Médias – Communiqués de presse

Communiqués de presse récents

La commission sociale présente un contre-projet indirect pour deux semaines de congé paternité

La commission sociale du Conseil des Etats (CSSS-E) a débattu aujourd’hui de l’initiative populaire pour un congé paternité raisonnable et d’un éventuel contre-projet. Elle rejette l’initiative mais présente un congé paternité de deux semaines en tant que contre-projet indirect. L’association « Le congé paternité maintenant ! » est déçue du rejet de l’initiative. Il est toutefois encourageant que la CSSS-E ait enfin reconnu les besoins des familles et fait un premier pas modeste dans la bonne direction. suite

La Suisse est le seul pays en Europe qui n’a toujours pas de congé paternité. En décidant aujourd’hui de rejeter l’initiative et de présenter comme contre-projet indirect deux semaines de congé paternité, la CSSS-E a enfin reconnu la nécessité d’un congé paternité. Mais la mise en œuvre concrète est encore très modeste.

20 jours de congé paternité: raisonnable, finançable et facile à organiser

La prochaine étape sera la délibération de la commission compétente du Conseil national sur l’initiative et le contre-projet indirect de la commission sœur. Il est clair que la Suisse a maintenant enfin besoin d’un congé paternité, digne de ce nom. « Qu’un pays moderne et champion de l’innovation comme la Suisse n’ait toujours pas de congé paternité, cela n’est plus possible. Même si deux semaines de congé paternité, cela demeure très modeste, nous nous réjouissons que la CSSS-E ait reconnu la nécessité d’un congé paternité », indique Adrian Wüthrich, président de l’association « Le congé paternité maintenant » Mais pour Adrian Wüthrich, il est clair que « 4 semaines de congé paternité, comme le demande notre initiative, est déjà un compromis. Du fait que l’initiative prévoit un congé flexible et pouvant être pris par jours, cela ne représente pas de problème pour l’employeur », indique Adrian Wüthrich.

Pour plus d‘informations:
• Adrian Wüthrich, Président de l’Association « Le congé paternité maintenant! » et Président de Travail.Suisse, mobile: 079 287 04 93
• Maya Graf, Vice-Présidente de l’Association « Le congé paternité maintenant ! » et Co-Présidente d’ alliance F, mobile: 079 778 85 71
• Markus Gygli, Vice-Président de l‘Association « Le congé paternité maintenant ! » et Président de männer.ch, mobile: 079 757 79 91
• Philippe Gnägi, Vice-Président de l’Association « Le congé paternité maintenant ! » et Directeur de Pro Familia Suisse, mobile: 079 476 29 47

21 août 2018, Adrian Wüthrich, Président

Projet fiscal 17 : bonne direction prise par la CER-N

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, salue le fait que la Commission de l’économie et des redevances du Conseil national (CER-N) ait suivi le Conseil des Etats, en particulier sur la compensation sociale dans l’AVS. Mais pour que le projet puisse être accepté par le peuple, il faudra aussi de fortes compensations sociales dans les cantons qui ont prévu de baisser fortement leurs taux d’imposition pour les entreprises. suite

Travail.Suisse salue les mesures de compensation sociale pour l’AVS. Une AVS solide profite à tous les habitants. En stabilisant ainsi la situation financière de l’AVS jusqu’en 2024, la question de l’augmentation de l’âge de la retraite des femmes doit être écartée pour plusieurs années et on dispose de suffisamment de temps pour une réforme de l’AVS ultérieure solide et sociale.

De fortes compensations sociales sont aussi nécessaires dans les cantons

Le projet fiscal 17 provoquera cependant de fortes pertes fiscales au niveau cantonal. C’est pourquoi Travail.Suisse juge indispensable que les cantons instaurent de fortes mesures de compensation sociale (par ex. augmentation des allocations familiales, réductions des primes d’assurance-maladie, développement des structures d’accueil extra-familial, plus de moyens pour la formation etc.) avec la participation financière des employeurs. L’exemple du canton de Vaud doit servir de modèle dans ce sens.

Pour d’autres renseignements :
Adrian Wüthrich, président, Tél. 079 287 04 93
Denis Torche, responsable du dossier politique fiscale, 079 846 35 19

14 août 2018, Adrian Wüthrich, Président et Denis Torche, Responsable politique environnementale, fiscale et extérieure

Les travailleurs doivent impérativement bénéficier de la croissance

Il y a des années que la situation économique n’avait plus été aussi bonne et les perspectives aussi réjouissantes. Il est donc temps que les travailleurs bénéficient enfin de la croissance économique et ce, par des augmentations salariales d’au moins 2%. Pour empêcher une nouvelle baisse du pouvoir d’achat des travailleurs, il faut à nouveau prendre davantage de mesures salariales générales. suite

C’est avec un grand engagement et une flexibilité maximale que les travailleurs ont contribué à rendre possible le boom économique actuel. Les pronostics du SECO annoncent une croissance économique de 2.4% pour l’année en cours. Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et les fédérations affiliées Syna, transfair et Hotel&Gastro Union, il est clair que cette reprise doit profiter aux travailleurs. Il y a donc impérativement besoin d’augmentations tangibles d’au moins 2 %.

Un grand retard à combler en termes d’ajustement salarial

Au cours des années passées, les travailleurs ont dû se contenter d’augmentations salariales modestes et, parfois même, de gels des salaires. Cela a contribué à maintenir la compétitivité des entreprises durant les années de crise et durant la période de surévaluation du franc. Pour la première fois depuis 10 ans, les travailleurs ont même dû subir, en 2017, une perte de salaire réelle à cause de la reprise du renchérissement. Aujourd’hui, les travailleurs doivent impérativement pouvoir bénéficier eux-aussi de la reprise, resp. de l’essor économique.

Maintien du pouvoir d’achat uniquement par des mesures générales

Depuis 2006, la part des augmentations salariales générales a diminué en permanence, seule un tiers de la masse salariale a vraiment pu en bénéficier. La plupart des ajustements salariaux a eu lieu de manière individuelle et donc de manière opaque, voire parfois arbitraire. Avec la reprise du renchérissement (les pronostics s’attendent à un renchérissement de 1% en 2018), il faut impérativement que davantage d’augmentations salariales générales soient à nouveau accordées, sinon une grande partie des travailleurs se verra menacée d’une perte massive de pouvoir d’achat.

Franchir une nouvelle étape en direction de l’égalité salariale hommes-femmes

Il faut également se focaliser sur les salaires des femmes. La différence salariale inexplicable et toujours persistante (=discrimination salariale) des salaires des femmes de 7.4 % est absolument inacceptable et l’égalité des salaires hommes-femmes doit impérativement être promue. Il faut une volonté plus forte pour pouvoir contrôler l’égalité des salaires dans l’entreprise avec des méthodes statistiques reconnues et prendre les éventuelles mesures nécessaires pour une amélioration.

Pour de plus amples informations :

  • Gabriel Fischer, Responsable de la politique économique de Travail.Suisse, Tél. 076 412 30 53
  • Arno Kerst, Président de Syna, Tél. 079 598 67 70
  • Stefan Müller-Altermatt, Conseiller national et président du syndicat transfair, Tél. 076 332 15 26

09 août 2018, Gabriel Fischer, Responsable politique économique

Mesures d’accompagnement : Travail.Suisse ne discute pas sur un projet de démantèlement

Les mesures d’accompagnement (MAC) sont une épine dans les négociations sur un accord-cadre avec l’UE. Pour cette raison, le Conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann s’est entretenu ces dernières semaines avec les partenaires sociaux et les cantons. Les pourparlers préliminaires ont malheureusement montré que les négociations sur les MAC se dirigent vers un projet de démantèlement. C’est pourquoi, Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, a décidé de se retirer des pourparlers. suite

Le 4 juillet, le Conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann a informé vouloir avoir l’avis des partenaires sociaux et des cantons sur les points en suspens de la libre circulation des personnes. Le président de Travail.Suisse, Adrian Wüthrich, a eu des entretiens préliminaires avec le Conseil fédéral et les partenaires sociaux. « Notre position a toujours été claire : primo, il n’est pas question de démanteler les MAC et, secundo, la Suisse doit pouvoir régler de manière indépendante la protection des salaires et des conditions de travail », a-t-il indiqué.

Travail.Suisse a manifesté jusqu’ici sa volonté de discuter mais les évolutions des deux derniers jours ont montré que toutes les propositions conduisent à un démantèlement des MAC. « C’est une fin de non-recevoir pour Travail.Suisse. Des discussions ne font pas de sens sur cette base. Les lignes rouges sont les lignes rouges et on ne peut les franchir impunément quand il en va du bien-être des travailleurs et travailleuses en Suisse», dit Adrian Wüthrich. Travail.Suisse a indiqué par écrit et par oral au Conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann qu’il faut des propositions d’améliorations et que l’on ne peut pas se faire complice d’un projet de démantèlement. « Vu que ces observations ont été ignorées, Travail.Suisse n’a plus de raison de participer aux pourparlers à venir », rapporte Adrian Wüthrich. « L’accord-cadre n’a pas de chance de succès devant le peuple s’il est négocié sur le dos des travailleurs et travailleuses. »

Travail.Suisse reste en tout temps ouvert pour des discussions à l’avenir – par exemple pour une évaluation fondée conernant l’amélioration des mesures d’accompagnement comme pour une procédure d’annonce numérique moderne. Il est clair que pour garantir durablement la libre circulation des personnes avec l’UE, il faut étendre les mesures d’accompagnement pour une protection plus effective des salaires et des conditions de travail et pour une plus juste répartition des bénéfices de la libre circulation

Pour d’autres renseignements :
Adrian Wüthrich, Président / Conseiller national, mobile : 079 287 04 93

08 août 2018, Adrian Wüthrich, Président

Mesures d’accompagnement: le Conseil fédéral fait un pas dans la bonne direction

Le Conseil fédéral a réaffirmé aujourd’hui les mesures d’accompagnement en tant que lignes rouges dans les négociations en vue d’un accord-cadre institutionnel avec l’UE. Suite aux récents signaux alarmants du département du conseiller fédéral Ignazio Cassis, cette décision est un retour à la raison. Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et des travailleuses, la libre circulation des personnes sans ou avec des mesures d’accompagnement atténuées est inconcevable. suite

Une petite économie ouverte et orientée vers l’exportation comme celle de la Suisse dépend de relations régulières avec ses principaux partenaires commerciaux. Travail.Suisse est consciente de la grande importance économique des accords bilatéraux avec l’Union européenne et les a toujours soutenus dans le passé. Mais il est également clair que pour une organisation faîtière de travailleurs, l’acceptation de la libre circulation des personnes et de la concurrence sans restriction qui en découle pour les travailleurs du pays ne va pas de soi. « La promesse politique de protection des salaires et des conditions de travail doit être respectée et ne peut être discutée », déclare Gabriel Fischer, responsable de la politique économique chez Travail.Suisse.

C’est pourquoi les mesures d’accompagnement prévues dans le mandat de négociation d’un accord-cadre institutionnel ont également été désignées comme une ligne rouge. La manière dont ces décisions politiques ont été remises en question ces dernières semaines par des représentants du Conseil fédéral a été très irritante. « En ce sens, réaffirmer les mesures d’accompagnement comme une ligne rouge est un pas vers une solution raisonnable », déclare M. Fischer.

Pour Travail.Suisse, cependant, il est clair qu’afin d’assurer la libre circulation des personnes avec l’UE à long terme, les mesures d’accompagnement pour une protection plus efficace des salaires et des conditions de travail ainsi qu’une répartition plus équitable des bénéfices engendrés par la libre circulation sont nécessaires.

Plus d‘informations
Gabriel Fischer, Responsable Politique économique de Travail.Suisse, Mobile: 076 412 30 53

04 juillet 2018, Gabriel Fischer, Responsable politique économique

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