Médias – Communiqués de presse

Communiqués de presse 2015

Le Conseil des Etats se met à genoux devant l’industrie de l‘assurance

Le Conseil des Etats a terminé aujourd’hui l’examen du projet de réforme prévoyance vieillesse 2020. Il a refusé de faire cesser les bénéfices exorbitants que les sociétés d’assurance font avec l’argent des caisses de pension. Et cela, malgré le fait qu’il y ait une proposition du Conseil fédéral sur la table. Travail.Suisse est fâché que l’on ignore cet aspect. Si cette décision n’est pas corrigée par le Conseil national, les bénéfices privatisés dans l’assurance sociale de la prévoyance professionnelle feront peser une lourde hypothèque pour l’acceptation de la réforme de la prévoyance vieillesse. suite

Depuis des années, les sociétés d’assurance font des bénéfices exagérés avec l’argent des caisses de pension, grâce à une législation avantageuse. La réglementation actuelle du « Legal Quote » leur permet de conserver dix pourcent du chiffre d’affaires au lieu de dix pourcent du bénéfice pour elles et les actionnaires. Cela conduit à des bénéfices annuels de l’industrie d’assurance de 600 à 700 millions de francs. C’est de l’argent qui est soustrait aux travailleuses et travailleurs assurés. Pour une assurance sociale, de tels bénéfices exorbitants sont beaucoup trop élevés. Aujourd’hui, le Conseil des Etats aurait eu la possibilité de réduire au moins ces bénéfices selon la proposition du Conseil fédéral. Le Conseil des Etats fortement lié à l’industrie de l’assurance a, sous les coups de boutoir du Conseiller d’Etat Kuprecht, employé par la Bâloise assurances, rejeté ainsi tout ce qui aurait pu aller vers une répartition juste des excédents. Si le Conseil national ne corrige pas cette décision, l’industrie de l’assurance hypothéquera l’acceptation de la réforme de la prévoyance vieillesse. « La population ne peut comprendre pourquoi elle devrait être « saignée » par la baisse du taux minimal de conversion pendant que l’industrie de l’assurance continuerait à se servir de l’argent des caisses de pension des assurés » indique Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale à Travail.Suisse.

Déjà plus tôt cette semaine, le Conseil des Etats a pris des décisions très indigestes pour les travailleurs et travailleuses ; le relèvement de l’âge de la retraite des femmes et la baisse drastique du taux de conversion toucheront de plein fouet de nombreuses travailleuses et de nombreux travailleurs. Le Conseil des Etats a manqué l’occasion de lier le relèvement de l’âge de la retraite des femmes à une meilleure égalité du travail à temps partiel et à une compensation sociale de l’anticipation de la rente.

Il faut des mesures de compensation supplémentaires

La baisse drastique du taux minimal de conversion a des effets sur les rentes. Pour que cela ne conduise pas à des baisses de rentes, il faut prendre des mesures de compensation étendues. Il est réjouissant sur ce point qu’il ait été décidé d’augmenter les rentes de 70 francs dans l’AVS et que l’on ait relevé le plafond pour les couples. Il est ainsi juste qu’une partie des mesures de compensation passe par le premier pilier.

Mais le relèvement des rentes AVS seul ne permet pas de tenir la promesse du Conseil fédéral qu’il n’y aura pas de baisses de rentes. Il faut donc d’autres mesures de compensation dans la prévoyance professionnelle. Le fait que le Conseil des Etats n’ait pas aboli la déduction de coordination est une chance ratée. Il aurait pu ainsi d’un seul coup compenser les pertes de rentes et le travail à temps partiel et donc assurer nettement mieux de nombreuses femmes. Il est par contre positif qu’il y ait une unité de vue pour stabiliser la situation financière de l’AVS par une augmentation de la TVA.

Travail.Suisse va suivre de près la suite des débats parlementaires. Un projet capable de recueillir une majorité est encore possible. Mais des améliorations sont nécessaires. Travail.Suisse combattra avec détermination une détérioration à la charge des travailleuses et travailleurs.

Pour d’autres informations:
Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale, Tél. 079 777 24 69

16 septembre 2015, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Congrès de Travail.Suisse: Pour du travail ayant de l’avenir !

Les délégué-e-s de Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, ont défini aujourd’hui, lors de leur congrès à Berne, leurs positions et revendications pour les quatre prochaines années. suite

Lors de leur congrès à Berne, près de 200 délégué-e-s de Travail.Suisse ont adopté aujourd’hui leur programme politique pour les années 2016 à 2020. Les positions et revendications de Travail.Suisse sont réunies sous le titre « Pour du travail ayant de l’avenir ».

Non pas moins mais plus de protection sur le marché du travail

Depuis l’acceptation de l’initiative sur l’immigration de masse en février 2014, les relations bien établies avec l’UE sont en péril. Il faut lever cette incertitude en se prononçant clairement pour les accords bilatéraux. Mais pour y parvenir, il est nécessaire de concrétiser d’autres mesures d’accompagnement pour la protection du marché du travail, comme par exemple la simplification des conditions pour la déclaration de force obligatoire des conventions collectives de travail. A cela s’ajoute le fait que les employeurs doivent revoir d’urgence leur politique d’embauche et engager davantage de main-d’œuvre déjà présente en Suisse, de femmes et de travailleuses et travailleurs plus âgés.

Un congé paternité payé – maintenant

Un congé paternité ancré dans la loi et payé est un premier pas vers l’introduction d’un véritable congé parental payé. Il permet, pour les hommes qui deviennent pères, d’instaurer un lien avec leur enfant et de s’engager pour la famille. L’initiative parlementaire Candinas représente une proposition prête à l’emploi que le Parlement doit avaliser sans tarder.

Renforcer l’employabilité des travailleuses et travailleurs âgés

La contribution des travailleuses et travailleurs âgés au produit social brut augmente constamment. Le « baromètre sur les conditions de travail » lancé par Travail.Suisse montre que les employeurs ne promeuvent pas suffisamment justement cette catégorie de travailleurs et travailleuses. Il en résulte que la peur est grande, pour les personnes concernées, de ne plus trouver de poste équivalent en cas de perte de leur emploi. C’est en particulier des mesures dans le domaine de la formation qui sont nécessaires pour ces travailleurs et travailleuses. Il faut par exemple que les travailleurs plus âgés puissent bénéficier de formation de rattrapage pour obtenir un diplôme.

Prévoyance vieillesse 2020 : des améliorations sont indispensables

Travail.Suisse soutient une solution sous la forme d’un paquet pour la révision de la prévoyance vieillesse. Ce n’est qu’ainsi que l’on peut accepter certaines détériorations grâce à une combinaison avec des améliorations. La proposition de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des Etats va certes dans la bonne direction mais elle contient encore trop de points négatifs et il faut l’améliorer. Dans la prévoyance professionnelle, il faut trouver une meilleure solution pour les personnes employées à temps partiel et il faut limiter les bénéfices excessifs des assureurs-vie. Dans l’AVS, il faut une compensation sociale financière de la retraite flexible pour les personnes à bas revenus et garantir un financement suffisant à long terme par le biais de la TVA.

Pas de réforme de l’imposition des entreprises sans contre-financement

Travail.Suisse demande une correction très importante de la 3ème réforme de l’imposition des entreprises. Dans sa forme actuelle, la réforme entraînera des pertes fiscales en milliards de francs, ce qui conduira à des réductions de prestations dans le service public ou à des hausses d’impôts pour la population. Si le Parlement ne prévoit pas un contre-financement, pour réduire fortement les pertes fiscales, Travail.Suisse soutiendra le référendum annoncé. Travail.Suisse demande aussi un taux minimum d’imposition pour les entreprises de 17 pourcent, qui permettra de limiter fortement les pertes fiscales.

Pour plus d’informations :
Adrian Wüthrich, Président, Tél. 079/287’04’93
Ther

12 septembre 2015, Therese Schmid, Responable de l’administration Drucker-icon

Adrian Wüthrich est le nouveau Président de Travail.Suisse

Le congrès de Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, a élu Adrian Wüthrich comme nouveau président. Adrian Wüthrich succède ainsi à Martin Flügel à la tête de la 2ème plus grande organisation de travailleurs et travailleuses de Suisse. suite

Adrian Wüthrich a obtenu, tout en travaillant à côté de ses études, un master en Gestion publique et Politique de l’Université de Berne, avec comme point fort le management dans le secteur public. Les activités qu’il a exercées jusqu’ici lui ont permis d’acquérir une large expérience de la politique et dans le domaine associatif. Il s’est aussi fait un nom par le biais de divers engagements publics. Enfin, Adrian Wüthrich a travaillé en tant qu’expert Association + société au secrétariat central de la SRG SSR.

