Médias – Communiqués de presse

Communiqués de presse récents

La Commission de la sécurité sociale du Conseil national maintient les coupes contre les bénéficiaires de PC

Hier et aujourd’hui, la CSSS du National s’est penchée sur l’élimination des divergences dans la révision des prestations complémentaires. Le résultat est totalement insatisfaisant. De nombreuses coupes sont maintenues, alors que le montant maximal pris en compte pour le loyer est maintenu depuis des années à un niveau beaucoup trop bas. Cela frise le déni de réalité. Cela menace la couverture des besoins vitaux, et donc la vie dans la dignité, à l’âge de la retraite. Travail.Suisse s’engagera avec force pour que les voix raisonnables s’imposent dans ce dossier et que les coupes soient évitées. suite

La personne qui n’arrive pas à vivre avec sa rente AVS a droit en Suisse aux prestations complémentaires (PC). La même chose vaut pour les personnes avec handicap qui dépendent d’une rente AI. Les prestations complémentaires doivent permettre une vie digne pour les personnes à la retraite ou en situation de handicap. Elles ont été introduites parce qu’un accord était impossible dans notre pays sur des rentes AVS et AI assurant le minimum vital. „Par ses décisions, la Commission de la sécurité sociale du Conseil national accepte que la sécurité des moyens de subsistance à la retraite et en cas de handicap soit menacée“, déclare Matthias Kuert Killer, responsable de la politique sociale chez Travail.Suisse.

Comme il y a davantage de personnes âgées et donc plus de bénéficiaires de PC, le Conseil fédéral avait proposé une réforme modérée des prestations complémentaires. Le Conseil national a voulu en profiter pour faire des coupes, et a réduit toutes les dépenses de 15%. Depuis le Conseil des Etats l’a sifflé, presque à l’unanimité, ce qui visiblement préoccupe peu la Commission de la sécurité sociale du National. Elle a maintenu de nombreuses coupes drastiques: par exemple, en cas de versement anticipé du 2ème pilier, le forfait PC doit être réduit de 10%, même s’il est petit. De plus, les contributions au coût de la vie des enfants des bénéficiaires doivent être réduites. Le seuil compliqué pour la fortune est maintenu, bien que le Conseil des Etats ait proposé une solution plus simple et meilleure. Ce n’est que sur la question des primes d’assurance maladie que la CSSS-N a adopté la ligne plus raisonnable du Conseil des Etats.

La décision d’augmenter de manière insignifiante le montant maximal pris en compte pour le loyer équivaut à un déni de réalité. Le loyer maximum détermine le montant maximal qui peut être remboursé pour le loyer. Depuis 2001, ces montants n’ont pas été ajustés à la forte hausse des loyers (environ 20%). Les bénéficiaires de PC ne peuvent presque plus se permettre la vie à la maison, raison pour laquelle la présente révision annonçait une augmentation du loyer maximal. Elle aurait signifié un soulagement pour les personnes concernées dans les régions d’habitation plus coûteuses. La Commission de la sécurité sociale du Conseil national n’en veut pas. Les loyers par exemple ont augmenté jusqu’à un tiers dans certains cantons, mais la CSSS-N ne souhaite pas que les bénéficiaires de PC reçoivent une contribution à leur loyer, ou alors insignifiante.

Travail.Suisse s’engagera avec force dans la suite de l’élimination des divergences et lors d’une éventuelle votation populaire pour une révision des PC qui prenne suffisamment en compte la revendication de la garantie d’une existence digne pour les personnes concernées.

Pour d’autres renseignements :
Matthias Kuert Killer, responsable de la politique sociale, 079 777 24 69

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2018 08 31 EL Differenzbereinigung f.docx 41 KB

31 août 2018, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

La commission sociale présente un contre-projet indirect pour deux semaines de congé paternité

La commission sociale du Conseil des Etats (CSSS-E) a débattu aujourd’hui de l’initiative populaire pour un congé paternité raisonnable et d’un éventuel contre-projet. Elle rejette l’initiative mais présente un congé paternité de deux semaines en tant que contre-projet indirect. L’association « Le congé paternité maintenant ! » est déçue du rejet de l’initiative. Il est toutefois encourageant que la CSSS-E ait enfin reconnu les besoins des familles et fait un premier pas modeste dans la bonne direction. suite

La Suisse est le seul pays en Europe qui n’a toujours pas de congé paternité. En décidant aujourd’hui de rejeter l’initiative et de présenter comme contre-projet indirect deux semaines de congé paternité, la CSSS-E a enfin reconnu la nécessité d’un congé paternité. Mais la mise en œuvre concrète est encore très modeste.

20 jours de congé paternité: raisonnable, finançable et facile à organiser

La prochaine étape sera la délibération de la commission compétente du Conseil national sur l’initiative et le contre-projet indirect de la commission sœur. Il est clair que la Suisse a maintenant enfin besoin d’un congé paternité, digne de ce nom. « Qu’un pays moderne et champion de l’innovation comme la Suisse n’ait toujours pas de congé paternité, cela n’est plus possible. Même si deux semaines de congé paternité, cela demeure très modeste, nous nous réjouissons que la CSSS-E ait reconnu la nécessité d’un congé paternité », indique Adrian Wüthrich, président de l’association « Le congé paternité maintenant » Mais pour Adrian Wüthrich, il est clair que « 4 semaines de congé paternité, comme le demande notre initiative, est déjà un compromis. Du fait que l’initiative prévoit un congé flexible et pouvant être pris par jours, cela ne représente pas de problème pour l’employeur », indique Adrian Wüthrich.

Pour plus d‘informations:
• Adrian Wüthrich, Président de l’Association « Le congé paternité maintenant! » et Président de Travail.Suisse, mobile: 079 287 04 93
• Maya Graf, Vice-Présidente de l’Association « Le congé paternité maintenant ! » et Co-Présidente d’ alliance F, mobile: 079 778 85 71
• Markus Gygli, Vice-Président de l‘Association « Le congé paternité maintenant ! » et Président de männer.ch, mobile: 079 757 79 91
• Philippe Gnägi, Vice-Président de l’Association « Le congé paternité maintenant ! » et Directeur de Pro Familia Suisse, mobile: 079 476 29 47

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21 août 2018, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

Projet fiscal 17 : bonne direction prise par la CER-N

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, salue le fait que la Commission de l’économie et des redevances du Conseil national (CER-N) ait suivi le Conseil des Etats, en particulier sur la compensation sociale dans l’AVS. Mais pour que le projet puisse être accepté par le peuple, il faudra aussi de fortes compensations sociales dans les cantons qui ont prévu de baisser fortement leurs taux d’imposition pour les entreprises. suite

Travail.Suisse salue les mesures de compensation sociale pour l’AVS. Une AVS solide profite à tous les habitants. En stabilisant ainsi la situation financière de l’AVS jusqu’en 2024, la question de l’augmentation de l’âge de la retraite des femmes doit être écartée pour plusieurs années et on dispose de suffisamment de temps pour une réforme de l’AVS ultérieure solide et sociale.

De fortes compensations sociales sont aussi nécessaires dans les cantons

Le projet fiscal 17 provoquera cependant de fortes pertes fiscales au niveau cantonal. C’est pourquoi Travail.Suisse juge indispensable que les cantons instaurent de fortes mesures de compensation sociale (par ex. augmentation des allocations familiales, réductions des primes d’assurance-maladie, développement des structures d’accueil extra-familial, plus de moyens pour la formation etc.) avec la participation financière des employeurs. L’exemple du canton de Vaud doit servir de modèle dans ce sens.

Pour d’autres renseignements :
Adrian Wüthrich, président, Tél. 079 287 04 93
Denis Torche, responsable du dossier politique fiscale, 079 846 35 19

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14 août 2018, Adrian Wüthrich, Président et Denis Torche, Responsable politique environnementale, fiscale et extérieure Drucker-icon

Les travailleurs doivent impérativement bénéficier de la croissance

Il y a des années que la situation économique n’avait plus été aussi bonne et les perspectives aussi réjouissantes. Il est donc temps que les travailleurs bénéficient enfin de la croissance économique et ce, par des augmentations salariales d’au moins 2%. Pour empêcher une nouvelle baisse du pouvoir d’achat des travailleurs, il faut à nouveau prendre davantage de mesures salariales générales. suite

C’est avec un grand engagement et une flexibilité maximale que les travailleurs ont contribué à rendre possible le boom économique actuel. Les pronostics du SECO annoncent une croissance économique de 2.4% pour l’année en cours. Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et les fédérations affiliées Syna, transfair et Hotel&Gastro Union, il est clair que cette reprise doit profiter aux travailleurs. Il y a donc impérativement besoin d’augmentations tangibles d’au moins 2 %.

Un grand retard à combler en termes d’ajustement salarial

Au cours des années passées, les travailleurs ont dû se contenter d’augmentations salariales modestes et, parfois même, de gels des salaires. Cela a contribué à maintenir la compétitivité des entreprises durant les années de crise et durant la période de surévaluation du franc. Pour la première fois depuis 10 ans, les travailleurs ont même dû subir, en 2017, une perte de salaire réelle à cause de la reprise du renchérissement. Aujourd’hui, les travailleurs doivent impérativement pouvoir bénéficier eux-aussi de la reprise, resp. de l’essor économique.

Maintien du pouvoir d’achat uniquement par des mesures générales

Depuis 2006, la part des augmentations salariales générales a diminué en permanence, seule un tiers de la masse salariale a vraiment pu en bénéficier. La plupart des ajustements salariaux a eu lieu de manière individuelle et donc de manière opaque, voire parfois arbitraire. Avec la reprise du renchérissement (les pronostics s’attendent à un renchérissement de 1% en 2018), il faut impérativement que davantage d’augmentations salariales générales soient à nouveau accordées, sinon une grande partie des travailleurs se verra menacée d’une perte massive de pouvoir d’achat.

Franchir une nouvelle étape en direction de l’égalité salariale hommes-femmes

Il faut également se focaliser sur les salaires des femmes. La différence salariale inexplicable et toujours persistante (=discrimination salariale) des salaires des femmes de 7.4 % est absolument inacceptable et l’égalité des salaires hommes-femmes doit impérativement être promue. Il faut une volonté plus forte pour pouvoir contrôler l’égalité des salaires dans l’entreprise avec des méthodes statistiques reconnues et prendre les éventuelles mesures nécessaires pour une amélioration.

Pour de plus amples informations :

  • Gabriel Fischer, Responsable de la politique économique de Travail.Suisse, Tél. 076 412 30 53
  • Arno Kerst, Président de Syna, Tél. 079 598 67 70
  • Stefan Müller-Altermatt, Conseiller national et président du syndicat transfair, Tél. 076 332 15 26

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09 août 2018, Gabriel Fischer, Responsable politique économique Drucker-icon

Mesures d’accompagnement : Travail.Suisse ne discute pas sur un projet de démantèlement

Les mesures d’accompagnement (MAC) sont une épine dans les négociations sur un accord-cadre avec l’UE. Pour cette raison, le Conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann s’est entretenu ces dernières semaines avec les partenaires sociaux et les cantons. Les pourparlers préliminaires ont malheureusement montré que les négociations sur les MAC se dirigent vers un projet de démantèlement. C’est pourquoi, Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, a décidé de se retirer des pourparlers. suite

Le 4 juillet, le Conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann a informé vouloir avoir l’avis des partenaires sociaux et des cantons sur les points en suspens de la libre circulation des personnes. Le président de Travail.Suisse, Adrian Wüthrich, a eu des entretiens préliminaires avec le Conseil fédéral et les partenaires sociaux. « Notre position a toujours été claire : primo, il n’est pas question de démanteler les MAC et, secundo, la Suisse doit pouvoir régler de manière indépendante la protection des salaires et des conditions de travail », a-t-il indiqué.

Travail.Suisse a manifesté jusqu’ici sa volonté de discuter mais les évolutions des deux derniers jours ont montré que toutes les propositions conduisent à un démantèlement des MAC. « C’est une fin de non-recevoir pour Travail.Suisse. Des discussions ne font pas de sens sur cette base. Les lignes rouges sont les lignes rouges et on ne peut les franchir impunément quand il en va du bien-être des travailleurs et travailleuses en Suisse», dit Adrian Wüthrich. Travail.Suisse a indiqué par écrit et par oral au Conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann qu’il faut des propositions d’améliorations et que l’on ne peut pas se faire complice d’un projet de démantèlement. « Vu que ces observations ont été ignorées, Travail.Suisse n’a plus de raison de participer aux pourparlers à venir », rapporte Adrian Wüthrich. « L’accord-cadre n’a pas de chance de succès devant le peuple s’il est négocié sur le dos des travailleurs et travailleuses. »

Travail.Suisse reste en tout temps ouvert pour des discussions à l’avenir – par exemple pour une évaluation fondée conernant l’amélioration des mesures d’accompagnement comme pour une procédure d’annonce numérique moderne. Il est clair que pour garantir durablement la libre circulation des personnes avec l’UE, il faut étendre les mesures d’accompagnement pour une protection plus effective des salaires et des conditions de travail et pour une plus juste répartition des bénéfices de la libre circulation

Pour d’autres renseignements :
Adrian Wüthrich, Président / Conseiller national, mobile : 079 287 04 93

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2018 08 08 FlaM TravailSuisse-diskutiert-nicht-ueber-reine-Abbauvorlage f.docx 40 KB

08 août 2018, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon