Médias – Communiqués de presse

Communiqués de presse 2015

Le dumping salarial est une réalité – la protection des salaires reste importante

Le rapport de l’observatoire publié aujourd’hui par le SECO montre que le dumping salarial est une réalité en Suisse. Il en résulte qu’à côté des effets positifs de la libre-circulation des personnes pour le développement économique et les assurances sociales, il y a aussi des aspects négatifs pour le marché du travail. Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, il est clair que la protection des salaires et des conditions de travail sera une des tâches centrales que la politique devra traiter ces prochains temps. suite

Le rapport de l’observatoire du SECO est relativement clair : la libre-circulation des personnes, en tant que partie des accords bilatéraux avec l’UE, a apporté à la Suisse dans le passé une croissance économique positive et a stabilisé les assurances sociales grâce à l’immigration de jeunes travailleurs bien qualifiés. Mais on constate que les étrangers établis peu qualifiés et que les travailleurs et travailleuses avec une formation tertiaire sont exposés au dumping salarial même sur un plan général. Cela vient confirmer ce que montrent les contrôles dans le cadre des mesures d’accompagnement, à savoir que le dumping salarial est une réalité en Suisse. De plus, il existe le danger d’effets d’éviction sur le marché du travail par le biais des personnes ayant une autorisation de séjour de courte durée et par les frontaliers. Avec les mesures d’accompagnement, il existe de solides instruments pour la protection des salaires et des conditions de travail mais il s’agit aussi de les appliquer de façon conséquente et de les améliorer pour qu’ils atteignent leur but.

La protection des salaires reste importante et doit être étendue

La protection des salaires et des conditions de travail sera centrale pour regagner la confiance de la population dans les accords bilatéraux. « Il faut maintenant que la politique mette en place rapidement les bons aiguillages pour regagner la confiance des travailleurs et des travailleuses », indique Gabriel Fischer, responsable du dossier de politique économique à Travail.Suisse. « L’augmentation des amendes à 30’000 francs décidée pour lutter contre le dumping salarial doit être introduite immédiatement et ne peut plus être repoussée à plus tard », explique Gabriel Fischer. En outre, le Conseil fédéral doit revenir avec les mesures d’optimisation des mesures d’accompagnement qu’il avait placées dans un tiroir le 1er avril 2015. A moyen terme, il faut en plus une facilitation de la déclaration de force obligatoire des conventions collectives de travail ; seulement avec un salaire minimum clairement défini, la protection des salaires peut être appliquée avec efficacité.

Pour d’autres informations :
Gabriel Fischer, responsable du dossier de politique économique, 076 412 30 53

23 juin 2015, Gabriel Fischer, Responsable politique économique Drucker-icon

Les salaires exorbitants des managers restent une réalité avec des conséquences politiques dramatiques

Depuis plus d’une décennie, Travail.Suisse analyse le développement des salaires des managers. La conclusion du onzième bilan annuel est affligeante : L’initiative contre les rémunérations abusives n’a eu aucun impact sur le montant des salaires des managers. Les indemnités d’entrée et de départ continuent bon train grâce aux possibilités de contourner l’ORAb. Malheureusement, aucune modération n’a été constatée au cours de l’année dernière, en ce qui concerne la rémunération des managers. Le décalage entre la population et l’économie se poursuit et les responsables politiques sont sollicités pour trouver des mesures nouvelles, corrigeant ce développement inquiétant. suite

C’est la onzième fois consécutive que Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs, examine l’écart entre les salaires les plus hauts et les plus bas, dans 27 entreprises suisses. L’analyse confirme une situation connue et inquiétante.

Les salaires des managers caracolent à un niveau élevé

On constate un développement mitigé dans les rémunérations des très hauts salaires : On trouve des réductions côtoyant des augmentations significatives. Mais dans l’ensemble, les salaires des managers caracolent à un très haut niveau. En 2014, l’entreprise pharmaceutique Roche se distingue avec une première place peu glorieuse autant pour l’écart salarial de 1 à 253 pour le président sortant du conseil d’administration, Franz Humer, que pour le CEO, Severin Schwan, avec un rapport salarial de 1 à 230. Le résultat pour les autres membres de la direction du groupe saute, lui aussi, particulièrement aux yeux : « Dans trois quarts des entreprises, les rémunérations pour la direction du groupe ont fortement augmenté, depuis 2011, d’un taux moyen considérable de 18% », constate Gabriel Fischer, responsable de la politique économique de Travail.Suisse.

L’initiative contre les rémunérations abusives a raté sa cible et est facile à contourner

Les résultats montrent clairement que l’initiative contre les rémunérations abusives n’a pas eu une influence modératrice sur le montant des salaires des managers. Dans les assemblées générales, des votes ont effectivement lieu sur le dédommagement du management, mais ces votes ont lieu, dans leur grande majorité, en réunissant les parties fixes et variables (bonus) et de manière prospective, donc à l’avance. « Les indemnités d’entrée sans contrepartie et les indemnités de départ convenues sur contrat sont, il est vrai, interdites aujourd’hui. Mais les primes d’entrée, qui rachètent le transfert des managers en fonction du plan de bonus de l’employeur précédent sont autorisées comme auparavant, tout comme le maintien du versement du salaire, ou des mandats de conseillers pour un montant de plusieurs millions après la fin de l’activité professionnelle dans l’entreprise », dit Fischer.

Les responsables politiques doivent prendre des mesures pour rétablir la confiance

Le développement des salaires des managers a contribué à la perte de confiance de la population vis-à-vis de l’économie. L’adoption de l’initiative contre les rémunérations abusives et plus encore de celle de l’initiative contre l’immigration de masse montrent bien les conséquences politiques imprévisibles de ce développement. Les responsables politiques doivent d’urgence prendre des mesures dans les domaines suivants pour rétablir la confiance :

Révision efficace du droit de la société anonyme : Dans la révision sur le droit de la société anonyme, les échappatoires et les possibilités de contournement pour les indemnités d’entrée et de départ doivent obligatoirement être bloquées et il faut prescrire un vote rétrospectif de l’assemblée générale sur les bonus des managers.
Transparence fiscale pour les très hauts revenus : Comme la limitation des très hauts salaires n’obtiendrait pas la majorité politique et que le renforcement du droit de la société anonyme ne va pas résoudre le problème, il faut augmenter l’utilité des hauts salaires pour la société. Il faut une transparence fiscale pour les très hauts revenus et une discussion politique sur une contribution de solidarité.
Protéger les salaires et les emplois : L’idée qu’en haut de l’échelle les salaires continuent gentiment de monter et qu’en bas de l’échelle, la pression sur les salaires et la peur des restructurations augmentent, contribue de manière essentielle au malaise existant au sein de la population. Il faut une meilleure protection des salaires et des emplois.
Mettre fin à la politique fiscale basse pour les entreprises : Une baisse radicale de l’impôt pour les entreprises est prévue par la réforme sur l’imposition des entreprises III. Ce sont en premier lieu, la classe moyenne et les travailleurs avec de bas revenus qui vont subir la réduction des prestations due à la perte de recettes fiscales des pouvoirs publics. Il faut rectifier cette politique fiscale.

Pour d’autres informations :

• Martin Flügel, Président Travail.Suisse, 079 743 90 05
• Jacques-André Maire, Conseiller national et vice-président de Travail.Suisse, Tél. 078 709 48 50
• Gabriel Fischer, Responsable de la politique économique Travail.Suisse, Tél. 076 412 30 53

Annexe Dimension

2015 06 22 MM Managerloehne f.docx 16 KB

2015 06 22 Managerloehne Vertrauen-beschaedigt-pol-Massnahmen-noetig Redetext M-Fluegel f.docx 18 KB

2015 06 22 Managerloehne Redetext J-A-Maire f.docx 17 KB

2015 06 22 Managerloehne Hohes-Niveau-uneinheitliche-Entwicklung Redetext G-Fischer f.doc 43 KB

2015 06 22 Managerloehne 11te-Durchfuehrung-der-Studie Redetext A-Marty f.docx 20 KB

2015 06 22 Beilagen Managerlohnstudie def f.pdf 154 KB

22 juin 2015, Martin Flügel, Président Drucker-icon

Des mesures plus courageuses sont nécessaires

Le rapport du Conseil fédéral d’aujourd’hui sur la mise en oeuvre de l’initiative visant à combattre la pénurie de personnel qualifié (Fachkräfteinitiative) est modeste. Aux yeux de Travail.Suisse, il manque des étapes courageuses qui devraient apporter des améliorations claires au moins dans certains secteurs. suite

Le rapport du Conseil fédéral d’aujourd’hui sur la mise en oeuvre de l’initiative visant à combattre la pénurie de personnel qualifié (Fachkräfteinitiative) est très complet et contient la présentation de nombreuses mesures. Par contre, il manque avant tout des mesures courageuses, des mesures-phares en quelque sorte qui pourraient montrer à la population que leurs soucis sont pris au sérieux.

Travail.Suisse exige des mesures courageuses

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et des travailleuses exige les mesures suivantes :
- Conciliation: Pour améliorer la conciliation, des règlementations sur le temps de travail qui prennent en compte les besoins des familles sont nécessaires. En font partie le droit à pouvoir travailler à temps partiel pour les travailleurs et les travailleuses, ainsi qu’une non-discrimination des emplois à temps partiel en matière de salaire, de carrière, de temps de travail, de formation continue et d’assurances sociales. De plus, la Confédération et les cantons doivent fournir une offre suffisante et financièrement intéressante de structures de prise en charge.
- Offensive pour la qualification: le plus grand potentiel se trouve dans le domaine de la formation, auprès des dizaines de milliers de travailleurs et de travailleuses sans formation professionnelle. Pour pouvoir profiter de ce potentiel rapidement, la Confédération doit immédiatement dégager 50 millions de francs chaque année pour financer la formation et l’entretien de ces personnes (Motion Fetz, 14.3927).
- Travailleurs âgés: De nombreux travailleurs et travailleuses âgés sortent du marché du travail aujourd’hui en raison du chômage. Pour empêcher cela, une campagne nationale de sensibilisation (sur le modèle du canton d’Argovie) est nécessaire, de même qu’une interdiction de discriminer ancrée dans la loi et un suivi précis des engagements.
- Retour à la vie active: pour soutenir les femmes qui ont arrêté de travailler après une longue phase consacrée à leur famille et qui souhaitent à nouveau travailler, des offres d’accompagnement financées par les pouvoirs publics et l’accès aux mesures actives du marché du travail dans l’assurance chômage sont indispensables (initiative parlementaire Maire 14.452).

Des mesures courageuses sont nécessaires afin que l’initiative visant à combattre la pénurie de personnel qualifié contribue de manière sérieuse à la réduction de l’immigration et ainsi à l’acceptation des relations bilatérales avec l’UE.

Pour de plus amples informations :
Martin Flügel, président, 079 743 90 05

19 juin 2015, Martin Flügel, Président Drucker-icon

Initiative sur les bourses d‘études – un projet d’avenir pour les jeunes a été refusé

Travail.Suisse regrette vivement le rejet de l’initiative sur les bourses d‘études. Cette initiative était un projet d’avenir pour les jeunes. Elle voulait améliorer les chances de formation des jeunes adultes indépendamment du choix fait selon la formation professionnelle ou la forma-tion générale. suite

„Avec le rejet de l’initiative sur les bourses d’études, c’est un projet d’avenir pour la jeune généra-tion qui a été enterré “, regrette Bruno Weber-Gobet, responsable du dossier politique de forma-tion à Travail.Suisse. Cette initiative voulait améliorer les chances de formation pour tous. Les initiants ont fait valoir que ce n’est pas le revenu des parents ou le domicile mais seulement le résultat et l’aptitude qui doivent déterminer la possibilité pour une jeune personne de faire une formation supérieure ou non. Mais le peuple en a décidé autrement en rejetant l’initiative. Malheu-reusement, le contre-projet indirect de la Confédération ne résout pas les problèmes des bourses d‘études en Suisse, en particulier parce qu’il n’apporte pas d’harmonisation matérielle et que les contributions de la Confédération aux cantons ne sont pas versées en fonction de ce que le can-ton dépense pour ses étudiants. « La Suisse a ainsi manqué la chance que la jeune génération lui a pourtant offert » conclut Bruno Weber-Gobet.

Bruno Weber-Gobet, responsable du dossier politique de formation, Travail.Suisse, Tel. 079 348 71 67

Réforme de l’impôt sur les successions: ratage d’une double chance

Bien que l’impôt sur les successions aurait été modéré et n’aurait concerné que les plus riches en Suisse, il a été aujourd’hui rejeté. On a raté ainsi une double chance avec plus de justice grâce à une plus faible concentration de la fortune et avec une contribution pour une AVS solide. Malheureusement, la peur infondée propagée par les adversaires l’a emporté. Conséquence : le gros de la population devra payer plus d’impôts à la place des plus riches.

L’initiative sur les successions aurait permis, avec l’introduction d’une compétence fédérale sur le prélèvement des successions et une modeste imposition des successions en millions, d’atténuer la concentration dommageable de la fortune auprès des personnes très riches. Cette évolution et la concurrence fiscale ruineuse des cantons vont ainsi continuer sans frein. C’est un non-sens sur le plan social et pour l’économie dans sa globalité. En outre, on aurait pu dans le même temps réduire le déficit de financement de l’AVS de 30 à 50 pourcent. Cette lacune devra donc mainte-nant être comblée par un relèvement de la TVA. La peur répandue autour des PME et non basée sur des faits semble aussi avoir fait mouche auprès de la population. « Cela pourrait d’ailleurs avoir un effet contraire car l’économie des PME dépend d’une infrastructure qui fonctionne bien, financée par les recettes fiscales, et est aussi redevable d’une AVS stable » indique Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale à Travail.Suisse qui ajoute encore : « Au-jourd’hui près de 98 pourcent de la population fait partie des perdants. Ils devront payer plus d’impôts au lieu des personnes très fortunées.

Plus d‘informations:
Matthias Kuert Killer, responsable du dossier politique sociale Travail.Suisse, Tél. 079 777 24 69

Annexe Dimension

2015 06 14 MM Abstimmung-Stipendien Erbschaftssteuer f.docx 15 KB

14 juin 2015, Martin Flügel, Président Drucker-icon

Rallye de poussettes pour le congé paternité

Travail.Suisse appelle à se rendre à Berne le 30 août 2015 pour le premier « Rallye des poussettes » pour le congé paternité » (www.kinderwagen-rallye.ch). L’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses demande depuis bien dix ans un congé paternité payé. C’est vraisemblablement le 1er septembre que la commission du Conseil des Etats pourra décider si elle veut vraiment passer à l’acte et se prononcer pour un congé paternité de deux semaines, qui est vraiment le minimum. suite

Informations au sujet du Rallye de voitures d‘enfant: www.kinderwagen-rallye.ch

En ce moment au Parlement, une motion pour deux semaines de congé paternité est pendante. « Ces deux semaines sont le minimum absolu pour ces pères fraîchement émoulus » indique Matthias Kuert Killer, responsable du dossier politique sociale à Travail.Suisse. La motion vient d’être acceptée par la commission compétente du Conseil national. La commission du Conseil des Etats devra se prononcer le 1er septembre 2015.

Travail.Suisse appelle les familles à venir à Berne le dimanche 30 août pour le premier rallye des poussettes pour le congé paternité et ainsi lui donner une bien plus grande considération par une action joyeuse et colorée.

La plateforme www.papizeit.ch, lancée le 7 juin pour le jour des pères, connaît un grand succès. Beaucoup de pères témoignent avec des photos et des propos en disant pourquoi un congé paternité digne de ce nom est nécessaire. Aujourd’hui, un père fraîchement émoulu obtient selon la loi autant de temps libre payé que pour un déménagement : un jour ! Cela ne peut plus continuer ainsi.

Pour plus d‘informations:
Matthias Kuert Killer, responsable du dossier politique sociale, Travail.Suisse, 079 777 24 69
www.kinderwagen-rallye.ch

12 juin 2015, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon