Médias – Communiqués de presse

Communiqués de presse récents

Le Conseil fédéral refuse à nouveau le congé paternité

Après l’initiative populaire « Pour un congé paternité raisonnable – en faveur de toute la famille » (Initiative sur le congé paternité), le Conseil fédéral refuse aussi le contre-projet de la commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des Etats (CSSS-CE). La nouvelle composition du gouvernement n’a manifestement pas conduit à une nouvelle approche puisqu’il n’appuie même pas la très modeste proposition du Parlement. Le Conseil fédéral ne reconnaît pas les besoins de la génération actuelle des parents. suite

Le Conseil fédéral ne semble pas se soucier du fait que 81 pour cent de la population, selon une enquête représentative, soit favorable à un congé de paternité ancré dans la loi (voir l’étude représentative de l’Institut Link de 2015, www.congepaternite.ch). L’association « Le congé paternité maintenant !» regrette aujourd’hui cette attitude de principe du gouvernement. Il laisse supposer malheureusement que pour lui les préoccupations des parents d’aujourd’hui ne sont pas assez importantes. En outre, le Conseil fédéral se méprend sur l’évolution de la situation en Europe : d’ici deux ans environ, tous les Etats membres de l’UE auront du introduire un congé de paternité d’au moins deux semaines.

20 jours de congé de paternité sont raisonnables, abordables et organisables

C’est maintenant au tour du Conseil des Etats. Il discutera de l’initiative et du contre-projet lors de la session d’été – probablement le 20 juin. Pour l’association « Le congé paternité maintenant !», c’est clair : la Suisse a besoin d’un congé paternité ! Avec l’initiative populaire actuelle de 20 jours de congé de paternité – à prendre individuellement et de manière flexible au cours de la première année de la vie de l’enfant – il y a une proposition raisonnable sur la table qui bénéficie à toute la famille. L’association recommande au Conseil des Etats un oui clair à cette initiative. « Notre initiative est un bon compromis typiquement suisse entre la situation actuelle et le souhait d’un congé parental plus long », déclare Adrian Wüthrich, président de l’association et conseiller national. L’association suivra de près le débat au Conseil des Etats.

Pour plus d‘informations:
• Adrian Wüthrich, Président de l’association « Le congé paternité maintenant !» et Président de Travail.Suisse, Mobile: 079 287 04 93
• Maya Graf, Vice-présidente de l’association « Le congé paternité maintenant !» et Co-Présidente d‘alliance F, Mobile: 079 778 85 71
• Markus Gygli, Vice-président de l’association « Le congé paternité maintenant !» et Président de männer.ch, Mobile: 079 757 79 91
• Philippe Gnägi, Vice-président de l’association « Le congé paternité maintenant !» et Directeur de Pro Familia Suisse, Mobile: 079 476 29 47

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23 mai 2019, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

La pression sur les salaires est une réalité – il faut plus et non pas moins de protection salariale

Le SECO a publié aujourd’hui son rapport annuel sur la mise en œuvre des mesures d’accompagnement. Malgré le fait que les contrôles fonctionnent, la pression sur les salaires est une réalité et la sous-enchère salariale et des conditions de travail est à l’ordre du jour. Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, il ne faut pas affaiblir les mesures d’accompagnement dans la partie de poker qui se joue autour de l’accord institutionnel. suite

Le rapport annuel du SECO sur les mesures d’accompagnement montre les activités de contrôle et leurs résultats sur le marché du travail suisse. Les commissions paritaires et tripartites ont ainsi effectué en tout en 2018 plus de 41’000 contrôles des salaires et des conditions de travail. 13 à 24 pourcent des entreprises contrôlées ont pratiqué la sous-enchère salariale et, dans le cas des contrôles des indépendants, 6 pourcent étaient des faux-indépendants. « Cela prouve que les mesures d’accompagnement sont des instruments valables pour détecter la sous-enchère salariale. Mais cela prouve aussi que cette dernière est à l’ordre du jour en Suisse », indique Gabriel Fischer, responsable de la politique économique à Travail.Suisse. Ce qui ressort aussi bien c’est la dualité du marché du travail : il y a d’un côté des branches soumises à des conventions collectives de travail déclarées de force obligatoire (CCT DFO) où existent des salaires minimaux obligatoires, ce qui fixe des limites claires à la sous-enchère salariale, et des sanctions et amendes correspondantes en cas d’abus. D’un autre côté, la moitié des rapports de travail environ en Suisse ne sont pas sécurisés par une CCT. Les contrôleurs doivent se baser sur des salaires en usage dans la branche et la profession mal définis, arbitraires ou même inutiles. Si l’on arrive toutefois à attester de sous-enchère salariale, il faut passer par des procédures d’entente visant à obtenir des versements complémentaires du salaire pour les travailleurs et travailleuses concernés. Alors que l’on parvient à conclure ces procédures avec les entreprises de détachement jusque dans 85 pourcent des cas, la réussite n’est que de 51 pourcent auprès des entreprises suisses. Ce sont ainsi en particulier les employeurs suisses qui minent l’efficacité des mesures d’accompagnement.

Pas de démantèlement des mesures d’accompagnement pour un accord institutionnel

Le rapport sur les mesures d’accompagnement montre qu’il faudra continuer à l’avenir à accorder une très grande attention à la protection des salaires et des conditions de travail. Le projet d’accord institutionnel avec l’Union européenne remet en cause des éléments centraux des mesures d’accompagnement et empêche en particulier l’adaptation indépendante et la poursuite de la protection des salaires et des conditions de travail en Suisse. Un tel accord est mauvais pour les travailleurs et travailleuses si bien que Travail..Suisse le rejette clairement. Il n’a aucune chance sur le plan politique et met en danger les acquis de politique européenne des deux dernières décennies. Ce n’est qu’avec la poursuite constante de son développement que l’on peut garantir l’effectivité des mesures d’accompagnement et ainsi la protection des salaires et des conditions de travail et, partant, convaincre durablement la population de la voie bilatérale avec l’UE.

Pour d’autres informations :
Gabriel Fischer, responsable de la politique économique ; 076 412 30 53

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23 mai 2019, Gabriel Fischer, Responsable politique économique Drucker-icon

Le Conseil fédéral reconnaît les besoins des proches aidants

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, est satisfaite par les mesures proposées par le Conseil fédéral aujourd’hui. Ce dernier est même allé au-delà de son projet initial en supprimant – durant le premier mois passé à l’hôpital – l’interruption du versement de l’allocation pour impotent et du supplément pour soins intenses de l’AI. D’autres mesures tout autant importantes sont encore à prendre, mais un premier pas très important vient d’être franchi. suite

Le Conseil fédéral a reconnu que le travail réalisé au quotidien par les proches aidants mérite un soutien. Il propose au Parlement d’adopter les trois mesures proposées dans son projet, soit le maintien du salaire pour les absences de courte durée, la création d’un congé indemnisé de 14 semaines pour la prise en charge d’un enfant gravement malade ou victime d’un accident et l’extension des bonifications pour tâches d’assistance dans l’AVS aux concubins ainsi qu’aux cas d’impotence légère.

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, applaudit la constance dont a fait preuve le Conseil fédéral et approuve sa quatrième mesure concernant le droit à l’allocation pour impotent dans l’AI qui ne figurait pas dans le projet initial. Selon Valérie Borioli Sandoz, Responsable de la Politique de l’égalité : « La flexibilité du retrait, par les parents, des nouvelles allocations pour la prise en charge d’un enfant gravement malade ou accidenté est une très bonne nouvelle, car ce critère est important pour permettre d’adapter le nouveau congé aux réels besoins des familles et des entreprises. ».

A charge du Parlement maintenant de discuter de ces quatre nouvelles mesures qui doivent faciliter la conciliation de l’activité professionnelle et du travail de care. Travail.Suisse fera tout son possible pour que le projet ne soit pas rogné ou réduit à néant par la majorité actuelle, ce qu’elle a si souvent fait sur d’autres sujets sociaux durant la législature.

D’autres mesures sont maintenant attendues, comme le congé de longue durée permettant la prise en charge de proches autres que les enfants ou comme les lacunes dans la prévoyance professionnelle des proches aidants qui baissent leur taux d’activité ou arrêtent de travailler (le plus souvent des femmes), entre autres. Il reste sans aucun doute du pain sur la planche et Travail.Suisse poursuit son engagement en faveur des personnes actives impliquées dans le soutien et l’accompagnement de personnes en situation de dépendance, que ce soit leurs enfants ou leurs proches.

Pour d’autres informations :
Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique d’égalité, tél. 079 598 06 37 ou tél. 031 370 21 11

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22 mai 2019, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique de l'égalité Drucker-icon

Deux oui pour des rentes sûres et des conditions-cadres bonnes pour l’emploi

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, se réjouit du oui du peuple suisse au projet AVS et réforme fiscale ainsi qu’à la réforme de la loi sur les armes. Ces oui sont très importants pour des rentes sûres et de bonnes conditions-cadres économiques et fiscales favorables pour l’emploi et les travailleurs et travailleuses. suite

Travail.Suisse se réjouit du oui au projet AVS et réforme fiscale. Le fait que la Suisse se conforme ainsi aux standards fiscaux internationaux – on évite le risque de devenir un paradis fiscal – permet de maintenir des conditions-cadres attractives pour les investissements et donc les emplois. Travail.Suisse est aussi satisfait du bon compromis avec les deux milliards de francs pour l’AVS et donc la sûreté des rentes. On garantit ainsi le financement supplémentaire dont notre principale œuvre sociale a besoin dans l’immédiat et de manière sociale en plus en pouvant réduire l’augmentation de la TVA et repousser l’augmentation de l’âge de la retraite des femmes.

Toutefois, comme la réforme entraîne dans plusieurs cantons des baisses importantes du taux d’imposition des entreprises, Travail.Suisse les appelle à faire preuve de l’usage le plus modéré possible des instruments fiscaux prévus et prévoir, là où cela n’est pas encore fait ou de manière insuffisante, des compensations sociales substantielles pour la population avec la participation de l’économie. Si on devait assister malgré tout à une recrudescence ruineuse de la concurrence fiscale inter-cantonale, Travail.Suisse s’engagera pour la voie de l’harmonisatio n fiscale au niveau national.

En disant oui à la* loi révisée sur les armes*, le peuple suisse s’est prononcé pour la poursuite des Accords de Schengen-Dublin. On peut ainsi, d’une part, éviter le retour de contrôles aux frontières entravant la liberté de voyager des Suisses et, d’autre part, maintenir le visa Schengen essentiel pour l’industrie touristique suisse et le maintien des emplois dans cette branche. Un non à la révision de la loi sur les armes aurait fait perdre à l’industrie touristique suisse jusqu’à un demi-milliard de francs, ce qui aurait coûté de nombreux emplois, en particulier dans les régions de montagne. Travail.Suisse s’était engagée pour un oui avec sa fédération Hotel & Gastro Union dans la campagne de votation, dans le cadre d’une alliance d’organisations défendant les intérêts du tourisme.

Pour d’autres renseignements :
Adrian Wüthrich, président et conseiller national, mobile : 079 287 04 93
Denis Torche, responsable politique fiscale et politique extérieure, mobile : 079 846 35 19

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19 mai 2019, Adrian Wüthrich, Président et Denis Torche, Responsable politique environnementale, fiscale et extérieure Drucker-icon

Le Conseil fédéral améliore la capacité concurrentielle des travailleurs âgés

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, se réjouit que le Conseil fédéral ait enfin pris des mesures concrètes pour encourager le potentiel de main-d’œuvre indigène. Cela fait des années que les partenaires sociaux nationaux en discutent avec le gouvernement dans le cadre de l’initiative pour lutter contre la pénurie de personnel qualifié. Les mesures comprennent le renforcement de l’employabilité des travailleurs et travailleuses de plus de quarante ans, un plus grand soutien pour les travailleurs âgés au chômage, des prestations transitoires pour les personnes en fin de droit à partir de 60 ans et une meilleure intégration sur le marché du travail des étrangers et étrangères résidant en Suisse. Travail.Suisse salue ces mesures qui sont des améliorations concrètes pour les travailleurs et travailleuses en Suisse. suite

Les accords bilatéraux entre la Suisse et l’Union européenne procurent à la Suisse des avantages économiques par la participation au marché intérieur mais provoquent aussi simultanément une forte concurrence sur le marché du travail par la libre circulation des personnes. Il est dès lors déterminant d’avoir une protection effective des salaires et des conditions de travail tout comme un soutien plus fort aux travailleurs indigènes sur le marché du travail si l’on veut préserver le soutien de la population à la libre circulation des personnes. Le Conseil fédéral a pris aujourd’hui des mesures concrètes pour les travailleurs et travailleuses. « Un bilan de carrière gratuit, une analyse du potentiel et un conseil en orientation de carrière au milieu de la vie active sont des revendications exprimées depuis longtemps par Travail.Suisse dans le cadre de l’initiative pour lutter contre la pénurie de personnel qualifié et des conférences nationales sur les travailleurs âgés », se réjouit Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse. On va étendre et intensifier le suivi et le conseil pour les chômeurs âgés dans le cadre des Offices régionaux de placement (ORP). Et pour les personnes en fin de droit, il est prévu de faciliter l’accès aux mesures du marché du travail. De plus, des prestations transitoires pour les personnes en fin de droit âgées doivent venir empêcher le recours à l’aide sociale. « Le fait que l’on protège désormais les travailleurs âgés contre le risque de tomber à l’aide sociale et la pauvreté après avoir mené une longue carrière professionnelle s’imposait depuis longtemps », affirme encore Adrian Wüthrich.

Le Conseil fédéral a, aujourd’hui, amélioré les chances des travailleurs âgés sur le marché du travail. Il sera toutefois essentiel que les employeurs intensifient leur soutien à la formation continue des travailleurs et travailleuses et remplissent aussi leur devoir consistant à maintenir l’employabilité de leurs employé-e-s.

Pour Travail.Suisse, les mesures décidées aujourd’hui représentent un premier pas important pour une plus juste répartition des bénéfices de la libre circulation des personnes et un argument important pour lutter contre l’initiative pour la résiliation de la libre circulation des personnes de l’UDC.

Pour plus de renseignements :
Adrian Wüthrich, président / conseiller national, mobile : 079 287 04 93

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15 mai 2019, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon