Médias – Communiqués de presse

Communiqués de presse récents

Les horaires de travail : une zone problématique des conditions de travail

Le SECO a présenté aujourd’hui les résultats obtenus par la Suisse dans la sixième enquête européenne sur les conditions de travail. En plus de l’évolution négative dans les sollicitations physiques, ce sont surtout les horaires de travail qui s’avèrent être une zone problématique. Les résultats correspondent, dans une large mesure, aux résultats du « Baromètre Conditions de travail », l’outil d’évaluation des conditions de travail de Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et des travailleuses. Travail.Suisse luttera de manière véhémente contre la détérioration des conditions de travail. suite

Depuis 1990, l’enquête européenne sur les conditions de travail (European Working Conditions Survey EWCS) effectue tous les cinq ans un examen comparatif des conditions de travail en Europe.

Des horaires de travail longs et flexibles avec des conséquences négatives sur les travailleurs

A côté d’une augmentation des sollicitations physiques depuis 2005, l’EWCS souligne surtout les horaires de travail comme un domaine problématique des conditions de travail en Suisse. Non seulement la semaine de travail de 42 heures est nettement plus longue que la moyenne européenne (39 heures), mais le taux des changements à court terme des horaires de travail de 18,2% touche nettement plus de travailleurs que dans l’UE (12.5%). En outre, en 2015 seule une minorité de travailleurs de 42,2% indique disposer d’un choix libre pour la pause; environ 12 points de pourcentage de moins qu’en 2005. En conséquence, un quart des travailleurs est, souvent ou toujours, stressé au travail et même un tiers des travailleurs se sent souvent ou toujours épuisé après une journée de travail. « Nous avons connaissance de ces résultats concernant l’augmentation du stress psychosocial et des horaires dans le monde du travail, grâce au « Baromètre Conditions de travail » ; là aussi, les travailleurs se plaignent de perte d’autonomie dans l’emploi du temps et de la suppression ou de la réduction des pauses », dit Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse.

Nouvelle attaque contre les horaires de travail au Parlement

Bien que les travailleurs soient déjà confrontés en Suisse à des horaires de travail longs, flexibles et pénibles, le Parlement travaille sur un autre démantèlement de la protection des travailleurs. Les deux initiatives parlementaires Graber (16.414) et Keller-Sutter (16.423) visent à déboulonner la saisie du temps de travail, à supprimer la limitation de la durée maximale du temps de travail hebdomadaire et à réduire le temps de repos. « C’est surtout la suppression de la saisie du temps de travail qui rend impossible le contrôle des dispositions matérielles de la loi sur le travail. Cela signifie du travail gratuit fourni par les travailleurs, une augmentation massive du stress et des risques pour la santé ainsi qu’une impossibilité à concilier le travail, la famille, la vie privée et la formation continue », indique M. Wüthrich. D’ores et déjà, les travailleurs fournissent en Suisse près de 200 millions d’heures supplémentaires annuelles qui, à l’avenir, n’apparaîtront même pas dans les statistiques. La pression mise par ceux qui veulent libéraliser le temps de travail est d’autant plus incompréhensible qu’un compromis entre partenaires sociaux pour la dérégulation de la saisie du temps de travail vient d’entrer en vigueur le 1er janvier 2016. Les conséquences de ces nouvelles dispositions doivent d’abord être examinées avant de prendre d’autres décisions. Travail.Suisse luttera de manière véhémente contre les nouvelles détériorations des horaires de travail qui veulent être imposées aux travailleurs.

Pour de plus amples informations:
Adrian Wüthrich, Président de Travail.Suisse, 031 370 21 11 ou 079 287 04 93

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2017 05 22 TravailSuisse EWCS Lange-Arbeitszeiten-sind-ein-Problem-in-der-Schweiz f.docx 44 KB

22 mai 2017, Gabriel Fischer, Responsable politique économique Drucker-icon

Plus d’emplois grâce au oui à la Stratégie énergétique

Aujourd’hui, le peuple Suisse a voté en faveur de la Stratégie énergétique 2050. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et des travailleuses, s’était engagée pour le oui et se réjouit de ce résultat. Ce oui est aussi important pour la place économique suisse que pour l’approvisionnement durable en énergie. suite

A côté de l’importance politique de la Stratégie énergétique 2050, c’est l’impact en termes d’emplois de ce projet qui est au cœur des préoccupations de Travail.Suisse. Avec l’adoption de cette loi sur l’énergie, nous avons désormais l’opportunité de pouvoir créer des emplois porteurs d’avenir et de conserver les postes existants. Avec des énergies indigènes et renouvelables, la valeur ajoutée reste dans le pays et le fait que l’investissement soit effectué dans l’énergie hydraulique, solaire, géothermique, éolienne, le biogaz ou le bois, n’y change rien. Tous les cantons et les emplois, avec des niveaux de qualification les plus divers, vont bénéficier de ces investissements dans les énergies renouvelables et les technologies pour une meilleure efficience énergétique. Cela va renforcer la place industrielle et économique suisse.

Cependant, ce oui ne résout pas les défis de politique énergétique de la Suisse. En effet, il reste à savoir si les mesures auront l’impact souhaité et si celui-ci sera durable. Pour Adrian Wüthrich, Président de Travail.Suisse, une chose est claire après la décision populaire d’aujourd’hui : « Désormais, tous les acteurs économiques, tous les investisseurs privés, en particulier dans l’industrie et la recherche, sont appelés à faire des efforts pour une mise en œuvre réussie de la Stratégie énergétique 2050 et à saisir les opportunités qui se présentent. » Aujourd’hui après cette décision positive du peuple, le grand chantier peut commencer. Les résultats devront être visibles rapidement, non seulement pour des raisons politiques, mais aussi pour des raisons climatiques et de politique énergétique.

Pour plus d’informations :
Adrian Wüthrich, Président de Travail.Suisse, 062 962 34 00 ou 079 287 04 93

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2017 05 21 TravailSuisse Eidg-Abst Ja-zur-Energiestrategie-2050 f.docx 42 KB

21 mai 2017, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

Principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales : le Point de contact national doit être plus qu’une plateforme de dialogue !

Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, les recommandations de la Peer Review 1 de l’OCDE pour le Point de contact national suisse (PCN) pour l’application des Principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales, qui ont été publiées aujourd’hui, sont justes mais ne suffisent pas. Il faut en particulier que le PCN puisse dire s’il y a violation ou non des Principes directeurs de l’OCDE lorsque le processus de médiation relatif au traitement d’un cas n’aboutit pas. suite

Les Principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales (les Principes) sont des recommandations des 35 gouvernements des pays membres de l’OCDE et de 11 autres gouvernements adressées aux multinationales. Les Principes obligent d’instaurer un point de contact national (PCN) qui les diffuse et traite des cas qui lui sont soumis. Le PCN suisse est au SECO.

Une des recommandations de la Peer Review souligne que les groupes de la société civile ne connaissent pas assez les Principes et que le PCN devrait renforcer ses activités promotionnelles à leur égard. Or, l’intérêt limité de la société civile est moins dû à la méconnaissance des Principes qu’aux conséquences peu contraignantes pour les entreprises multinationales, le PCN suisse se limitant à encourager le dialogue entre les parties et renonçant à dire si les Principes ont été violés.

Pour Travail.Suisse, si l’on veut que les Principes restent un instrument valable pour un comportement responsable des entreprises multinationales, les mesures suivantes devraient être prises :

• La procédure de traitement des cas ne doit pas seulement encourager le dialogue. Si la médiation échoue, Le PCN doit dire si les Principes ont été violés. D’autres PCN le font. Les entreprises qui refusent de participer au processus de médiation doivent être sanctionnées.
• La Commission consultative fédérale du PCN, instaurée en 2013, devrait devenir un organe de surveillance. Elle ne devrait plus être simplement informée des cas en cours mais être l’organe de décision en dernier recours.
• Le PCN suisse doit jouer un rôle encore plus actif dans les démarches prises en commun par les différents PCN pour favoriser la responsabilité des entreprises dans divers secteurs d’activité afin de limiter le plus possible différentes sortes d’incidences négatives.
• Les entreprises qui ont une garantie des risques à l’exportation ne devraient pas seulement avoir pris connaissance des Principes mais aussi s’engager formellement à les respecter.

Pour d’autres informations :
Denis Torche, représentant de Travail.Suisse dans la Commission consultative du PCN et responsable du dossier de politique extérieure, Tél. 079 846 35 19

1 https://mneguidelines.oecd.org/ncppeerreviews.htm

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2017 05 18 Peer review F.docx 46 KB

18 mai 2017, Denis Torche, Responsable politique environnementale, fiscale et extérieure Drucker-icon

La sous-enchère salariale est une réalité –
Problèmes dans les procédures de conciliation

Le Seco a publié aujourd’hui le rapport sur la mise en oeuvre des mesures d’accompagnement. Ce dernier montre que la sous-enchère sur les salaires et les conditions de travail est une réalité, et que la proportion de procédures de conciliation aboutissant est en baisse. Pour Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, il est clair que l’augmentation programmée des contrôles prescrits par la loi est nécessaire, mais insuffisante pour assurer la protection des salaires et des conditions de travail à l’avenir. suite

Le rapport annuel du Seco sur les mesures d’accompagnement contient une représentation exacte des activités de contrôle et de leurs résultats sur le marché suisse du travail. En 2016, les commissions paritaires et tripartites ont mené plus de 41‘000 contrôles de salaires et de conditions de travail. Dans les branches sans CCT de force obligatoire, il existe un risque particulier de sous-enchère vu qu’il n’y a pas de salaire minimum contraignant. Cela signifie qu’il faut se baser, pour les contrôles, sur des salaires usuels dans la branche et la localité vagues, parfois volontairement ou même inutilement bas. Le rapport révèle qu’en 2016 de la sous-enchère salariale a été constatée dans 1‘174 entreprises suisses et 706 entreprises détachant du personnel. Les taux de sous-enchère salariale s’élevaient à 12% chez les employeurs suisses, et à 16% dans les entreprises détachant du personnel, atteignant ainsi des sommets jamais atteints. „En plus des nombreuses infractions aux dispositions des conventions collectives de travail, cela montre que la sous-enchère salariale est une réalité en Suisse, et que les mesures d’accompagnement sont une contribution importante à la protection des salaires et des conditions de travail“, affirme Gabriel Fischer, responsable de la politique écono-mique chez Travail.Suisse.

Le rapport désigne une évolution préoccupante en matière de procédures de conciliation. Alors qu’en 2013, 70% des procédures de conciliation avec des employeurs suisses aboutissaient encore et menaient à un relèvement des salaires trop bas, ce taux de réussite a baissé pour la troisième année consécutive n’atteignant plus que 40% en 2016. Pour les entreprises détachant du personnel, le taux de réussite est resté stable au-dessus de 70%, ce qui montre que les employeurs suisses en particulier contournent l’efficacité des mesures d’accompagnement.

Davantage de protection et de meilleures chances pour les travailleurs et travailleuses

Le rapport sur la mise en oeuvre des mesures d’accompagnement souligne qu’il va falloir à l’avenir aussi accorder une attention particulière à la protection des salaires et des conditions de travail. Les 27’000 contrôles prescrits par la loi ont été dépassés pour la septième année consécutive. „La hausse prévue des contrôles prescrits par la loi est un signal judicieux pour l’importance de la mise en oeuvre des mesures d’accompagnement. Aujourd’hui déjà, il y a plus de contrôles que les 35’000 prévus“, souligne Gabriel Fischer. Pour Travail.Suisse, il est primordial de faciliter la déclaration de force obligatoire des CCT, d’introduire des attestations de CCT pertinentes et de renforcer les procédures de conciliation. De plus, il faut une obligation d’annonce de postes vacants conséquente et efficace, pour faciliter l’accès au marché du travail des groupes défavorisés. Travail.Suisse est convaincu que seule une meilleure protection des salaires et des conditions de travail, une plus forte intégration des jeunes sur le marché de l’emploi, une participation facilitée des femmes au marché du travail et une meilleure sécurité de l’emploi pour les travailleurs âgés permettront de convaincre durablement la population quant au bien-fondé de la voie bilatérale avec l’UE.

Davantage d’informations :
Gabriel Fischer, responsable de la politique économique, 076 412 30 53

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2017 05 11 FlaM Bericht F.docx 47 KB

11 mai 2017, Gabriel Fischer, Responsable politique économique Drucker-icon

Qui commence une formation doit recevoir
une allocation correcte

La commission sociale du Conseil national (CSSS-N) traite demain de l’initiative parlementaire Müller-Altermatt (16.417). L’initiative veut que le versement des allocations de formation ne débute pas à 16 ans révolus, mais dès le début de la formation. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendente des travailleurs et travailleuses, demande aux membres de la Commission d’accepter l’initiative. suite

Adoptée en 2006, la loi fédérale sur les allocations familiales a enfin introduit des montants minimaux uniformisés dans toute la Suisse pour les allocations pour enfant et de formation. Afin de mettre fin au chaos cantonal, une allocation pour enfant de 200 francs ou une allocation de formation de 250 francs doit au moins être versée selon le principe „un enfant, une allocation“. Mais les allocations de formation ne sont versées qu’à partir du 16ème anniversaire, ce qui n’est plus adapté à notre époque depuis que le début de la scolarisation a été avancé dans plusieurs cantons en 2006 (mot-clé Harmos). „Cela peut avoir des effets sur le début d’un apprentissage ou sur une école post-obligatoire, puisque désormais de nombreux jeunes terminent l’école obligatoire peu avant leur 15ème anniversaire“, souligne Matthias Kuert Killer, responsable de la politique sociale chez Travail.Suisse. „La plupart de ces jeunes débutent leur formation à 15 ans et pendant une année, leurs parents reçoivent une allocation trop basse, ce qui peut peser lourdement dans le budget familial“.

Verser de l’argent lorsque c’est nécessaire

L’initiative parlementaire de Stefan Müller-Altermatt, conseiller national et président du syndicat transfair, entend remédier à cette situation et exige que les allocations de formation plus hautes soient versées déjà en début de formation. En tant qu’organisation faîtière de transfair, Travail.Suisse soutient cette demande : „Il est incompréhensible que la fin des allocations de formation coïncide avec la fin de la formation, alors que le début de leur versement ne correspond pas au début de la formation“, affirme Matthias Kuert Killer, car de nombreuses familles doivent financer des achats liés au début de la formation. „Il faut trouver une solution pour toute la Suisse dans la loi fédérale sur les allocations familiales. Sinon, nous cultivons les prochaines différences cantonales, ce que personne ne souhaite“.

Davantage d’informations:
Matthias Kuert Killer, responsable politique sociale, 079 777 24 69

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2017 05 08 SGK-N Ausbildungszulagen-ab-Ausbildungsbeginn f.docx 42 KB

11 mai 2017, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

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Contacts pour les médias:

Linda Rosenkranz
Responsable de la communication
031 370 2111 ou
079 743 5047
rosenkranz@travailsuisse.ch

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