Médias – Communiqués de presse

Communiqués de presse récents

Révision de la LEG : les griffes du chat ont encore été limées

Moins de 1% des entreprises devra vérifier l’égalité salariale entre femmes et hommes. Ces vérifications ne toucheront qu’une minorité de travailleuses et de travailleurs. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et des travailleurs, regrette profondément que le Conseil des Etats ait raboté encore plus la portée de la révision de la Loi sur l’égalité adoptée aujourd’hui. Mais elle est soulagée que le modèle « placebo » basé sur une simple déclaration autonome de l’entreprise ait été refusé. suite

La version de la révision de la Loi sur l’égalité adoptée aujourd’hui par le Conseil des Etats est celle de la majorité de sa commission. Ainsi, seules les entreprises de plus de 100 employé-e-s seront obligées de procéder à une analyse scientifique et conforme au droit des salaires qu’elle verse. L’augmentation de ce seuil de 50 à 100 employé-e-s implique que la révision de la loi ne touchera que 5760 entreprises en Suisse, et seulement une minorité des personnes actives (45%).

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et des travailleuses, regrette que le projet du Conseil fédéral ait été encore réduit. Elle regrette aussi que l’analyse des salaires ne soit pas ancrée sur le long terme mais limitée à 12 ans. Le tigre de papier s’est transformé en chat domestique inoffensif, pour reprendre les propos de Raphaël Comte, élu PLR neuchâtelois.

Selon Valérie Borioli Sandoz, responsable de la Politique de l’égalité : « Les choix du Conseil des Etats sont insuffisants à garantir le respect de la Constitution pour la majorité des personnes actives. Le Conseil national se doit maintenant de rectifier le tir et de fixer à nouveau à 50 employé-e-s le seuil des entreprises soumises à un auto contrôle. ».

Toutefois, Travail.Suisse est soulagée que le modèle basé sur la simple déclaration, sans critères standardisés, selon n’importe quelle méthode choisie par l’entreprise, ait été refusé. Cette proposition d’une minorité de cinq élus bourgeois équivalait à vider le projet de toute substance.

Pour plus d’informations :
Valérie Borioli Sandoz, Responsable de la politique de l’égalité, mobile : 079 598 06 37

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29 mai 2018, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité Drucker-icon

Le président de Travail.Suisse, Adrian Wüthrich, devient Conseiller national

Adrian Wüthrich est président de Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, depuis le congrès de Travail.Suisse du 12 septembre 2015. Il siège aussi au Grand Conseil du canton de Berne depuis 2010. Vivant à Huttwil, il accède aujourd’hui au Conseil national suite au récent décès du Conseiller national Alexander Tschäppät. suite

Pour Adrian Wüthrich, le Bernois de la campagne, cela fait longtemps que la politique revêt de l’importance. C’est très tôt qu’il se fait remarquer dans la région de haute Argovie avec la fondation du Parlement des jeunes en 1998. Agé aujourd’hui de 38 ans, il adhéra au PS déjà en 1997 et il fut élu au Conseil communal d’Huttwil en 2008 qu’il quitta à fin 2016.

Les affaires politiques l’ont de plus en plus intéressé, si bien qu’il se portât candidat avec succès pour le Grand Conseil du canton de Berne en 2010. Déjà en 1999, il se présenta en tant que jeune sur la liste PS hommes pour l’un des sièges bernois au Conseil national. Lors des élections de 2015, il fut le 2ème des viennent ensuite. Peu de semaines après les élections au Conseil national, Adrian Wüthrich obtint un joli succès professionnel en étant élu président de Travail.Suisse par les délégué-e-s lors du congrès de l’organisation.

Adrian Wüthrich est aujourd’hui le successeur d’Alexander Tschäppät et a été assermenté comme Conseiller national. « Malgré les tristes circonstances, je me réjouis beaucoup de pouvoir faire de la politique au niveau national. C’est avec détermination que je vais défendre des thèmes qui me sont chers comme le congé paternité, la conciliation entre la vie professionnelle et familiale et plus généralement les intérêts des travailleurs et travailleuses », indique Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse. Adrian Wüthrich sera membre de la Commission de la science, de l’éducation et de la culture (CSEC-N).

Il va abandonner son mandat au Grand Conseil dès le début de sa prochaine session. En tant que membre du Conseil d’administration, Adrian Wüthrich va démissionner dans le courant de cette année de Compenswiss, le Fonds de compensation AVS/AI/APG. Le Comité de Travail.Suisse fera une proposition au Conseil fédéral pour le remplacer cet automne. Travail.Suisse, respectivement la Confédération des syndicats chrétiens de Suisse, fut représenté au Conseil national, jusqu’à son retrait après une longue présidence, par Hugo Fasel. Au cours de ces dernières années, Travail.Suisse a été représenté au Conseil national par le vice-président Jacques-André Maire. Travail.Suisse se réjouit d’être à nouveau représenté avec son président au Conseil national.

Pour d’autres informations :
Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, 079 287 04 93

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29 mai 2018, Linda Rosenkranz, Responsable de la communication Drucker-icon

Travail.Suisse soutient la création d’un congé d’adoption généreux

La position de Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et des travailleuses, est sans équivoque : elle souhaite qu’un congé d’adoption soit créé au niveau suisse, afin de traiter également parents adoptifs et parents d’enfants naturels. Toutefois, la proposition concoctée par la commission du Conseil national est insuffisante et compliquée. Pire, elle a perdu de vue le bien de l’enfant adopté. suite

Le nombre d’adoptions extra-familiales diminue année après année. L’inexistence de tout soutien des parents adoptifs explique en grande partie cette triste réalité. Parallèlement, les techniques de procréation assistées, tout aussi coûteuses, se sont beaucoup développées. Pour Travail.Suisse, l’adoption extrafamiliale est à encourager, notamment par la création d’un congé d’adoption, inexistant à ce jour.

Le projet de la commission de sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national répond à l’initiative parlementaire du démocrate-chrétien tessinois Marco Romano, dont le texte a passé la rampe des commissions des deux chambres. Au lieu de s’inspirer du projet initial, la commission a préféré jouer les petits bras et concocter un modèle compliqué. Selon Valérie Borioli Sandoz, responsable de la politique de l’égalité entre femmes et hommes chez Travail.Suisse : « La commission semble n’avoir été motivée que par un seul objectif : limiter les frais à tout prix ».

La prise de position de Travail.Suisse soutient donc le principe de création du congé d’adoption, mais s’oppose à ce qu’il ne concerne que l’adoption d’enfants âgés de moins de 4 ans seulement et qu’il ne dure que deux semaines. C’est largement insuffisant pour accueillir un enfant qui a déjà sa propre histoire et doit s’intégrer au mieux, après avoir vécu une première séparation de son milieu d’origine.

Travail.Suisse plaide pour un modèle de trois blocs de quatre semaines chacun : un bloc réservé au père, un autre à la mère et un troisième à se partager. Le congé d’adoption doit aussi être flexible, pouvoir être pris de manière fractionnée par journées et simultanément par les deux parents s’ils le souhaitent. Au total, un parent (père ou mère) devrait pouvoir bénéficier d’un congé d’au minimum 4 semaines (28 allocations journalières) et de 8 semaines au maximum (56 allocations).

Sa prise de position complète est disponible à cette adresse : http://www.travailsuisse.ch/actuel/consultations

Pour d’autres informations :
Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique d’égalité, tél. 079 598 06 37 ou 031 370 21 11

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22 mai 2018, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité Drucker-icon

Projet fiscal 17 : proposition bienvenue de la CER-E mais contribution de l’économie toujours insuffisante

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, salue le principe de compenser complètement les pertes fiscales du Projet fiscal 17 (PF 17) pour l’AVS. C’est un progrès par rapport au projet du Conseil fédéral mais le contre-financement de l’économie demeure insuffisant. suite

Oui à une compensation sociale complète pour l’AVS

Travail.Suisse salue les mesures de compensation sociale prévues par la CER-E pour l’AVS. Une AVS solide profite à tous les habitants du pays. Cela fait d’ailleurs longtemps que Travail.Suisse demande que l’AVS bénéficie du montant total de l’augmentation déjà décidée du « pourcent démographique » de la TVA. A l’heure actuelle, une partie de ce pourcent va à la Confédération. Les mesures décidées permettent d’avoir assez de temps de préparer d’autres mesures pouvant être largement soutenues pour une AVS solide. Une augmentation de l’âge de la retraite des femmes n’en fait pas partie. Pour la génération des Baby-Boomer, on a toujours besoin d’un financement supplémentaire par la TVA. C’est pourquoi Travail.Suisse demande un projet axé seulement sur le financement, complété avec des mesures incontestées pour un âge de la retraite flexible.

Contre-financement de l’économie toujours insuffisant

Les propositions de la CER-E ne sont toutefois pas encore adéquates pour ce qui est du contre-financement de ces deux milliards de francs. En effet, si la compensation sociale est plus substantielle que ce qu’a prévu le Conseil fédéral, elle est plus injustement répartie avec la participation pour 600 millions de francs par an des travailleurs et travailleuses avec l’augmentation du taux de cotisation AVS de 0,15 % pour les salarié-e-s. Or le PF 17 profite, avec ses différentes mesures d’allégements fiscaux, pour l’essentiel à l’économie. C’est pourquoi Travail.Suisse propose au Conseil des Etats de ne pas suivre la majorité de la commission mais la minorité qui se rallie au Conseil fédéral pour imposer les dividendes d’actionnaires qualifiés à hauteur de 70% au minimum (et non pas en revenir à 50%). Cette mesure s’impose d’autant plus que le PF 17 provoque une forte recrudescence de la concurrence fiscale inter-cantonale avec de très fortes baisses des taux d’imposition cantonaux des bénéfices des entreprises qui pourraient entraîner de nouveaux programmes d’économies au détriment de la population.

Pour d’autres renseignements :
Adrian Wüthrich, président, Tél. 079 287 04 93
Denis Torche, responsable du dossier politique fiscale, 079 846 35 19

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16 mai 2018, Adrian Wüthrich, Président et Denis Torche, Responsable politique environnementale, fiscale et extérieure Drucker-icon

Une folie : le Conseil fédéral veut abolir le programme d’impulsion pour la création de places d’accueil extrafamilial

Il y a encore trop peu de crèches et d’écoles de jour en Suisse. Néanmoins, le Conseil fédéral a rejeté aujourd’hui la prolongation du programme d’impulsion pour la création de places d’accueil extrafamilial. Du point de vue de Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et des travailleuses, c’est une gifle pour les parents qui travaillent. suite

Pour la première fois en 2017, plus de personnes ont quitté le marché du travail qu’elles n’y sont entrées. Cela signifie que la pénurie de travailleurs et travailleuses qualifiés devient lentement mais sûrement une réalité. Les mesures visant à promouvoir la conciliation de la famille et de la vie professionnelle, comme le prévoit déjà l’Initiative visant à combattre la pénurie de main d’œuvre qualifiée, constituent un instrument de lutte contre la pénurie de travailleurs qualifiés. “La décision du Conseil fédéral d’abolir le programme d’impulsion pour la création de nouvelles places d’accueil extrafamilial est tout simplement insensé”, déclare Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse.

Le 18 octobre 2017, le Conseil fédéral a également rejeté le congé de paternité au motif que « la priorité réside dans le développement d’une offre d’accueil extrafamilial adaptée aux besoins ». Le fait qu’il rejette maintenant aussi cette prolongation le montre clairement : “Le Conseil fédéral ne veut pas de politique familiale, il ne veut pas soutenir les familles et ne veut pas non plus de femmes sur le marché du travail”, déclare Wüthrich.

Le Conseil national devrait décider le 12 juin si la variante du Conseil fédéral consistant à ne pas prolonger le programme d’impulsion ou la variante de la commission (prolongation) sera suivie. Travail.Suisse lui recommande fortement de suivre la CSEC-N et de prolonger le programme d’impulsion.

Pour plus d‘informations:
Adrian Wüthrich, Président de Travail.Suisse, 079 287 04 93

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16 mai 2018, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon