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Déductions plus élevées pour les coûts d’accueil extra-familial: juste une pièce du puzzle pour une meilleure conciliation de la vie familiale et professionnelle

Le Conseil fédéral a proposé aujourd’hui des déductions fiscales plus élevées pour les coûts de l’accueil extra-familial. Travail.Suisse salue cette mesure tout en faisant remarquer que cela ne suffit de loin pas. suite

Cela doit valoir la peine de travailler. C’est aujourd’hui trop peu le cas en raison des coûts élevés de l’accueil extra-familial. Les déductions fiscales plus élevées que propose le Conseil fédéral amélioreront quelque peu cette situation insatisfaisante, en particulier pour les revenus moyens et élevés. Il restera donc un peu plus d’argent dans le portemonnaie des femmes et des hommes bien formés qui augmentent leur taux d’activité. Il n’y a rien à rétorquer sur ce point.

Comme l’a montré une étude publiée récemment, l’accueil extra-familial des enfants n’est pas fondamentalement plus cher en Suisse que dans les pays voisins. En revanche, les coûts doivent être presque entièrement assumés par les parents. L’Etat et les employeurs n’en prennent à leur charge qu’une très petite partie. Si l’on veut résoudre le fond du problème, d’autres mesures sont nécessaires pour rendre abordable pour tous les parents le coût de l’accueil extra-familial. Une participation plus élevée des pouvoirs publics mais aussi des employeurs aux coûts de l’accueil extra-familial est dès lors nécessaire pour une meilleure conciliation entre la vie familiale et professionnelle et ainsi pour disposer de plus de main-d’œuvre qualifiée. La politique familiale doit aussi inclure les bas revenus dans ce domaine. Ces derniers ne peuvent acquérir indépendamment un revenu familial suffisant que si les structures d’accueil extra-familiales sont abordables.

„La politique fiscale ne suffit pas pour une politique familiale. Ce serait comme si la prévoyance-vieillesse ne reposerait que sur le 3ème pilier », indique Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale à Travail.Suisse. Si la politique veut vraiment contrer le manque de personnel qualifié, il faut enfin considérer l’infrastructure d’accueil extra-familial comme part intégrante du service public et aussi comme devoir de l’économie. Des incitations positives existent déjà dans divers cantons. La Confédération doit maintenant aussi contribuer à la généralisation de cette évolution.

Pour d’autres renseignements:
Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale, 079 777 24 69

30 septembre 2016, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale

Programme de stabilisation : allégements encore insuffisants

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleuses et travailleurs, regrette les économies votées par le Conseil des Etats même s’il a allégé le programme de stabilisation. En raison du très bas taux d’endettement de la Confédération et des prévisions économiques qui s’améliorent, ces coupes sont inutiles mais aussi contreproductives pour la prospérité à long terme. Il faut néanmoins saluer certains allégements importants. suite

Le taux d’endettement de la Confédération n’a fait que baisser depuis 2003 et laisse une marge de manœuvre suffisante pour dépenser et investir davantage pour le futur. Même le FMI pointe les rigidités fiscales de la Suisse en soulignant que certains aspects du frein à l’endettement pourraient conduire à une insuffisance de dépenses publiques. Ce contexte qui devrait donc inciter à utiliser la marge de manœuvre à disposition pour investir et dépenser pour l’avenir n’a pas empêché le Conseil des Etats de rester idéologiquement attaché au programme d’économie même s’il l’a allégé de façon importante pour certaines tâches.

Réduction significative des coupes dans la recherche et la formation

Travail.Suisse accueille néanmoins avec satisfaction le fait que les coupes ont été allégées de plus de moitié (pour près de 300 millions de francs) dans le domaine de la formation et de la recherche. Il est aussi positif que le Conseil des Etats ait renoncé à diminuer la part de la Confédération pour la réduction des primes d’assurance-maladie pour 150 millions de francs et à couper quelques millions de francs dans l’intégration des étrangers, ce qui aurait été totalement contreproductif. Travail.Suisse va s’engager maintenant pour que le Conseil national suive aussi au moins la ligne moins dure du Conseil des Etats par rapport au programme d’économies du Conseil fédéral.

Pour d’autres renseignements :
Denis Torche, Responsable politique fiscale, tél. 031 370 21 11 ou 079 846 35 19

28 septembre 2016, Denis Torche, Responsable politique environnementale, fiscale et extérieure

Réviser le mécanisme du frein à l’endettement pour investir pour l’avenir

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, regrette que le Conseil fédéral s’entête non seulement à vouloir mettre en œuvre coûte que coûte son programme de stabilisation 2017-2019 mais veuille aussi déjà cet automne proposer des mesures d’économies en plus. Il faut en revanche saluer le réexamen du mécanisme du frein à l’endettement qui pourrait avoir comme effet d’assouplir un peu la politique financière. suite

Pour Travail.Suisse, la situation actuelle des finances de la Confédération ne justifie pas les mesures d’économies en cours. On a jusqu’ici mis en avant le mécanisme du frein à l’endettement pour justifier l’impossibilité de dépenser davantage. Ce mécanisme prévoit de stabiliser la dette et non pas de la réduire. Or, depuis l’introduction du frein à l’endettement en 2003, la dette brute de la Confédération a été réduite d’environ 20 milliards de francs. Avec 17% du PIB, le taux d’endettement de la Confédération est désormais très bas et laisse une grande marge de manœuvre pour dépenser et investir pour l’avenir. C’est pourquoi Travail.Suisse s’oppose aux mesures d’économie qui, de surcroît, arrivent à un mauvais moment en raison des incertitudes conjoncturelles que le Brexit vient encore renforcer. La révision du frein à l’endettement, si elle se fait dans le sens souhaité, représente néanmoins à moyen terme une lueur d’espoir concrète pour une politique financière moins rigide.

Pour plus d’informations :
Denis Torche, Responsable de la politique financière et fiscale, tél. 031 370 21 11 ou 079 846 35 19

29 juin 2016, Denis Torche, Responsable de politique financière et fiscale

Des économies inutiles et contre-productives

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, rejette le programme de stabilisation adopté par le Conseil fédéral. La situation financière actuelle et à venir de la Confédération ne justifie en rien de pareilles coupes. suite

Il faut déplorer le fait que, malgré des comptes 2015 bien meilleurs que prévu (+2 milliards de francs d’écart par rapport au budget), le Conseil fédéral n’ait pas revu à la baisse son programme d’économies. Il est aussi particulièrement regrettable, par rapport au projet soumis en consultation, que l’on renonce à des économies seulement dans le domaine de l’armée et à peine dans des tâches ô combien plus importantes pour l’avenir de la Suisse, comme la formation et la recherche.

Ces économies sont d’abord inutiles en raison du très bas taux d’endettement de la Confédération et qui n’a fait que baisser depuis 2003. La marge de manœuvre financière à disposition doit être utilisée pour dépenser et investir davantage dans des tâches fondamentales pour la prospérité de la Suisse à l’avenir, en particulier dans la recherche et formation, les infrastructures publiques, la transition énergétique et les mesures pour mieux concilier la vie familiale et professionnelle afin de maintenir le taux d’activité de la population en lien avec le vieillissement de la population.

Les économies sont aussi contre-productives en raison du contexte économique difficile avec la survalorisation du franc suisse. Les mesures d’économies sont susceptibles d’affaiblir encore plus la conjoncture, ce qui conduira à moins de recettes. « La Suisse s’inflige ainsi inutilement un magistral auto-goal », prévient Denis Torche, responsable du dossier de politique financière et fiscale chez Travail.Suisse.

Pour d’autres informations :
Denis Torche, responsable du dossier de politique financière et fiscale, Tél. 031 370 21 11 ou 079 846 35 19

25 mai 2016, Denis Torche, Responsable de la politique financière et fiscale

Investir pour l’avenir au lieu d’économiser : non au programme de stabilisation

Dans sa réponse à la consultation qui va se terminer,Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, rejette le programme de stabilisation 2017-2019 du Conseil fédéral. La situation financière de la Confédération ne justifie pas de pareilles coupes et, pour le maintien de la prospérité de la Suisse, il faut utiliser la marge de manœuvre financière à disposition pour investir pour l’avenir. suite

Avec un taux d’endettement de la Confédération très bas, de plus en constante diminution depuis 2003, de pareilles coupes ne sont pas justifiées. Les comptes 2015, bien meilleurs que prévu (+2 milliards de francs d’écart par rapport au budget), rendent la nécessité du programme de stabilisation encore plus discutable.

Le programme d’économies est aussi malvenu dans un contexte difficile pour l’économie suisse malmenée par la survalorisation du franc. Il est faux, dans l’environnement économique actuel, de mettre en place des mesures de politique budgétaire qui affaiblissent encore plus la conjoncture, comme un programme d’économies.

Il est incompréhensible que l’on prévoie d’économiser autant dans la recherche et la formation, fondamentale pour la prospérité future de la Suisse. Travail.Suisse rejette par ailleurs les coupes prévues dans les domaines du personnel et de l’administration, de l’infrastructure ferroviaire, des assurances sociales et de la coopération au développement.

Au lieu de vouloir économiser à tout prix, il faut utiliser la marge de manœuvre financière existante pour investir et dépenser dans des domaines-clés pour l’avenir de la Suisse, en particulier dans la formation et la recherche, les infrastructures publiques, la transition énergétique et l’économie care en lien avec l’évolution démographique.

Pour plus d’informations :
Denis Torche, Responsable de la politique fiscale et financière, tél. 031 370 21 11 ou 079 846 35 19

Vous trouverez la prise de position dans sa version intégrale en annexe.

11 mars 2016, Denis Torche, Responsable de la politique fiscale et financière

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