Thèmes – Egalité – Maternité et paternité

Le congé de paternité a un besoin urgent d’une base juridique

Travail.Suisse a mis à jour les chiffres sur la fréquence du congé de paternité dans l’économie suisse (à partir de mai 2018). Les contrats collectifs de travail les plus importants et les plus contraignants ont été analysés. Il s’avère que l’adoption d’un congé de paternité est un processus lent. Pour près de la moitié des salariés sous contrat collectif de travail, seuls 1 à 2 jours de congé de paternité sont encore prévus. Parmi les grandes entreprises, il existe de nombreux exemples de congés de paternité de 10 à 20 jours.

Les chiffres relatifs au secteur public en tant qu’employeur ont également été mis à jour. Pour la Confédération, les cantons, les 30 plus grandes villes et les capitales cantonales, le congé paternité de 5 à 10 jours devient la norme. Cependant, seuls les grands centres urbains offrent un congé de paternité de 20 jours ouvrables, comme l’exige l’initiative populaire Travail.Suisse.

Dans l’ensemble, il y a une grande différence entre les grands et les petits employeurs : les grands employeurs offrent un congé de paternité, quoique modestement, alors que les petits employeurs ne le font généralement pas. Cette lacune ne peut être comblée que par une législation sur le congé de paternité et un financement fondé sur la solidarité, ce qui crée des règles du jeu équitables.

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Reconnaître le rôle du père – adopter le congé paternité

Les pères sont à la fête ce dimanche. Mais pourquoi ne penser à leurs droits et à leurs besoins seulement un seul jour par année ? Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante de 170’000 travailleurs et de travailleuses, encourage le Parlement à vouloir en savoir plus, le 14 juin prochain, sur les bénéfices apportés par l’introduction d’un congé paternité payé. suite

Lors de la session d’été en cours, la Chambre haute aura à traiter d’un postulat du Conseiller national Roger Nordmann qui demande à ce que le Conseil fédéral présente un rapport sur les effets du congé-paternité conçu comme un des instruments de politique familiale. Le Conseil fédéral recommande, sans surprise, de rejeter la proposition.

Le Conseil fédéral ne souhaite pas en savoir plus, mais en sait-il déjà assez ? Le doute est permis, car comment défendre le status quo alors que la plupart de nos voisins européens accordent le droit aux pères de s’occuper de leur enfant nouveau-né durant une période reconnue ? Ont-ils tous tort, la Suisse a-t-elle raison toute seule ? Ou bien les pays qui nous entourent auraient-ils compris quelque chose que nous ne savons pas ?

Pour dépasser les a-prioris et les positions dogmatiques stériles, il est temps de connaître les bénéfices que l’on peut attendre de l’introduction du congé paternité payé, cette fois au niveau de l’économie publique et du marché de l’emploi. Les adversaires argumentent toujours sur les coûts supplémentaires occasionnés ; c’est le moment de parler, chiffres à l’appui, des avantages que notre économie en retirera.

Au vu de l’évolution démographique que nous connaissons, où les personnes âgées sont toujours plus âgées et plus nombreuses, où le renouvellement naturel de la population est insuffisant, la participation accrue des femmes au marché du travail est une évidence. A cette réalité s’ajoute le souhait exprimé par les hommes de ce pays d’avoir la possibilité matérielle d’exercer leur rôle de père dès la naissance de leurs enfants. En outre, les Suissesses et les Suisses expriment un fort désir d’avoir des enfants, ce qui implique un meilleur partage des tâches (professionnelles, éducatives, sociales) et la fin du modèle traditionnel de répartition des rôles. Il est donc temps que le monde politique fasse preuve de clairvoyance et prennent des mesures d’une véritable politique familiale qui s’inscrit dans la durée : le congé paternité en est assurément une.

Bonne Fête à tous les pères !

03 juin 2010, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité Drucker-icon

La protection contre le licenciement est insuffisante

Il est interdit de licencier une femme durant sa grossesse et son congé maternité. La loi prévoit aussi des aménagements des conditions de travail pour que les mères actives qui souhaitent continuer d’allaiter puissent le faire, en conformité avec les recommandations des experts de la santé. Or en pratique, rares sont les jeunes mères qui continuent de nourrir leur enfant au sein une fois de retour au travail. En cause, une protection contre le licenciement trop courte. Selon Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, elle doit passer de 16 à 24 semaines.

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17 mai 2010, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité Drucker-icon

Maternité et activité salariée – un échéancier digital pour aider les employeurs à tout gérer

Les femmes actives bénéficient en Suisse d’un congé maternité depuis 2005. Si la loi prévoit toute une série de situations en relation avec la maternité, elle comporte aussi quelques lacunes. Le paiement du salaire durant la période où l’employée a demandé le report du versement de ses allocations de maternité en est un. Mais au-delà des lois, gérer une grossesse, un congé maternité plus ou moins long et un retour au travail n’est pas chose aisée pour un employeur. C’est pourquoi Travail.Suisse, l’organisation indépendante de travailleurs, conduit le projet « Matern’Active ». Le produit final sera un échéancier digital censé faciliter la vie des chefs et cheffes d’entreprise.

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22 février 2010, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité Drucker-icon

Conciliation travail-famille : la Suisse encore en phase de transition

La Suisse est encore marqué par un caractère traditionnel qui nuit beaucoup à la conciliation entre travail et famille. Cela se répercute sur la fécondité : le nombre moyen d’enfants par femme est plutôt bas. Pour faire progresser la société, c’est bien plus qu’une affaire de mentalités, nous gagnerions à adopter une véritable politique familiale, à l’instar du Québec, de la Scandinavie et de la France. En matière d’évolution, la Suisse doit rapidement quitter la « phase de transition » pour entrer dans la « phase moderne », source de richesse. Pour commencer, si nous commencions par adopter un congé paternité payé de plusieurs semaines ?

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21 septembre 2009, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité Drucker-icon

Maintien des femmes au travail après un congé maternité ?
Travail.Suisse veut aider les employeurs

Les femmes subissent souvent des discriminations sur le marché du travail, c’est un fait connu. Il en est un autre, lié à la maternité, celui du maintien dans la vie active. L’expérience des fédérations de Travail.Suisse le démontre, beaucoup de travailleuses souhaitent continuer de travailler après la naissance d’un enfant. Or, l’atteinte de cet objectif n’est pas une sinécure. Grâce aux informations et aux propositions innovantes récoltées auprès de ses fédérations, Travail.Suisse va, dans les prochains mois, développer son action visant à la promotion du maintien des femmes dans leur activité professionnelle après la naissance d’un enfant. Cette action, qui vise les employeurs, se concrétise avec le démarrage du projet « Matern’Active ».

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24 août 2009, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité Drucker-icon