Médias – Communiqués de presse

Communiqués de presse récents

Journée du 8 mars – Remplaçons les sénateurs opposés à l’égalité salariale !

Les femmes politiques sont à l’honneur en cette Journée internationale des femmes. Grâce à un spot tourné pour l’occasion, la Commission fédérale pour les questions féminines CFQF veut encourager la moitié de la population suisse à se faire représenter dignement sous la Coupole fédérale. Si les femmes sont suffisamment présentes sur les listes électorales, alors la population pourra facilement renouveler le Conseil des Etats, dont une vingtaine d’élus hommes s’est honteusement illustrée contre l’égalité salariale il y a peu. suite

En cette journée du 8 mars, Journée internationale des femmes, la Commission fédérale pour les questions féminines CFQF diffuse une vidéo intitulée « moitié-moité » pour motiver les femmes à s’engager en politique. « Engagez-vous ! Maintenant ! Avec nous ! », voilà l’appel de la Conseillère fédérale Doris Leuthard aux femmes de notre pays. A ses côtés, plusieurs femmes politiques exerçant à des niveaux politiques différents expliquent leur engagement.

Les prochaines élections fédérales sont programmées à l’automne 2019. C’est demain. Mais c’est aujourd’hui que les femmes doivent s’engager, que les partis doivent leur faire de la place, afin qu’elles puissent représenter dignement la moitié de la population. Pour Valérie Borioli Sandoz, responsable de la politique de l’égalité chez Travail.Suisse : « En 2019, le peuple suisse doit pouvoir avoir le choix et remplacer ces vieux messieurs au Conseil des Etats qui ont eu l’outrecuidance – avec beaucoup de mauvaise foi – de renvoyer en commission le projet de révision de la Loi sur l’égalité. ».

La semaine passée, il a suffi d’une vingtaine d’hommes des partis bourgeois élus au Conseil des Etats pour retarder un projet de révision de la Loi sur l’égalité, un projet tiède déjà dilué à l’eau froide par sa commission. Ce projet revu à la baisse imposait à seulement 0,85% des entreprises – celles de plus de 100 employés – de contrôler les salaires versés à leurs employés et à leurs employées. Très peu d’entreprises sont concernées, mais elles emploient un peu moins de la moitié de toutes les personnes qui travaillent en Suisse.

Depuis 1977, l’Organisation des Nations unies invite les pays membres à célébrer les droits des femmes. Le 8 mars sert à faire un bilan sur la situation des femmes dans la société et de revendiquer plus d’égalité. Force est de constater qu’en Suisse, le tableau n’est pas réjouissant. Les femmes doivent sans tarder à s’engager en politique, pour mettre un terme elles-mêmes à ce scandale qu’est la discrimination salariale qui les prétérite dès leur entrée dans la vie professionnelle.

Pour plus d’informations
Valérie Borioli Sandoz, Responsable Politique de l‘égalité, 079 598 06 37

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08 mars 2018, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité Drucker-icon

Le service public audiovisuel sort renforcé

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, se réjouit du clair rejet de l’initiative populaire No Billag. Le service public audiovisuel en sort renforcé et devra être développé pour s’adapter aux mutations que subit le paysage audiovisuel. suite

En rejetant clairement l’initiative populaire No Billag, les citoyens et citoyennes ont montré leur attachement à un service public audiovisuel passant bien avant la logique du chacun pour soi où l’on ne payerait que pour ce que l’on veut regarder. En rejetant l’initiative No Billag, les votant-e-s expriment l’opinion que seul un service public audiovisuel fort est à même de proposer des émissions d’information et culturelles de qualité, de garantir l’impartialité et la diversité des opinions et de promouvoir la solidarité et la diversité linguistique et culturelle de la Suisse. Ces différents éléments jouent un rôle primordial pour une société démocratique et ouverte. Le maintien et le développement d’un bon service public audiovisuel est aussi très important pour la démocratie car seul le service public peut vraiment assurer un accès aux émissions d’information équitable et équilibré pour les divers groupes de représentation, dont celui défendant les intérêts du monde du travail.

En tant qu’organisation faîtière de travailleurs et travailleuses, Travail.Suisse se réjouit aussi que le non à No Billag permette de maintenir des milliers d’emplois dans les radios et télévisions régionales et à la SSR. Travail.Suisse est conscient que le paysage audiovisuel est en profonde mutation et qu’un vaste débat sur le service public audiovisuel va maintenant s’engager. Mais plutôt que de tirer à boulets rouges contre la SSR et de partir de prémisses idéologiques, il serait préférable pour la suite des débats de réfléchir objectivement au rôle du service public audiovisuel pour l’avenir. Travail.Suisse pense en particulier à la nécessité d’ajuster et développer des contenus pour des catégories de personnes qui tendent à se détourner du service public audiovisuel et à la nécessité de développer l’offre sur les supports de diffusion plus récents comme internet.

Pour d’autres renseignements :
Adrian Wüthrich, président, mobile 079 287 04 93
Denis Torche, responsable du dossier service public, mobile 079 846 35 19

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04 mars 2018, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

Décision du Conseil fédéral relative à la prévoyance vieillesse : Travail.Suisse demande seulement une base de financement

Les propositions pour la réforme de la prévoyance vieillesse que le Conseil fédéral a présentées aujourd’hui démontrent ce qui est connu depuis longtemps : la prochaine révision sera plus coûteuse – en premier lieu en raison de la pression démographique qui s’accroît. Pour Travail.Suisse, l’organisation indépendante des travailleurs et des travailleuses, il est clair que l’AVS a besoin d’un financement additionnel solide. Le point fort de la prochaine réforme doit obligatoirement être celui-ci. Dans cette optique, la décision du Conseil fédéral est positive. Des réductions de prestations n’entrent pas en ligne de compte – nous devenons toujours plus vieux et serons toujours plus nombreux à la retraite, mais nous n’aurons pas besoin de moins d’argent pour vivre. suite

La population est prête à participer davantage au financement de la prévoyance vieillesse si les prestations sont assurées. Cela vaut particulièrement pour l’AVS. Travail.Suisse défend par conséquent seulement une base de financement, sans réductions de prestations. Le cœur de la proposition doit au minimum prévoir un pourcent de TVA supplémentaire dit des « baby-boomers ». En plus, il faut trouver d’autres sources de financement, comme le relèvement des cotisations salariales. D’autres sources de financement sont à examiner afin de répartir le financement sur le plus grand nombre d’épaules possible. Du point de vue du niveau de financement, les propositions du Conseil fédéral vont dans la bonne direction.

Un âge de la retraite des femmes plus élevé est difficile

Un financement supplémentaire combiné avec un âge plus élevé de la retraite des femmes, comme le Conseil fédéral le propose, est problématique. Payer plus et pour cela travailler plus longtemps n’est pas accepté par la population. Matthias Kuert Killer, responsable de la politique sociale chez Travail.Suisse, le dit : « Nous doutons beaucoup qu’une telle proposition soit capable de rassembler une majorité ». Si l’on doit aussi parler des prestations, il faut dès lors de meilleures rentes AVS pour les revenus les plus bas. La réforme actuelle des rentes est par conséquent à vérifier.

En ce qui concerne le second pilier, le Conseil fédéral veut élaborer des propositions avec les partenaires sociaux. Kuert Killer avertit : « Nous sommes prêts à nous atteler à cette tâche, même si la méfiance de la population est très grande. Le fait que les banques et que les assurances gagnent beaucoup d’argent avec la prévoyance professionnelle et verse d’énormes gains à des actionnaires privés joue un rôle déterminant ». Si l’on discute à nouveau de la baisse du taux de conversion minimal, il est indispensable de régler ces problèmes. De plus il est clair que la baisse du taux de conversion minimal dans la prévoyance professionnelle doit être compensée. Des baisses de rentes dans le cadre obligatoire de la LPP n’entrent pas en ligne de compte. Le but constitutionnel de maintenir le niveau de vie après la retraite doit être assuré.

Plus d’informations :
Matthias Kuert Killer, responsable de la politique sociale, Travail.Suisse, Mobile: 079 777 24 69

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02 mars 2018, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Discrimination salariale : le Conseil des Etats louvoie

Le Conseil des Etats renvoie le projet de révision de la Loi sur l’égalité entre femmes et hommes LEG à sa commission. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, est déçue par cette véritable manœuvre d’évitement de dernière minute. Combien de temps les femmes doivent-elles encore attendre pour que la discrimination salariale dont elles souffrent disparaisse ? suite

De l’avis de Travail.Suisse, le modèle de révision de la Loi sur l’égalité tel que proposé par le Conseil fédéral est tiède. Ce matin, il n’a pas convaincu les sénatrices et les sénateurs, qui renvoient le paquet à sa commission. A entendre les arguments hors propos ou fallacieux avancés par certains pour s’opposer à l’entrée en matière, il y a fort à parier que le projet – déjà bien affaibli par la Commission de la science, de l’éducation et de la culture – sortira encore moins efficace et encore moins contraignant de cette seconde analyse.

Les sénateurs ont renvoyé le projet en commission pour qu’elle puisse analyser d’autres modèles, en particulier ceux qui se basent sur l’auto-déclaration. Selon Valérie Borioli Sandoz, responsable de la Politique de l’égalité : « L’attente des femmes est claire : il ne s’agit pas de diluer encore le projet avec de l’eau froide, comme l’a déjà fait une majorité de la commission. ». Car l’expérience a démontré que les mesures volontaires ne réussissent pas à éliminer la discrimination basée sur le sexe, une réalité qui coûte chaque année plus de 7 milliards de francs aux seules femmes.

Pour plus d’informations:
Valérie Borioli Sandoz, Responsable Politique de l‘égalité, 079 598 06 37

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28 février 2018, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité Drucker-icon

Réseau postal, CFF etc. : le Parlement doit exercer son contrôle démocratique et renforcer le rôle du service public

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses et transfair, son organisation affiliée du service public, demandent au Parlement de tirer les bons enseignements de l’affaire CarPostal pour le service public de La Poste Suisse et même pour le service public en général. Il faut faire la transparence et renforcer le contrôle démocratique sur la Poste en particulier car elle appartient à 100% à la Confédération. Il faut établir un moratoire gelant la suppression des offices postaux dans l’attente de la redéfinition et du renforcement des critères du service public. suite

Au cours de ses précédentes sessions, le Parlement a adopté toute une série d’interventions parlementaires concernant le réseau postal. Elles traduisaient le mécontentement de divers groupes concernant les prestations offertes par la Poste en termes d’accessibilité, de transparence et de surveillance. Travail.Suisse, et son affilié transfair, avaient salué l’adoption de la plupart de ces interventions – en général des motions – qui ouvrent la voie à une révision de la Loi sur la poste. Dans ce contexte, Travail.Suisse et transfair demandent au Conseil national d’adopter jeudi 1er mars la motion de la CTT du Conseil des Etats « Planification stratégique du réseau d’offices postaux ».

Pour Travail.Suisse et transfair, les interventions parlementaires sur le réseau postal, et maintenant la demande d’un débat urgent sur CarPostal, doivent conduire à renforcer le service public. L’affaire CarPostal ne doit en aucun cas mener au renforcement de l’autonomie de l’entreprise, voire à sa privatisation. Car ce sont plutôt les exigences de rentabilité et « l’oubli » de la mission de service public que l’on peut supposer être à l’origine des graves dysfonctionnements. Une crise de confiance ébranle maintenant la Poste dans son ensemble et des doutes apparaissent aussi sur la situation financière réelle des offices postaux. Le déficit de transparence doit être éliminé le plus vite possible. En attendant qu’elle soit établie et que le Parlement ait redéfini les critères politiques de service public pour le réseau postal, il faut geler la fermeture des offices de poste avec l’établissement d’un moratoire.

L’exemple de la Poste, mais aussi ceux des lignes de bus longue distance et de l’audiovisuel public viennent rappeler le rôle essentiel du politique et du contrôle démocratique pour la définition du service public. Le tout récent document de position de Travail.Suisse sur le service public vient apporter sa contribution au débat.

Pour le document de position de Travail.Suisse

Pour d’autres renseignements :
Denis Torche, responsable du dossier de service public, Travail.Suisse, 079 846 35 19
René Fürst , responsable de la branche Poste/Logistique, transfair, 079 551 55 51

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28 février 2018, Denis Torche, Responsable politique environnementale, fiscale et extérieure Drucker-icon