et constater avec quelle concentration et quelle compétence ils accomplissent les tâches difficiles inhérentes à leur profession. Parallèlement, ils peuvent s’informer à des stands sur les professions qui les intéressent. Les jeunes qui ont à choisir un métier ne devraient pas manquer cet événement.

Une formation professionnelle consciente de sa valeur

La formation professionnelle connaît sa valeur pour la place économique suisse. Les championnats des professions sont l’expression de cette fierté. La formation professionnelle ne doit pas se dissimuler, mais tout au contraire se montrer fière de ses prestations. Par le biais des diverses réformes voulues par la nouvelle loi sur la formation professionnelle, les formations actuelles sont à jour et en phase avec notre époque. Et elles le resteront, puisque le système de formation est étroitement relié au marché du travail, d’une part, et qu’il est et reste capable d’innover, d’autre part, en vertu de la législation actuelle. La formation professionnelle doit donc aborder les défis futurs avec la conviction qu’elle est en mesure de les relever.

Présence de Travail.Suisse aux championnats des professions

Les principaux acteurs de SwissSkills sont à coup sûr les participants aux concours, mais il ne faut pas oublier leurs accompagnants, les jurés, et tous les représentants des associations de branches. Leur prestation doit être appréciée à sa juste valeur. Travail.Suisse aussi dispose d’un stand à SwissSkills, celui de la Commission de la Jeunesse.Suisse. Les jeunes issus des différentes associations membres de l’organisation faîtière Travail.Suisse auront l’occasion de discuter avec d’autres jeunes sur le thème « Maîtriser son apprentissage » et de leur présenter la brochure conseil en la matière (cf. aussi sous: http://www.travailsuisse.ch/fr_service/brochures_et_produits?lang=fr). Travail.Suisse est la seule organisation faîtière de travailleurs à avoir collaboré au sein du Comité d’organisation de SwissSkills 2014.


Mes chances après l’apprentissage

A mesure que se profile la fin de l’apprentissage, la question de l’avenir se pose de manière plus pressante. Les jeunes gens qui arrivent au terme de leur formation professionnelle trouveront dans la brochure « Mes chances après l’apprentissage » de précieuses suggestions et des conseils.

Après l’été, des dizaines de milliers de jeunes apprenants et apprenantes ont entamé leur dernière année d’apprentissage. Pour toutes et tous se posent bientôt la question de savoir ce qu’il va se passer après la fin de l’apprentissage : est-ce que je souhaite travailler dans le métier que j’ai appris ? Est-ce que je préfère passer une année à apprendre une langue à l’étranger ou à m’investir dans un stage de volontariat social ?

Il vaut la peine de réfléchir assez tôt à la période qui suit l’apprentissage et de sonder plusieurs possibilités. La brochure de 12 pages « Mes chances après l’apprentissage » fournit des suggestions qui peuvent ouvrir des voies à toute jeune femme et tout jeune homme au commencement de sa vie professionnelle. Pour ceux qui souhaitent pratiquer le métier appris, elle donne des informations et des tuyaux sur la façon de réussir la transition entre l’apprentissage et la première place de travail.

La brochure « Mes chances après l’apprentissage » fait partie d’une série de brochures d’informations relatives à divers thèmes liés au monde du travail (salaire, caisse de pension, maternité, etc.). Toutes les brochures peuvent se commander en ligne à l’adresse www.travailsuisse.ch.
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15 septembre 2014, Bruno Weber-Gobet, Responsable politique de formation

Mes chances après l’apprentissage

A mesure que se profile la fin de l’apprentissage, la question de l’avenir se pose de manière plus pressante. Les jeunes gens qui arrivent au terme de leur formation professionnelle trouveront dans la brochure « Mes chances après l’apprentissage » de précieuses suggestions et des conseils. L’opuscule fait partie d’une série de brochures informatives renseignant sur divers aspects du monde du travail et éditée par Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et des travailleuses. suite

Après l’été, des dizaines de milliers de jeunes apprenants et apprenantes ont entamé leur dernière année d’apprentissage. Pour toutes et tous se posent bientôt la question de savoir ce qu’il va se passer après la fin de l’apprentissage : est-ce que je souhaite travailler dans le métier que j’ai appris ? Est-ce que je préfère passer une année à apprendre une langue à l’étranger ou à m’investir dans un stage de volontariat social ?

Il vaut la peine de réfléchir assez tôt à la période qui suit l’apprentissage et de sonder plusieurs possibilités. La brochure de 12 pages « Mes chances après l’apprentissage » fournit des suggestions qui peuvent ouvrir des voies à toute jeune femme et tout jeune homme au commencement de sa vie professionnelle. Pour ceux qui souhaitent pratiquer le métier appris, elle donne des informations et des tuyaux sur la façon de réussir la transition entre l’apprentissage et la première place de travail.

La brochure « Mes chances après l’apprentissage » fait partie d’une série de brochures d’informations relatives à divers thèmes liés au monde du travail (salaire, caisse de pension, maternité, etc.). Toutes les brochures peuvent se commander en ligne à l’adresse www.travailsuisse.ch.

Un entrefilet dans votre publication nous ferait très plaisir. Sur demande, nous vous envoyons volontiers un exemplaire de consultation.

Pour d’autres informations :
Therese Schmid, Rédaction finale Brochure d’information de Travail.Suisse,
Tel. 031 370 21 11
Mail: schmid@travailsuisse.ch

04 septembre 2014, Therese Schmid, Responable de l’administration

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