Médias – Communiqués de presse

Communiqués de presse 2015

Les femmes sont discriminées et c’est toujours un scandale !

La discrimination salariale existe toujours en Suisse, les derniers chiffres publiés aujourd’hui par l’Office fédéral de la statistique le démontrent, une fois de plus. Les inégalités salariales entre femmes et hommes qui ne s’expliquent pas représentent une part trop importante de toutes les inégalités salariales. Pire, cette discrimination s’aggrave. Ce simple constat est scandaleux. Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et des travailleuses, l’analyse de l’OFS démontre une fois encore que l’adoption de mesures étatiques contraignantes pour les entreprises est absolument nécessaire. suite

Même si le chiffre de la discrimination salariale n’est pas de première fraîcheur puisqu’il est calculé sur les résultats de l’Enquête suisse sur la structure des salaires datant de 2012, ces 40,9% sont autant de pourcents de trop car ils sont le signe d’un non-respect des femmes qui travaillent et de leur famille. La discrimination salariale bafoue depuis trop longtemps la Constitution fédérale et de la Loi sur l’égalité.

La part purement discriminatoire de toutes les inégalités salariales constatées représentent grosso modo 7 milliards de francs chaque année. Ce sont les femmes, mais aussi les familles, qui paient l’addition, à la place des employeurs qui ignorent ou souhaitent continuer d’ignorer le problème. Cela doit cesser. Force est de constater que l’autorégulation et les contrôles volontaires sont inefficaces. C’est pourquoi Travail.Suisse attend fermement du Conseil fédéral qu’il propose prochainement des mesures contraignantes pour combattre ce scandale.

Pour plus de détails :
Valérie Borioli Sandoz, Responsable Politique de l’égalité, 079/ 598’06’37

21 août 2015, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité Drucker-icon

Prévoyance vieillesse 2020 : Pilules amères pour les travailleurs et travailleuses

Travail.Suisse reconnaît la volonté de la Commission sociale du Conseil des Etats de rendre la réforme de la prévoyance vieillesse capable d’obtenir une majorité politique. La recette consistant à combiner des améliorations et des détériorations a marché lors de réformes précédentes et peut aussi réussir avec celle-ci. Mais après les propositions de la CSS-E, les travailleurs et travailleuses devraient avaler plusieurs pilules bien amères. C’est pourquoi, des améliorations sont nécessaires pour Travail.Suisse. suite

Les détériorations sont difficiles à digérer : le relèvement de l’âge de la retraite et la réduction drastique du taux de conversion minimal chargeront fortement les travailleurs et travailleuses. Des rentes plus basses menacent. Pour rendre acceptable un relèvement de l’âge de la retraite des femmes, il faut garantir l’égalité des salaires avec des mesures législatives, une meilleure couverture d’assurance pour les travailleuses et travailleurs à temps partiel et la mise à disposition d’une compensation sociale substantielle pour la retraite anticipée avant 65 ans pour les bas et moyens revenus. Il faut aussi que les employeurs garantissent l’emploi jusqu’à 65 ans. La Commission sociale a manqué de poser d’importants jalons avec la suppression de la déduction de coordination et avec des compensations ciblées pour l’âge de la retraite flexible.

La baisse drastique du taux de conversion minimal a des effets sur les rentes. Cette couleuvre est d’autant plus difficile à avaler du fait que, de l’autre côté, les sociétés d’assurance-vie tournées vers le profit s’en sortent sans dommage. Elles peuvent toujours faire des profits exagérés sur le dos des travailleurs et travailleuses avec l’assurance sociale prévoyance professionnelle à cause de la réglementation du «Legal Quote ». « Cela n’est pas une surprise, quelques Conseillers d’Etats se faisant les relais de l’industrie de l’assurance », souligne Matthias Kuert Killer, Responsable pour la politique sociale à Travail.Suisse. « Ces bénéfices exagérés restent inacceptables et devront être corrigés vers le bas au plus tard par le Conseil national. »

Pour qu’il n’y ait pas de baisses de rentes, il faut des mesures de compensation étendues. La Commission sociale ne l’a pas oublié. Sur ce point, l’augmentation annoncée des rentes de 70 francs dans l’AVS est réjouissante. Il est juste qu’une partie des mesures de compensation au moins se fasse dans le premier pilier. Ainsi l’argent est investi efficacement et profite à tous. Malgré tout, il faut aussi une contribution supplémentaire par le biais de Fonds de sécurité LPP. Car les pertes de rentes ne peuvent pas être seulement compensées par 70 francs de l’AVS.

Travail.Suisse suivra de près la suite des délibérations parlementaires. Sur la base des propositions de la CSS-E, il demeure possible de trouver à la fin un projet apte à recueillir une majorité. Mais des améliorations sont encore nécessaires. Travail.Suisse combattra avec détermination une détérioration au détriment des travailleurs et travailleuses.

Pour plus d’informations :
Martin Flügel, Président, tél. 079 743 90 05
Matthias Kuert Killer, Responsable de la politique sociale, tél. 079 777 24 69

17 août 2015, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Il est possible d’augmenter les salaires malgré un franc surévalué

La décision de la Banque nationale de supprimer le cours plancher au début de l’année et la forte surévaluation du franc pénalisent l’environnement économique de la Suisse. Dans les entreprises dont l’existence est menacée par le cours du franc, la protection des emplois est au premier plan. Les derniers chiffres montrent cependant que dans de nombreuses branches, les augmentations salariales sont tout à fait possibles, qu’une large crise économique n’est pas à craindre et que le produit intérieur brut affiche même une croissance modérée pour 2015. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses et les fédérations affiliées, Syna, transfair et Hotel&Gastro Union réclament, pour cette raison, que le gel des salaires reste une exception durant l’automne salarial et que la plupart des travailleurs et travailleuses se voient accorder des augmentations salariales entre 0.5 et 1.5%. suite

Le franc surévalué met les entreprises face à de grands défis. C’est en particulier le tourisme et les entreprises de l’industrie à l’exportation qui sont touchées par les difficultés. Pour les entreprises concernées dont l’existence est menacée, des solutions de partenariat social sont proposées pour protéger les emplois. Dans ces situations d’exception, il est possible de renoncer à une augmentation salariale comme contribution supplémentaire à la protection des emplois.

Une large crise économique n’est cependant pas à craindre et le SECO prévoit même pour 2015 une croissance économique de 0.8% et de 1.6% pour 2016. Des augmentations salariales sont donc tout à fait possibles malgré une année 2015 exigeante.

Des augmentations salariales entre 0.5 et 1.5% pour la plupart des travailleurs et travailleuses

Depuis 2010, les augmentations salariales ont été très modérées malgré un développement économique favorable. Il est d’autant plus important qu’aujourd’hui, dans une période économiquement plus difficile, des augmentations salariales soient accordées de manière continue. Cela correspond à la tradition en Suisse : Des augmentations modérées dans les années prospères mais ininterrompues dans les périodes difficiles.

Les études sur les salaires des managers effectuées par Travail.Suisse montrent que l’écart entre les salaires a fortement augmenté au cours des années précédentes. Alors que les étages supérieurs ont multiplié leurs parts du gâteau, les travailleurs et travailleuses n’ont eu que quelques augmentations minimes, en guise de miettes. Seules des augmentations salariales régulières pour tous les travailleurs et travailleuses garantissent une répartition équitable de la richesse et soutiennent la cohésion sociale dans la société.

La surévaluation du franc entraîne aussi un recul du renchérissement, en 2015. Pour Travail.Suisse, cela offre la possibilité, avec l’augmentation des salaires minima, d’effectuer une augmentation réelle et sensible des revenus les plus bas. Seule une croissance réelle des salaires profite à l’économie par l’augmentation du pouvoir d’achat et renforce la conjoncture dans son ensemble au moyen d’un renforcement de la consommation privée. A côté de cela, il faut aussi mettre l’augmentation des salaires des femmes au centre de nos préoccupations. Le dialogue sur l’égalité des salaires effectué sur une base volontaire a échoué sans résultat. Il faut désormais prouver que l’égalité des salaires entre hommes et femmes ne reste pas uniquement lettre morte dans la Constitution, mais qu’elle sera poursuivie activement durant l’automne salarial 2015. Dans le même temps, le Conseil fédéral est prié de présenter enfin les mesures plus efficaces, promises depuis longtemps, pour lutter contre l’inégalité salariale.

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et les fédérations affiliées, Syna, transfair et Hotel&Gastro Union réclament pour cette raison que le gel des salaires reste une exception durant l’automne salarial et que la plupart des travailleurs et travailleuses se voient accorder des augmentations salariales entre 0.5 et 1.5%.

Plus d’informations:
• Gabriel Fischer, Responsable de la politique économique Travail.Suisse, Tél. 076 412 30 53
• Arno Kerst, Président de Syna, Tél. 079 598 67 70
• Eric Dubuis, Membre de la direction et secrétaire romand d’Hotel & Gastro Union, Tél. 079 290 76 26
• Stefan Müller-Altermatt, Conseiller national et président du syndicat transfair, Tél. 076 332 15 26

Annexe Dimension

2015 08 11 MK-Lohnforderungen-2016 Redetext-Fischer TravailSuisse f.docx 26 KB

2015 08 11 MK-Lohnforderungen-2016 Redetext- A Kerst Syna f.docx 46 KB

2015 08 11 MK-Lohnforderungen-2016 Redetext Mueller-Altermatt transfair f.docx 34 KB

2015 08 11 MK-Lohnforderungen-2016 Redetext-Dubuis Hotel Gastro Union f.docx 520 KB

11 août 2015, Gabriel Fischer, Responsable politique économique Drucker-icon

Pas de cadeaux fiscaux aux entreprises en lieu et place d’un programme de stabilisation

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, rejette un nouveau programme de stabilisation. Des cadeaux fiscaux aux entreprises d’un côté et des économies sur le dos des travailleurs et travailleuses de l’autre sont inacceptables. suite

Le plan financier 2017-2019 de la Confédération prévoit des efforts d’économie supplémentaires, de l’ordre d’un milliard de francs, raison pour laquelle le Conseil fédéral prévoit d’ouvrir en novembre 2015 une consultation sur un programme dit de stabilisation.

Pour Travail.Suisse, il est inacceptable de prévoir d’un côté une troisième réforme de l’imposition des entreprises qui occasionnera plusieurs milliards de pertes fiscales pour la Confédération et les cantons et, de l’autre, des coupes dans différentes prestations de l’Etat par un programme d’économies. Si, malgré tout, il s’avérait nécessaire de mettre en œuvre un plan d’économies, celui-ci devrait impérativement prévoir aussi de nouvelles recettes.

Pour d’autres renseignements :
Martin Flügel, président, 079 743 90 05
Denis Torche, responsable du dossier de politique financière, 079 846 35 19

01 juillet 2015, Martin Flügel, Président et Denis Torche, Responsable politique environnementale, fiscale et extérieure Drucker-icon

La commission de l’économie plus courageuse que le Conseil fédéral

Travail.Suisse, l’organisation indépendante des travailleurs et travailleuses, applaudit la décision de la commission de l’économie et des redevances CER du Conseil national : en acceptant l’initiative parlementaire déposée par son vice-président, le socialiste neuchâtelois Jacques-André Maire, elle se montre bien plus courageuse et responsable que le Conseil fédéral. Le récent rapport de ce dernier sur son initiative visant à combler la pénurie en personnel qualifié (Fachkräfteinitiative) était insuffisant. Avec cette décision, la commission a clairement refusé que le collège gouvernemental ne tente de liquider les interventions des parlementaires sur le front de l’emploi, de la formation et du retour à la vie active en période de pénurie de main d’œuvre qualifiée. suite

Un premier pas pour combler un angle mort de la LACI a été franchi lors de la dernière séance de la CER-N. L’initiative parlementaire Maire (14.452) vise à modifier les critères que l’assurance chômage applique pour accorder des mesures de formation. Ces critères doivent être assouplis pour les candidat-e-s au retour qui se sont absentés de nombreuses années du marché du travail pour s’occuper de leurs enfants.

Les personnes qui se sont retirées plus de quatre ans de la vie professionnelle pour élever leurs enfants, en grande majorité des femmes, doivent pouvoir se réinsérer dans les meilleures conditions. Pour cela, ces personnes ont des besoins particuliers en matière d’accompagnement, qui vont bien au-delà de quelques cours de mise à niveau de leur formation initiale. C’est d’un véritable accompagnement professionnel sur plusieurs mois dont elles ont besoin. Pour pouvoir en bénéficier, les candidat-e-s au retour doivent pouvoir recevoir l’aide financière pour des mesures de formation telle que prévue par la Loi sur l’assurance chômage LACI. Cependant, cela leur est impossible en raison des critères que leur imposent les offices régionaux de placement qui ne tiennent pas compte de leur situation particulière.

Les membres de la CER ont compris l’incohérence contenue dans la LACI. Ils ont aussi refusé que le rapport du Conseil fédéral du 19 juin dernier ne serve à liquider les interventions en attente de réponse. Si la commission du Conseil des Etats suit cette heureuse décision, alors l’article 60 sera bientôt complété par la mention de ce public-cible spécifique. Le candidat au retour – et bien plus souvent la candidate – après une longue interruption de l’activité professionnelle pour des raisons familiales ne sera plus tenu de rechercher activement un emploi pendant la durée des cours qui lui seront accordés.

Pour plus de détails:
Valérie Borioli Sandoz, Responsable Politique de l’égalité, 079 598 06 3

30 juin 2015, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité Drucker-icon