Médias – Communiqués de presse

Communiqués de presse 2015

Taux d‘intérêt minimal : recommandation décevante de la Commission LPP

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travaileurs/euses, est déçu que la Commission LPP recommande pour l’année 2016 une baisse du taux d’intérêt minimal dans la prévoyance professionnelle à 1.25 pourcent. Dans l’environnement actuel marqué par de fortes variations sur les marchés des placements financiers, une fixation du taux tellement à l’avance n’est plus conforme à l’objectif fixé. C’est pourquoi Travail.Suisse demande de laisser inchangé le taux d’intérêt minimal à 1.75 pourcent et d’instaurer en même temps un groupe de travail des partenaires sociaux qui devrait examiner une formule modifiée et une fixation du taux d’intérêt minimal vers la fin de l’année concernée (ex-post). suite

La baisse recommandée du taux d’intérêt minimal à 1.25 pourcent est précipitée. Dans l’environnement actuel très volatil, fixer tellement à l’avance le taux d’intérêt minimal n’est plus adapté à l’objectif recherché. Depuis longtemps, la formule en cours de la politique des placements de nombreuses caisses de pension pour fixer le taux d’intérêt minimal n’est plus appropriée. Un réexamen de la formule au lieu d’une baisse unilatérale du taux minimal aurait donc été approprié. C’est pourquoi Travail.Suisse demande au Conseil fédéral de faire réviser la formule appliquée actuellement. Ce qui serait juste serait de fixer le taux d’intérêt minimal vers la fin de l’année concernée quand on a davantage d’indications sur la performance effective. S’il devait s’avérer qu’à ce moment-là seul un taux d’intérêt minimal très faible serait justifié, les assurés pourraient mieux l’accepter. Un très faible taux fixé à l’avance, comme cela est le cas actuellement, n’est en revanche que difficilement compréhensible pour les assurés.

Pour d’autres informations :
Matthias Kuert Killer, responsable de la politique sociale, Tél. 079 777 24 69

31 août 2015, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Le congé paternité maintenant !

Aujourd’hui, à Berne, plus de 150 personnes se sont rassemblées pour la première action « du temps pour les papas ». Gaie et colorée, cette manifestation a encore une fois rappelé la requête urgente d’un congé paternité payé fixé dans la loi. Le 1er septembre, la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS) du Conseil des Etats aura la possibilité de faire un pas important et concret pour l’introduction d’un congé paternité. suite

Comme l’a montré un sondage représentatif sur mandat de Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, plus de 80 pourcent de la population ayant droit de vote est pour un congé paternité payé. L’approbation est élevée dans tous les groupes de la population. Mardi qui vient, la commission sociale du Conseil des Etats peut satisfaire ce besoin en acceptant l’initiative parlementaire Candinas et ouvrir la voie à un congé paternité de deux semaines. Un mandat serait ainsi donné pour la création d’une loi correspondante.

Selon le droit des obligations, les pères ont droit aujourd’hui lors de la naissance d’un enfant à un jour de congé de la part de leur employeur. C’est exactement la même chose que pour un déménagement. Les pères actuels veulent s’engager dans la famille dès le premier jour. C’est pourquoi, il faut qu’ils aient suffisamment de temps libre pour ce faire. On a donc besoin d’un congé paternité payé.

Plus de 150 personnes ont, de par leur participation à l’action « du temps pour les papas » à Berne, rappelé qu’on ne peut plus continuer à repousser l’introduction d’un congé paternité. Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale à Travail.Suisse, l’indique bien : « Le moment d’un congé paternité est maintenant venu. La politique ne peut plus l’ignorer. »

Pour plus de renseignements :
Martin Flügel, Président, Tél. 079/743 90 05
Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale, Tél. 079/ 777 24 69

30 août 2015, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Laisser inchangé le taux d‘intérêt minimal dans la LPP

Travail.Suisse plaide, dans le cadre de la consultation des partenaires sociaux sur le taux d’intérêt minimal dans la prévoyance professionnelle, pour faire une pause de réflexion. La formule appliquée pour déterminer le taux d’intérêt minimal ne correspond plus à la répartition des différents placements de la plupart des caisses de pension. En outre, dans l’environnement actuel marqué par de grandes variations sur les marchés des capitaux, une fixation pareillement anticipée du taux n’apparaît plus être conforme au but recherché. C’est pourquoi, Travail.Suisse demande de laisser le taux d’intérêt minimal inchangé à 1.75 pourcent. En même temps, il faut instaurer un groupe de travail des partenaires sociaux qui devrait examiner une formule modifiée et une fixation du taux d’intérêt minimal pour 2016 vers la fin de l’année 2016 (ex-post). suite

La LPP prescrit que le Conseil fédéral doit tenir dûment compte de l’évolution des placements de la fortune pour la fixation du taux d’intérêt minimal. Les formules appliquées jusqu’ici ne prennent en considération que dans une faible mesure les placements en actions et en immobilier qui ont atteint au cours des dernières années de très bons résultats. Par contre, les obligations suisses de la Confédération sont surreprésentées dans les formules. De plus, comme le taux d’intérêt minimal est fixé très à l’avance, on procède à des déductions de sécurité bien que la loi ne le prévoie pas. Cela a conduit à des taux d’intérêt minimal très modestes mesurés à l’aune de la performance des dernières années. Un faible intérêt en réserve n’est cependant pas apte à promouvoir la confiance et produit une faible acceptation de la part des assurés.

C’est pourquoi Travail.Suisse demande au Conseil fédéral de revoir la formule appliquée actuellement. Le problème pourrait perdre de son acuité aussi si le taux d’intérêt minimal n’était fixé pour chaque année que vers la fin de l’année correspondante (ainsi pour 2016 vers la fin 2016). Si à ce moment-là, il s’avérait que seul un faible taux d’intérêt minimal soit justifié, les assurés pourraient mieux l’accepter. Mais cela seulement à la condition que leur capital de vieillesse, lors des bonnes années, soit bonifié d’un intérêt approprié et correspondant.

Pour la consultation sur le taux d’intérêt minimal: ici

Pour d’autres renseignements :
Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale, Tél. 079 777 24 69

28 août 2015, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

La population votante suisse est clairement en faveur du congé paternité

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, a publié aujourd’hui les résultats d’un sondage représentatif sur le congé paternité. Les résultats ne pourraient pas être plus clairs : Plus de 80% des votants suisses veulent un congé paternité payé et ancré dans la loi. L’adhésion est élevée et stable dans toutes les couches de la population, des tranches d’âges et autant chez les hommes que chez les femmes. Cela indique que le moment est plus que favorable pour mettre en place le congé paternité. C’est désormais à la Commission sociale du Conseil des États de prendre acte des signes du moment et d’attribuer un mandat concret pour une loi correspondante. suite

Avec le sondage représentatif de l’institut Link, Travail.Suisse a obtenu, pour la première fois, des données fiables sur les avis des votants suisses concernant le congé paternité. La tendance que le congé paternité correspond à un besoin important, constatée depuis longtemps, se trouve ainsi confirmée. Plus de 80% des votants sont pour que le père ait légalement droit à un congé paternité payé après la naissance de son propre enfant. La demande est soutenue de manière très forte (presque 90%) par les pères et mères entre 30 et 44 ans. Elle est largement soutenue par l’ensemble des votants. Aucun groupe de la population n’affiche une adhésion inférieure à 70%. Malgré la tendance des jeunes votants de se prononcer plus fortement en faveur de cette revendication, l’adhésion générale est tout à fait évidente, également dans le groupe d’âges allant de 60 à 74 ans. Les pères qui n’ont pas pu bénéficier eux-mêmes d’un congé paternité se prononcent clairement en faveur d’une telle loi.

La majorité de la population veut deux à quatre semaines de congé paternité

Les personnes ayant participé au sondage ont également été questionnées sur la durée idéale du congé paternité. Environ 40% de ceux qui se déclarent, par principe, en faveur d’un congé paternité souhaitent un congé de 4 semaines ou plus. Une autre partie comprenant bien 40% se prononce pour deux semaines. Le reste considère une durée plus courte comme suffisante. Les pères, quant à eux, souhaiteraient un congé un peu plus long que l’ensemble de la population. Les résultats de l’étude avec des graphiques peuvent être consultés dans le document en annexe.

Action « Du temps pour les papas », dimanche prochain (30 août 2015) à Berne

La génération actuelle des pères demande désormais des démarches concrètes de la part du monde politique. Sur www.papizeit.ch/fr, presque 200 pères ont déjà déclaré en texte et en images, pourquoi le congé paternité était nécessaire. Le 1er septembre, la Commission sociale du Conseil des États peut donc acter le besoin exprimé et accorder un congé paternité de deux semaines. Cela permettrait d’attribuer explicitement le mandat pour créer une loi correspondante. Travail.Suisse et d’autres organisations attirent à nouveau l’attention sur cette demande importante avec l’action « Du temps pour les papas », qui aura lieu le 30 août à la Waisenhausplatz à Berne. D’autres informations sont accessibles à l’adresse suivante: www.balade-poussette.ch. Pour Matthias Kuert Killer, responsable de la politique sociale de Travail.Suisse, une chose est claire : « Il faut un congé paternité et il le faut maintenant ! ».

Pour plus d’informations :
Martin Flügel, Président, Tél. 079/743‘90‘05
Matthias Kuert Killer, Responsable de la politique sociale, Tél. : 079/777‘24‘69

Annexe Dimension

LINK Institut Report Travail Suisse Vaterschaftsurlaub 2015.pdf 1291 KB

23 août 2015, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Pas de baisse de l‘âge d’entrée dans la caisse de pension

Dans le cadre de la réforme de la prévoyance vieillesse, la Commission sociale du Conseil des Etats propose d’abaisser l’âge d’entrée dans la caisse de pension à 21 ans. Le Comité de Jeunesse.Suisse – l’organisation nationale de jeunesse de Travail.Suisse – considère que cette décision est contreproductive. suite

Le Conseil fédéral a, sous le nom de « prévoyance vieillesse 2020 » proposé une grande réforme de la prévoyance vieillesse. Le but est de maintenir les prestations pour les assurés en dépit de l’évolution démographique problématique. Dans le cadre de cette réforme, on a aussi examiné la question de baisser l’âge d’entrée dans la caisse de pension qui est aujourd’hui fixé à 25 ans. Après un examen minutieux, le Conseil fédéral a renoncé à cette mesure dans son message. La Commission sociale du Conseil des Etats propose néanmoins maintenant de fixer le début du processus d’épargne à 21 ans.

Le Comité de Travail.Suisse considère cette mesure comme contreproductive pour plusieurs raisons.

• La baisse de l’âge d’entrée dans la caisse de pension rendra plus difficile l’insertion professionnelle des jeunes travailleurs et travailleuses. Les jeunes deviendront des travailleurs plus chers étant donné que les employeurs devront verser leur contribution au 2ème pilier dès l’insertion professionnelle.

• Les jeunes ont déjà un salaire comparativement plus faible. Une réduction supplémentaire par des cotisations à la caisse de pension limite encore plus leur marge de manœuvre. En outre, pendant les jeunes années, on a diverses occasions de poursuivre un développement par le biais de formations continues, séjours linguistiques et voyages. Avec un salaire amoindri, il est plus difficile de constituer des réserves pour de tels plans. C’est un problème sérieux avant tout pour les jeunes dont les familles ne peuvent pas leur donner un coup de pouce financier.

• La baisse de l’âge d’entrée dans la caisse de pension n’apporte pas non plus les effets désirés pour les caisses de pension. Car les salaires comparativement plus faibles des jeunes apportent peu de revenus aux caisses de pension mais limitent en revanche les jeunes pour la constitution de leurs propres réserves.

Pour d’autres informations:
Jordan Kestle, Président Jeunesse.Suisse, Tel. 041 418 22 43
Roman Helfer, Vice-Président Jeunesse.Suisse, Tel. 079 540 78 37

Jeunesse.Suisse est l’organisation nationale des jeunes de Travail.Suisse. En font partie les jeunes des organisations de travailleurs et travailleuses Syna, Hotel&Gastro Union, transfair, OCST et SCIV.

21 août 2015, Jordan Kestle, Président de Jeunesse.Suisse Drucker-icon