Thèmes – Egalité – Maternité et paternité

Le congé de paternité a un besoin urgent d’une base juridique

Travail.Suisse a mis à jour les chiffres sur la fréquence du congé de paternité dans l’économie suisse (à partir de mai 2018). Les contrats collectifs de travail les plus importants et les plus contraignants ont été analysés. Il s’avère que l’adoption d’un congé de paternité est un processus lent. Pour près de la moitié des salariés sous contrat collectif de travail, seuls 1 à 2 jours de congé de paternité sont encore prévus. Parmi les grandes entreprises, il existe de nombreux exemples de congés de paternité de 10 à 20 jours.

Les chiffres relatifs au secteur public en tant qu’employeur ont également été mis à jour. Pour la Confédération, les cantons, les 30 plus grandes villes et les capitales cantonales, le congé paternité de 5 à 10 jours devient la norme. Cependant, seuls les grands centres urbains offrent un congé de paternité de 20 jours ouvrables, comme l’exige l’initiative populaire Travail.Suisse.

Dans l’ensemble, il y a une grande différence entre les grands et les petits employeurs : les grands employeurs offrent un congé de paternité, quoique modestement, alors que les petits employeurs ne le font généralement pas. Cette lacune ne peut être comblée que par une législation sur le congé de paternité et un financement fondé sur la solidarité, ce qui crée des règles du jeu équitables.

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Le congé paternité est abordable et rapporte beaucoup

En ce début d’année 2008, nombreuses ont été les entreprises qui ont adopté un congé paternité. Ces congés sont entièrement financés par les entreprises, aussi longtemps qu’aucune réglementation uniforme n’ait été adoptée au niveau suisse. Qu’est-ce que cela coûte ? Qu’est-ce que cela rapporte ? Les réponses existent.

11 février 2008, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité

Congé-paternité – le refus rétrograde du Conseil des Etats !

Travail.Suisse regrette profondément que le Conseil des Etats ait refusé cet après-midi la motion Nordmann demandant l’instauration d’un congé paternité payé de plusieurs semaines, motion acceptée mars par le Conseil national. Cette mesure de politique familiale, souhaitée par la majorité des Suisses, peu coûteuse, en vaut la peine car le retour sur investissement est certain pour l’économie. suite

Plusieurs grandes entreprises ont compris l’importance d’une telle mesure de politique du personnel favorable à la famille, et en récoltent déjà les fruits (au bas mot 8% de retour sur investissement, selon une étude du Département fédéral de l’économie et de quatre grandes entreprises suisses). Ainsi les pères actifs de Suisse se trouvent dans une situation d’inégalité de traitement entre eux. Il est regrettable que le fait de pouvoir disposer de temps pour être présent à la naissance de son enfant et durant les premières semaines de vie ne soit pas offert à tous les pères: chaque enfant a pourtant le droit de pouvoir être élevé par sa mère et par son père, quel que soit l’employeur de ce dernier. Actuellement seuls les bons élèves permettent à leurs employé-e-s de mieux concilier travail et vie de famille et répondent ainsi au besoin exprimé par une large majorité de ce pays (80% veut un congé paternité payé selon l’enquête de l’Hebdo de mai 2007). Une solution au niveau suisse permettrait à toutes les entreprises, y compris les petites et les moyennes, de pouvoir faire le pas.

Si chaque PME de ce pays est capable d’organiser les absences annuelles dues au service militaire, durant plusieurs années, il en est certainement de même avec une ou deux naissances potentielles par employé (l’indicateur de fécondité n’est que de 1,4 enfant par femme !). Quant à l’argument financier, Travail.Suisse estime que la loi sur les allocations pour perte de gain est en mesure de financer les 155 millions que coûteraient, par exemple, 20 jours de congé payé.

Travail.Suisse, conformément à la résolution adoptée samedi par ses délégué-e-s réuni-e-s en congrès, va continuer de s’engager pour qu’enfin la Suisse rattrape son retard en matière de politique familiale. Un congé paternité payé de 20 jours au moins, pris de manière flexible durant les 6 mois suivant la naissance, est une mesure qui fait gagner tout le monde.

19 décembre 2007, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité

Congé paternité au Conseil des Etats – Premier test de crédibilité pour les élus

Quatre Suisses sur cinq souhaitent un congé paternité payé digne de ce nom, soit de plusieurs semaines. Le Conseil des Etats entendra-t-il cette volonté populaire ? Suivra-t-il le Conseil National, qui a accepté la motion Nordmann en mars dernier? La réponse est attendue le 17 décembre et on attend beaucoup du nouveau groupe parlementaire formé par le PDC, les Verts libéraux et le Parti Evangélique.

10 décembre 2007, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité

Travail.Suisse demande un congé paternité de quatre semaines

Si, au cours des prochaines années, on veut véritablement faire progresser une politique tendant à concilier famille et travail, il faut aujourd’hui que les hommes, eux aussi, se sentent enfin impliqués. Pour Travail.Suisse, le premier pas important consiste à demander l’introduction d’un congé paternité de quatre semaines.

16 avril 2007, Anna Christen, Responsable politique d’égalité

Le congé paternité, une nouvelle tendance?

Cette année, certaines entreprises ont introduit le congé paternité. Travail.Suisse recommande de les imiter sans tarder, car la Suisse a encore un grand retard à rattraper à cet égard par rapport aux pays scandinaves. Mais à lui seul le congé paternité ne suffit pas à rendre une entreprise « favorable à la famille ».

28 août 2006, Anna Christen, Responsable politique d’égalité

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