Médias – Communiqués de presse

Communiqués de presse récents

Votations fédérales : AVSplus et l’économie durable

Le peuple a certes dit non à des rentes AVS plus élevées de 10 pourcent. Cependant, le taux d’approbation montre aussi que la population s’inquiète d’une baisse possible du niveau des rentes. C’est un signal clair au Conseil national qui débat de la réforme de la prévoyance vieillesse la semaine prochaine. Une réforme qui ne maintient pas le niveau des rentes pour tous ou qui relève l’âge de la retraite échouera devant le peuple. suite

Une partie non néglibeable des citoyennes et citoyens votants ont manifesté le besoin d’une augmentation des rentes AVS pour maintenir dans l’ensemble le niveau des rentes. Et de nombreux votants pour qui l’initiative va trop loin veulent le maintien du niveau actuel des rentes du premier et deuxième pilier.

Il faut prendre au sérieux cette inquiétude relative au niveau des rentes lors des débats au Conseil national la semaine prochaine sur la réforme de la prévoyance vieillesse. Il incombe maintenant au Conseil national d’empêcher le démantèlement des rentes que sa commission propose. On ne pourra sauver la réforme que si l’on tient la promesse de ne pas réduire les rentes. Il faut donc trouver une issue pragmatique pour une compensation de la baisse du taux minimal de conversion. On peut procéder à cette compensation dans le 1er ou 2ème pilier. Pour les futures rentières et futurs rentiers concernés, la discussion sur les piliers n’est pas centrale en fin de compte. Mais, au vu de l’environnement des bas taux actuels, une compensation par l’AVS devrait être meilleur marché et plus efficiente sur le plan des coûts. La simplicité parle aussi en faveur d’une compensation partiellement par l’AVS.

Il est en tout cas clair que ce que propose la commission sociale du Conseil national est irrecevable : avec un âge de la retraite à 67 ans, des réductions de rentes malgré des contributions supplémentaires et encore des réductions dans les rentes de veuves et pour enfants. Il faut espérer que le Conseil national, en tant que représentant du peuple, saura entendre les signaux émis par la population et pourra empêcher une situation désastreuse. Pour cela, il faut un financement solide des deux piliers, des mesures de compensation substantielles pour la baisse du taux minimal de conversion et pour l’augmentation de l’âge de la retraite des femmes, de meilleures conditions d’assurance pour les personnes travaillant à temps partiel et les bas revenus ainsi qu’une meilleure protection des travailleuses et travailleurs assurés vis-à-vis des bénéfices indus des assureurs dans la prévoyance professionnelle.

Economie durable : Poursuivre et intensifier la voie prise

Travail.Suisse regrette le rejet de l’initiative sur l’économie verte. Son objectif très ambitieux rendait cependant presque impossible une acceptation par le peuple. Dans ces conditions, le bon score réalisé par l’initiative doit être interprété comme la volonté des citoyens et citoyennes de poursuivre la voie amorcée pour rendre l’économie plus durable.

Il s’agit dès lors de poursuivre les efforts en cours et d’intensifier les mesures pour une économie plus durable avec la mise en œuvre de la stratégie énergétique 2050 et l’engagement de réduire fortement les émissions de gaz à effet de serre selon l’Accord de Paris sur le climat. Une économie plus durable poussera les entreprises suisses à faire preuve d’innovation, ce qui renforcera la compétitivité et créera de nombreux emplois en Suisse dans l’efficacité énergétique, le développement des énergies renouvelables, le recyclage et les technologies vertes en général.

Plus d’informations :
Adrian Wüthrich, Präsident Travail.Suisse, Mobile : 079 287 04 93

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2016 09 25 Abstimmungen AHVplus-Gruene-Wirtschaft def f.docx 42 KB

25 septembre 2016, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

Plus de 600 millions de francs de bénéfice avec la prévoyance professionnelle

On oublie dans les discussions sur la réforme de la prévoyance vieillesse les bénéfices en milliards de francs des sociétés d’assurance. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, a analysé en détail les chiffres récemment publiés par la Finma et les a résumés dans un rapport. Les résultats sont préoccupants : les sociétés d’assurance analysées ont acquis en 2015 deux tiers de leurs bénéfices totaux avec la prévoyance professionnelle – une assurance sociale obligatoire pourtant. suite

L’analyse est décourageante : en 2015, les assureurs ont gagné bien plus de 600 millions de francs de bénéfice de la prévoyance professionnelle, grâce à une réglementation injuste des excédents et des primes bien trop élevées. Pire encore : les assureurs, selon la CSSS-N, peuvent continuer à faire des bénéfices au détriment des assurés pendant que tous les autres doivent y laisser des plumes. Si le Conseil national ne corrige pas cela la semaine prochaine, c’est l’ensemble de la réforme de la prévoyance vieillesse qu’il met en danger.

Des milliards pour l’industrie de l’assurance

Près de la moitié des travailleuses et travailleurs assurés dans le 2ème pilier le sont, via leur employeur, auprès d’une société d’assurance-vie. Travail.Suisse analyse depuis l’introduction du legal quote en 2005 les bénéfices des assureurs-vie tirés de la prévoyance professionnelle obligatoire. Le but du legal quote était à l’origine de réduire les bénéfices des assureurs et protéger ainsi les assurés des abus. Il est clair aujourd’hui que cette réglementation est en échec. Depuis l’introduction du legal quote, environ 5.6 milliards de francs d’excédents sont allés dans les poches des assureurs. Cela est possible car les assureurs peuvent garder au lieu de 10 pourcent des excédents 10 pourcent de l’ensemble du rendement. En outre, on leur permet d’encaisser pour les risques décès et invalidité des primes deux fois plus élevées que nécessaire (« primes de risque »). « Ils pratiquent ainsi une activité sans risque entrepreneurial, comme on le voit chez Axa. En 2015, elle réalisait un bénéfice record de 230 millions de francs malgré une mauvaise année pour les placements », indique Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale à Travail.Suisse. La prévoyance professionnelle est devenue un eldorado pour les assureurs : les sociétés d’assurance examinées dans l’analyse ont réalisé en 2015 deux tiers de leurs bénéfices totaux (990 millions de francs) dans la prévoyance professionnelle – une assurance sociale obligatoire pourtant.

Pour réduire les bénéfices dans une assurance sociale obligatoire, le Conseil fédéral avait proposé de relever le legal quote de 90 à 92 pourcent et d’obliger la Finma à examiner le caractère abusif ou non des primes perçues. « Travail.Suisse demande depuis longtemps de relever le legal quote à 95 pourcent. Cela signifierait que 95 pourcent des bénéfices reviendraient aux assurés » indique Kuert Killer. Mais l’évolution va dans le sens contraire : après que le Conseil des Etats ait biffé le relèvement du legal quote, la CSSS-N propose désormais de biffer aussi l’examen du caractère abusif de la prime de risque. Plus encore : les assureurs doivent pouvoir maintenant encaisser une prime supplémentaire pour les pertes de conversion des rentes. Les sociétés d’assurance qui pèsent déjà des milliards seraient ainsi les grandes gagnantes de la réforme vieillesse pendant que tous les autres devraient y laisser des plumes. C’est injuste et suscite la méfiance de la population. Si le Parlement ne corrige pas cette décision, la réforme vieillesse ne pourra pas gagner la confiance de la population.

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Plus d’informations :
Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale à Travail.Suisse, Tél. 079 777 24 69

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2016 09 21 Gewinne-der-Lebensversicherer f.docx 41 KB

2016 09 21 Die-Gewinne-der-Lebensversicherer Factsheet f.pdf 2019 KB

2016 09 21 Zusammenstellung Kennzahlen 2005 bis 2015 f.pdf 234 KB

21 septembre 2016, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Il faut un médiateur pour le 2ème pilier

Aujourd’hui le Conseil national a programmé le postulat « Instituer un médiateur dans le 2ème pilier ». Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, recommande, au sens d’une mesure pour promouvoir la confiance, d’examiner selon le modèle de médiateur existant pour la Suva et les assureurs-maladie comment créer aussi un tel poste de médiateur. suite

Le monde de la prévoyance professionnelle est devenu compliqué. Déjà simplement pour comprendre quelle sera sa rente présumée, il faut se plonger avec assiduité dans la matière. Cela devient encore plus compliqué lorsque la personne concernée doit prendre des décisions : achat, octroi du capital, retraite anticipée, aide à l’acquisition de la propriété ? Sans parler des complications en cas de divorce. Plus un système est compliqué, plus on a besoin de parties prenantes qui transmettent, conseillent, jugent, placent de l’argent etc. Tout cela fait que l’on gagne aujourd’hui beaucoup d’argent dans la prévoyance professionnelle. Les assurés se trouvent alors confrontés à un système de prévoyance qu’ils comprennent mal d’un côté mais qu’ils perçoivent d’un autre côté comme permettant de gagner beaucoup d’argent. Cela provoque automatiquement de la méfiance. La perte presque totale du troisième contributeur (intérêts et rendement du capital) et les excès de certaines caisses de pension ont mené à une crise de confiance. Les assurés se sentent toujours plus désorientés.

C’est pourquoi il faut une instance vers laquelle les assurés puissent se tourner directement en cas de problèmes et de désaccords : un médiateur neutre et gratuit du 2ème pilier. Il existe une telle instance aujourd’hui auprès des assureurs-maladie mais aussi auprès de la Suva et des assureurs privés. Celle-ci écoute les assurés et examine de façon neutre et objective leurs droits et devoirs. Elle élimine les malentendus et agit pour trouver une juste solution au conflit. De par son activité, le médiateur peut aider à empêcher la contestation toujours plus fréquente par la voie juridique. C’est pourquoi, le Conseil fédéral doit examiner l’instauration d’une institution de médiation.

Pour d’autres informations :
Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale, Travail.Suisse, Tél. 079 777 24 69

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2016 09 19 Postulat Ombudsstelle-zweite-Saule f.docx 41 KB

19 septembre 2016, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Le travail pour la recherche d’un compromis a porté ses fruits

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, se réjouit que le Conseil national ait suivi le Conseil des Etats sur la question du financement de la formation, recherche et innovation 2017-2020. Ainsi, le domaine FRI aura pour les prochaines années 395 millions de francs de plus que ce que le Conseil fédéral a exigé dans son message. suite

Toutes ces augmentations sont bien fondées et nécessaires. Travail.Suisse se réjouit en particulier que grâce à l’augmentation dans la formation professionnelle les cantons seront moins mis sous pression, en particulier pour ce qui concerne le financement de la formation professionnelle de base et de projets qui promeuvent l’obtention d’un diplôme pour les adultes et le conseil de carrière et professionnel.

Il faut espérer que le Conseil national et le Conseil des Etats maintiennent cette ligne lorsque sera examiné le programme de stabilisation et ne chargent pas plus que de proportion la formation mais se satisfassent des mesures d’économie qui sont encore contenues dans cette proposition.

Pour plus d’informations :
Bruno Weber-Gobet, responsable de la politique de formation à Travail.Suisse, tél. 031 370 21 11 ou 079 348 71 67

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2016 09 15 BFI-Botschaft Nationalrat f.docx 45 KB

15 septembre 2016, Bruno Weber-Gobet, Responsable politique de formation Drucker-icon

Après trois ans de délibérations, la révision de la loi sur l’intégration est enfin adoptée au Conseil national

Par une majorité de 113 voix contre 65, le Conseil national a adopté ce matin la révision partielle de la loi sur les étrangers (LEtr) en discutant des dispositions légales concernant l’intégration. Travail.Suisse, l’organisation faitière des travailleuses et travailleurs, constate avec regret certains durcissements sur les exigences d’intégration des étrangers. Mais, il était toutefois important qu’aujourd’hui ce projet de loi soit accepté. suite

Les délibérations ont été longues ce matin. Les questions ont principalement porté sur les conditions d’admission, d’autorisation de séjour et d’établissement, le regroupement familial et l’octroi d’autorisations de séjour à des personnes admises à titre provisoire. « Si le projet de loi avait été refusé par le Conseil national, c’est plusieurs années de travail qui seraient passées à la trappe sans permettre une seule amélioration, selon le souhait de l’UDC » s’exprime Hélène Agbémégnah, responsable de la politique de migration à Travail.Suisse. Il est certes à déplorer les durcissements prévus dans la loi, mais la suppression de la taxe spéciale de 10% et de l’obligation d’une autorisation de travail pour les personnes admises à titre provisoire et les réfugiés est un exemple d’une progression en matière d’intégration. Cette situation permettra d’améliorer l’intégration des travailleuses et travailleurs sur le marché du travail et de mieux exploiter le potentiel de main-d’œuvre indigène.

Travail.Suisse regrette, par contre, que les employeurs ne soient pas davantage impliqués en contribuant à l’intégration de leurs employé.e.s étrangers et étrangères. La possibilité de révoquer le permis d’établissement après quinze ans est aussi une aberration en matière d’intégration. S’il y a des durcissements, il reste encore à espérer que la marge de manœuvre donnée aux autorités dans l’application du droit soit utilisée en faveur des personnes intégrées et des travailleurs et travailleuses.

Pour plus d’informations :
Hélène Agbémégnah, responsable politique de migration et questions juridiques, tél 078 760 93 73

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2016 09 14 Revision-partielle-loi-sur-les-etrangers f.docx 46 KB

14 septembre 2016, Hélène Agbémégnah, Responsable politique de migration et questions juridiques Drucker-icon

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