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Budget de la Confédération : Le service public ne devra pas faire les frais de la rigidité budgétaire

Pour que la quote-part de l’Etat n’augmente pas de 2008 à 2015, le Conseil fédéral veut économiser 8,5 milliards de francs en supprimant des tâches de la Confédération. Travail.Suisse suivra attentivement le processus mis en route par le Conseil fédéral. Il faudra en particulier veiller à ce que les tâches de service public et de la formation ne fassent pas les frais de la rigidité budgétaire.

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08 mai 2006, Denis Torche, Responsable politique environnementale, fiscale et extérieure Drucker-icon

Message du Conseil fédéral sur Swisscom: La CTT du Conseil national ne doit pas entrer en matière

La privatisation de Swisscom affaiblira considérablement le service public dans les télécommunications sans mettre fin aux risques financiers pour la Confédération. suite

En proposant la vente pure et simple de Swisscom, le Conseil fédéral reconnaît finalement qu’aucune mesure d’accompagnement (comme la minorité de blocage) ne permettrait à Swisscom de maintenir son indépendance. Au moins c’est clair !

Or l’indépendance de Swisscom est indispensable pour éviter le rachat par un opérateur étranger qui entraînera une perte d’emplois qualifiés en Suisse dans la branche des télécommunications et un recul des investissements dans les régions périphériques. Certes, le service universel pourra être garanti avec la privatisation mais il se limitera aux exigences minimales fixées par la concession. En d’autres termes, ce n’est qu’en maintenant une participation majoritaire de la Confédération que l’on pourra garantir le service public dans le domaine des télécommunications. C’est justement parce que la Confédération est l’actionnaire majoritaire que le taux de pénétration de l’ADSL est très élevé en Suisse.

Stopper une fuite en avant irréfléchie
La participation majoritaire de la Confédération dans Swisscom ne l’empêche pas d’avoir la liberté d’action nécessaire pour s’affirmer sur le marché dynamique des télécommunications. De plus, rien n’indique qu’une privatisation amoindrirait les risques financiers. Comme si les entreprises privées ne pouvaient pas faire faillite… Si Swisscom privatisée faisait faillite, la Confédération (et donc les contribuables) devrait passer à la caisse car la Suisse devra bien maintenir une infrastructure de télécommunication moderne dans tout le pays.

Il faut stopper cette fuite en avant irréfléchie et néfaste pour l’ensemble du pays. Travail.Suisse demande à la Commission des transports et des télécommunications du Conseil national de ne pas entrer en matière sur la privatisation de Swisscom.

05 avril 2006, Denis Torche, Responsable politique environnementale, fiscale et extérieure Drucker-icon

Privatisation de Swisscom: Une grave perte de substance socio-économique pour tout le pays

Dans sa réponse à la consultation, Travail.Suisse dit non à la privatisation de Swisscom car elle signifie la fin du service public et le rachat par un opérateur étranger avec des conséquences funestes pour les compétences et les emplois. suite

Si Swisscom est privatisée, elle pourra certes répondre aux exigences minimales fixées par la concession. Mais elle n’ira au-delà de ces exigences que pour les clients ou les régions suffisamment lucratives. Cela signifie la fin du service public pour les régions périphériques. Or, ces régions ont justement besoin d’infrastructures de télécommunications de pointe pour leur développement socio-économique et attirer ainsi de nouvelles entreprises et de nouveaux habitants. Il serait naïf de croire que la politique puisse, par la voie législative, garantir le service public dans le domaine des télécommunications au moment où Swisscom sera privatisée.

La privatisation de Swisscom conduira au rachat de l’entreprise par un acteur étranger. Ce rachat affaiblira la position de la Suisse dans les technologies de la communication. Un géant des télécoms qui rachèterait Swisscom n’aura, en effet, aucun intérêt à maintenir des départements de recherche et de développement en Suisse puisqu’il dispose déjà de ses propres départements à l’étranger. Il en résultera la disparition d’emplois qualifiés en Suisse. La privatisation entraînera aussi le recul des investissements dans les régions périphériques, ce qui aura des conséquences négatives pour le tissu socio-économique de ces régions.

Quant aux mesures d’accompagnement mises en discussion, Travail.Suisse estime, après les avoir examinées en détail, qu’elles ne sont pas aptes à garantir le service public et l’indépendance de Swisscom en cas de privatisation.

02 mars 2006, Denis Torche, Responsable politique environnementale, fiscale et extérieure Drucker-icon

Vente de la majorité des actions de la Confédération à Swisscom: Les emplois et le service public en danger

Travail.Suisse combattra la privatisation de Swisscom préparée par le Conseil fédéral et soutiendra le référendum. En renonçant à la majorité des actions, le gouvernement détruit des emplois qualifiés et créateurs de forte valeur ajoutée en Suisse et met en danger le service public dans le domaine des télécommunications. suite

Actuellement Swisscom garantit avec la pratique du réseau de télécommunication la desserte de tout le territoire. En renonçant à la majorité des actions, la Confédération ne pourra plus exiger cette prestation à long terme et perdra son influence pour de futurs investissements. A cela s’ajoute le fait que la privatisation de Swisscom conduira très vite à un démantèlement des emplois. Ce sont de mauvaises nouvelles pour l’économie suisse : car elle repose sur un approvisionnement global et au faîte de la technologie en prestations de télécommunications et a tout intérêt de maintenir en Suisse des emplois qualifiés et à forte valeur ajoutée.

C’est pourquoi Travail.Suisse s’opposera à la vente de la majorité des actions de la Confédération à Swisscom et soutiendra le référendum. Le Comité de Travail.Suisse, lors de sa séance de mi-décembre, l’a corroboré.

21 décembre 2005, Denis Torche, Responsable politique environnementale, fiscale et extérieure Drucker-icon

Les CFF violent un droit démocratique

Travail.Suisse s’associe à l’action des syndicats genevois et des partis de gauche dans l’action menée ce jour à la gare de Cornavin contre l’extension du travail du dimanche. Il est inadmissible que les CFF fassent campagne pour la libéralisation du travail du dimanche dans les gares et avec les deniers des voyageurs et de la Confédération alors qu’ils empêchent le comité unitaire pour le NON de s’exprimer. Il s’agit d’une grave atteinte à la liberté d’expression et une entrave à l’exercice d’un droit démocratique. suite

Les partisans de la libéralisation, dont fait partie Monsieur Weibel, veulent nous faire croire que l’extension du travail du dimanche aura pour corollaire une hausse de la consommation privée. Il est évident que cette logique va à rebours du bon sens. La libéralisation du travail du dimanche affaiblit par ailleurs les acteurs les plus faibles du marché du travail, car le commerce de détail emploie majoritairement des femmes et des personnes à faible qualification professionnelle.

Gardons un jour différent des autres, pour les loisirs, la famille, la tranquillité. Un jour nécessaire dans la société trépidante d’aujourd’hui.

Disons NON le 27 novembre à la révision de la loi sur le travail.

17 novembre 2005, Denis Torche, Responsable politique environnementale, fiscale et extérieure Drucker-icon