Adrian Wüthrich est depuis cinq ans membre du Grand Conseil du canton de Berne, vice-président du groupe PS et conseiller municipal de la commune d’Huttwil. Il est né en 1980, est marié et père de deux fils en âge pré-scolaire.

Etre un porte-parole bien audible pour les travailleuses et travailleurs

Le nouveau président élu veut donner à Travail.Suisse une voix indépendante et forte sur la scène politique nationale et s’engager pour du travail ayant de l’avenir. Avec le programme politique qui a été adopté par les délégué-e-s au congrès, Adrian Wüthrich est conscient que la barre a été placée haut et d’ajouter : « Nous allons tout mettre en œuvre pour atteindre le plus possible les différents buts fixés. »

Vous trouverez le discours d’Adrian Wüthrich concernant son élection ainsi que des photos sur notre site www.travailsuisse.ch

Pour d’autres informations :

Annexe Dimension

2015-09-12 f Präsidialansprache A Wüthrich.docx.pdf 118 KB

12 septembre 2015, Therese Schmid, Responable de l’administration Drucker-icon

En Suisse, le stress et le souci que les travailleurs et travailleuses se font pour leur emploi constituent une charge pour eux

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, a présenté aujourd’hui son «Baromètre Conditions de travail», établi sur la base d’une enquête représen-tative et dans lequel les travailleurs et travailleuses évaluent leurs conditions de travail. Les critères liés à la charge pour la santé et à l’encouragement de la formation continue affichent notamment des valeurs négatives. Le souci pour l’emploi est, lui aussi, largement répandu. suite

Le «Baromètre Conditions de travail» de Travail.Suisse constitue une manière humaine d’évaluer les conditions de travail. L’évaluation de ces conditions repose sur la question centrale de savoir si un travail a de l’avenir ou non. Sur la durée, le travail doit ne pas nuire à la santé, maintenir la motiva-tion et offrir une certaine sécurité aux travailleurs. Vingt critères couvrant les trois dimensions cen-trales que sont la « Santé », la « Motivation » et la « Sécurité » ont servi de base à une enquête représentative menée en Suisse auprès de 1500 actifs. Les résultats obtenus confirment ceux que nous avaient déjà révélés notre activité quotidienne et les témoignages des membres de nos fédé-rations.

Le stress et la charge psychique affichent les valeurs les plus négatives

Les travailleurs et travailleuses attribuent la plus mauvaise note au stress et à la charge psychique du travail. Quarante pour cent d’entre eux se sentent souvent ou très fréquemment stressés par leur travail, et un tiers d’entre eux ressentent le travail comme une charge psychologique. La pression sur les travailleurs et travailleuses a encore nettement augmenté dans le contexte de l’abandon du taux plancher euro – franc suisse. Selon Adrian Wüthrich, président désigné de Travail.Suisse, « la course à la productivité agit comme un coup de cravache et entraîne une surcharge pour les travail-leurs et travailleuses, avec des effets négatifs sur leur santé, ainsi qu’un coût élevé pour l’économie nationale dans son ensemble ».

La promotion de la santé et l’encouragement de la formation continue sont insuffisants

Il apparaît en outre que les travailleurs et travailleuses sont insatisfaits des mesures prises par leur employeur pour promouvoir la santé. Alors que 14 pour cent déclarent qu’aucune mesure de promo-tion de la santé n’a été prise, pour 29 autres pour cent, les mesures sont à peine suffisantes, voire totalement insuffisantes. Il en va de même pour l’encouragement – par les employeurs – de la forma-tion continue des travailleurs et travailleuses. Près de la moitié des travailleurs et travailleuses – 46 pour cent – ne reçoivent aucun encouragement pour leur formation continue, ou si peu. Il est clair aux yeux de Jacques-André Maire, conseiller national et vice-président de Travail.Suisse, que « compte tenu de la pénurie de main-d’œuvre qualifiée et des problèmes rencontrés par les travail-leurs et travailleuses d’un certain âge sur le marché du travail, il est essentiel que ces derniers soient soutenus bien davantage par leur employeur en matière de formation continue ».

Des soucis prononcés pour son propre emploi

Le «Baromètre Conditions de travail» de Travail.Suisse met nettement en évidence le problème que constituent en Suisse les travailleurs et travailleuses vieillissants. Ceux-ci ont l’impression que leur emploi est davantage menacé – dans les perspectives à court terme – que celui des autres catégo-ries d’âge. Le tableau est encore plus sombre pour les perspectives à moyen terme. Dans le groupe des 46 à 64 ans, 65 pour cent – soit près des deux tiers – ne croient guère à la possibilité de trouver sur le marché suisse du travail un poste comparable pour un salaire comparable, au cas où ils quitteraient leur emploi, de leur plein gré ou contraints et forcés. Il est nécessaire d’adopter de toute urgence une politique de la formation « taillée sur mesure », d’élaborer des conseils en ma-tière de carrière destinés aux travailleurs et travailleuses d’un certain âge, et de corriger la politique d’engagement des entreprises. « Si nous ne réussissons pas à donner suffisamment de sécurité sur le marché aux travailleurs et travailleuses vieillissants, nous aurons un problème politique au niveau européen », souligne Adrian Wüthrich, futur président de Travail.Suisse.

Le Congrès de Travail.Suisse reprend les problèmes soulevés par le Baromètre

Le Congrès de Travail.Suisse aura lieu demain, samedi 12 septembre 2015 à Berne, et aura pour devise « Pour du travail ayant de l’avenir ». Au programme figurent l’élection du nouveau président, M. Adrian Wüthrich, ainsi que l’adoption par les délégués du document du Congrès. Ce document contient plusieurs exigences directement liées aux résultats du «Baromètre Conditions de travail », soit des points essentiels portant sur des aménagements équitables des horaires de travail, l’encouragement de la formation continue et une attention particulière accordée aux problèmes des travailleurs et travailleuses d’un certain âge.

Le «Baromètre Conditions de travail» de Travail.Suisse brosse un tableau des conditions de travail en Suisse, du point de vue des travailleurs et travailleuses. Il constitue donc également une marche à suivre pour notre activité politique et syndicale. Il est prévu de renouveler le Baromètre à inter-valles réguliers afin de pouvoir aussi détecter à l’avenir les changements à apporter au fil du temps.

Pour de plus amples informations:
Adrian Wüthrich, président désigné de Travail.Suisse, tél. 079 287 04 93
Jacques-André Maire, conseiller national, vice-président de Travail.Suisse, tél. 078 709 48 50
Gabriel Fischer, responsable de la politique économique et chef de projet «Baromètre Conditions de travail», tél. 076 412 30 53

Annexe Dimension

2015 09 11 Kurzfassung f.docx.pdf 299 KB

2015 09 09 Bericht Barometer v DEF.pdf 1528 KB

2015 09 11 f Redetext A Wuethrich.docx.pdf 114 KB

2015 09 11 f Redetext Jacques Andre Maire.docx.pdf 117 KB

11 septembre 2015, Gabriel Fischer, Responsable politique économique et Jacques-André Maire, Vice-président et conseiller national Drucker-icon

La commission sociale renvoie le congé paternité aux calendes grecques

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, s’étonne que la commission sociale du Conseil des Etats renvoie à plus tard le congé paternité. Car les faits sont clairs : 80 pour cents de la population votante souhaitent un congé paternité, les rapports nécessaires sont disponibles et le centre gauche détient la majorité au sein de la commission. Travail.Suisse invite les partis favorables à la famille à prendre cette revendication au sérieux au lieu de jouer avec le calendrier. suite

Il est plus que temps que le Parlement adopte un congé paternité défini par la loi, véritable étape en direction d’une politique familiale moderne. Si la revendication est à nouveau reportée et que les besoins des jeunes familles ne sont pas pris en considération, alors la probabilité est grande que la moutarde monte au nez de la population et qu’elle doive l’imposer par le biais d’une initiative populaire. Car cela donne l’impression que les familles sont absentes de la discussion, comme elles le sont de celle portant sur la prévoyance vieillesse. Cela serait une vision à court terme : en matière de prévoyance vieillesse, seules de bonnes conditions cadres favorisant les jeunes familles et des mesures pouvant combattre le faible niveau de natalité sont de nature à combler le financement manquant de l’AVS.

Pour plus d’informations :
Martin Flügel, Président, tél. 079/743’38’43
Matthias Kuert Killer, Responsable Politique sociale, tél. 079/777’24’69

02 septembre 2015, Martin Flügel, Président et Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon