Médias – Communiqués de presse

Communiqués de presse récents

Le Conseil national finit par adopter un mauvais budget

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, déplore que le Conseil national ait fini par adopter un mauvais budget qui épargne encore plus l’agriculture mais serre beaucoup trop fort la ceinture au personnel de la Confédération. Travail.Suisse exhorte dès lors le Conseil des Etats, dans le processus d’élimination des divergences, à maintenir le budget qu’il a adopté. suite

Travail.Suisse déplore en particulier les coupes de 50 millions de francs concernant le personnel de la Confédération. Elles seront contre-productives car de nature à démotiver le personnel. C’est la qualité du service public – que tout le monde considère pourtant comme un facteur clé pour la cohésion nationale et le développement économique – qui s’en ressentira négativement et cela desservira la population.

Dans le processus d’élimination des divergences, Travail.Suisse demande au Conseil des Etats de s’en tenir à un déficit de 356 millions de francs et ne pas suivre le Conseil national. De toute manière, au vu des budgets qui sont systématiquement trop pessimistes depuis de nombreuses années, il est vraisemblable que le déficit budgétaire 2017 finisse par un confortable excédent dans les comptes 2017. Si l’on additionne les écarts cumulés entre les budgets et les comptes entre 2005 et 2015, on arrive à la somme rondelette de plus de 27 milliards de francs. Cette manne aurait pu, au moins en partie, être investie dans des projets d’infrastructure déterminants ou dans d’autres tâches fondamentales pour la prospérité de la Suisse à long terme plutôt que d’être affectée exclusivement à la réduction de la dette. Dans cette perspective, un allégement du frein à l’endettement comme le propose d’ailleurs aussi des députés de droite, devient urgent et servira les intérêts du pays.

Pour d’autres renseignements :
Denis Torche, responsable du dossier de politique financière, Tél. 031 370 21 11 ou 079 846 35 19

Annexe Dimension

2016 12 07 Mauvais-budget f.docx 40 KB

07 décembre 2016, Denis Torche, Responsable politique environnementale, fiscale et extérieure Drucker-icon

Une importante décision du Conseil des Etats pour les personnes au chômage

Le Conseil des Etats a suivi sa commission aujourd’hui au cours des débats sur la mise en œuvre de l’article 121 a. On devrait ainsi créer une priorité pour les sans-emplois et maintenir en même temps les accords bilatéraux. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, salue cette décision et appelle le Conseil national à la suivre. suite

Après le Conseil national, le Conseil des Etats s’est aussi prononcé pour une mise en œuvre de l’article 121a de la Constitution fédérale qui soit compatible avec les accords bilatéraux. Il a en même temps complété la dénommée priorité à la main-d’œuvre indigène light d’une obligation d’annonce immédiate des places vacantes. Les employeurs seront obligés d’annoncer aux offices de placement publics les emplois disponibles dans des groupes de profession connaissant un chômage élevé. Les personnes sans emploi appropriées devront être invitées à un entretien d’embauche et l’employeur devra motiver un non-engagement. Cette priorité aux sans-emplois a comme but de lever les obstacles pour un retour sur le marché du travail et mieux utiliser le potentiel de main-d’œuvre indigène. « Augmenter les chances pour les personnes au chômage est très important pour les travailleurs et travailleuses et juste pour l’économie » indique Gabriel Fischer, responsable du dossier de politique économique à Travail.Suisse. Travail.Suisse appelle le Conseil national à reprendre cette priorité accordée aux personnes sans emploi dans la procédure d’élimination des divergences.

La protection des salaires et l’accès au marché du travail, indispensables pour le maintien durable des accords bilatéraux

Pour Travail.Suisse, il faut aussi compléter l’accès amélioré au marché du travail par des mesures d’accompagnement efficaces pour protéger les salaires et les conditions de travail. Ce n’est que si l’on améliore l’intégration des jeunes au marché du travail, augmente la participation des femmes au marché du travail et garantit le maintien des travailleuses et travailleurs plus âgés sur le marché du travail que l’on pourra convaincre durablement la population de la voie bilatérale avec l’Union européenne.

Pour d’autres informations :

Gabriel Fischer, responsable du dossier de politique économique, Tél. 076 412 30 53

01 décembre 2016, Gabriel Fischer, Responsable politique économique Drucker-icon

Le Conseil des Etats doit aujourd’hui soutenir un développement de l’accueil extra-familial financièrement supportable pour les parents

Les coûts que les parents paient pour l’accueil extra-familial pour enfants sont exorbitants en Suisse. Il manque en outre un accueil extra-familial fiable pour les parents qui ont des horaires de travail irréguliers. C’est pourquoi, Travail.Suisse demande au Conseil des Etats d’entrer en matière aujourd’hui sur les améliorations proposées par le Conseil fédéral au sujet de la loi fédérale sur les aides financières à l’accueil extra-familial pour enfants. Le projet favorise une offre d’accueil davantage supportable financièrement pour les parents et mieux adaptée au monde du travail actuel. Si l’on veut, dans le cadre de l’initiative pour lutter contre la pénurie de personnel qualifié, pouvoir compter sur une participation plus forte des parents à la vie active, il ne suffit pas d’espérer seulement compter sur la bonne volonté de quelques cantons mais la Confédération doit aussi s’engager par des incitations ciblées pour une meilleure conciliation entre la vie familiale et professionnelle. suite

La commission compétente s’est cachée derrière l’argument fédéraliste – l’accueil extra-familial est l’affaire des cantons – et ne veut pas entrer en matière sur le projet. C’est une vision à très courte vue. Dans le monde du travail interconnecté dans lequel évoluent les parents aujourd’hui, on a besoin d’offres supportables financièrement pour les parents et fiables de la part des prestataires externes de places d’accueil. Cela ne va pas sans la Confédération qui aide les cantons à faire le saut. Sinon, c’est plutôt le hasard ou la chance qui permettront ou non aux parents de payer une bonne offre d’accueil, selon l’appartenance cantonale. Cela fait fi de notre époque, le monde du travail moderne n’étant plus limité par les barrières cantonales.

Certes, les coûts de l’accueil extra-familial en Suisse, corrigés de la parité du pouvoir d’achat, sont comparables avec ceux des pays voisins comme l’Allemagne, l’Autriche ou la France. Mais une grande partie de ces coûts en Suisse, contrairement aux pays voisins, sont transférés aux parents. Cela rend l’accueil extra-familial en Suisse extrêmement cher et signifie qu’un deuxième revenu n’en vaut plus guère la peine financièrement.

Il est décevant que les représentants du parti de la famille, le PDC, s’opposent à une meilleure conciliation entre la vie familiale et professionnelle de même que les milieux économiques qui parlent de l’initiative contre la pénurie de personnel qualifié et aimeraient profiter du potentiel de main-d’œuvre croissant des parents. Travail.Suisse demande à ces milieux de réfléchir à plus long terme et d’investir dans une offre d’accueil extra-familial fiable et payable pour les parents. Travail.Suisse est convaincu qu’on a besoin à moyen terme d’un meilleur service public dans ce domaine. C’est pourquoi l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses demande que l’on transforme le financement d’impulsion actuel de la Confédération en une loi-cadre sur l’accueil extra-familial pour enfants.

Plus d’informations:
Matthias Kuert Killer, Leiter Sozialpolitik, Tel. 079 777 24 69

Annexe Dimension

2016 11 28 Finanzhilfen-Kinderbetreuung f.docx 40 KB

28 novembre 2016, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Adaptation des contrôles des mesures d’accompagnement : juste mais insuffisant

Le Conseil fédéral a ordonné aujourd’hui d’augmenter les contrôles des mesure d’accompagnement dans l’ordonnance sur les travailleurs détachés et a pris connaissance du rapport sur l’optimisation de l’exécution. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses considère qu’il s’agit là d’un pas juste mais qui aurait déjà dû être fait. Cela ne suffit toutefois pas à garantir des contrôles performants et la protection des salaires et des conditions de travail. suite

En relevant dans l’ordonnance sur les travailleurs détachés le nombre prescrit de contrôles de 27’000 à 35’000, le but est de garantir un niveau de contrôles suffisant. Travail.Suisse salue cette augmentation mais rappelle qu’il s’agit simplement d’un rapprochement avec la réalité : « Au cours des dernières années, on a déjà effectué nettement plus que 35’000 contrôles par an » indique Gabriel Fischer, responsable du dossier de politique économique à Travail.Suisse. « Par cette adaptation de l’ordonnance, il n’y aura en réalité pas un seul contrôle supplémentaire », poursuit Fischer.

L’optimisation de l’exécution reste à mi-chemin

En outre, le Conseil fédéral a pris connaissance d’un rapport comportant des mesures pour l’optimisation de l’exécution des mesures d’accompagnement. Travail.Suisse soutient dans l’ensemble les 9 mesures décidées. Mais il s’agit plus d’éléments évidents comme une stratégie des contrôles basée sur les risques, des exigences de qualité minimale pour les contrôles ou une pratique des sanctions unifiée des cantons lors d’infractions. En même temps, d’importants points du plan d’action ne sont pas pris en considération ou pas menés à leur terme. Ainsi, il manque d’un côté la problématique des grandes différences du seuil des abus dans les secteurs qui ne connaissent pas de salaires minimaux par CCT. Il manque un calculateur unique pour mesurer les abus et les seuils d’abus sont fixés de manière très variable. D’où le fait que l’on ne considère pas comme abusif des salaires en partie très bas et qu’il n’y a pas de possibilité d’agir par le biais de l’instrumentaire des mesures d’accompagnement. D’un autre côté, il n’a pas été possible de mener à son terme les travaux pour une attestation de CCT dans l’attribution des marchés publics. Selon Travail.Suisse, les pouvoirs publics doivent impérativement jouer un rôle modèle et pour les marchés publics ne travailler qu’avec les prestataires qui peuvent documenter le respect des salaires et des conditions de travail par une attestation de la CCT.

Améliorer la protection des salaires et des conditions de travail

Hormis l’optimisation de l’exécution, il faut aussi des améliorations notables des mesures d’accompagnement pour une protection efficace des salaires et des conditions de travail. Une simplification de la déclaration de force obligatoire des conventions collectives de travail, une extension des dispositions pour étendre une convention collective de travail et une analyse des instruments à disposition contre la fausse indépendance sont urgentes et doivent être obligatoires. Le grand défi politique, que représente la mise en œuvre de l’article 121 a Cst., rend indispensable justement des mesures d’accompagnement efficaces et une protection des salaires en Suisse qui fonctionne. « La protection des salaires et des conditions de travail doit être garantie, l’intégration des jeunes sur le marché du travail améliorée, la participation des femmes au marché du travail relevée et le maintien des travailleurs plus âgés sur le marché du travail assuré. Ce n’est qu’ainsi que l’on réussira à convaincre durablement la population de la voie bilatérale avec l’Union européenne », ajoute encore Fischer.

Pour d’autres renseignements :
Gabriel Fischer, responsable du dossier de politique économique, Tél. 076 412 30 53

Annexe Dimension

2016 11 23 FlaM Optimierung AnzahlKontrollen f.docx 41 KB

23 novembre 2016, Gabriel Fischer, Responsable politique économique Drucker-icon

Naturalisation facilitée pour les étrangers de troisième génération : lancement de la campagne!

Aujourd’hui, la conseillère nationale Ada Marra et une large coalition de partis ont lancé la campagne pour un « OUI » à la naturalisation facilitée des jeunes étrangers de la 3ème génération. Le 12 février 2017, le peuple et les cantons devront se prononcer sur un changement de la Constitution fédérale qui permettra d’alléger la procédure pour les étrangers et étrangères de moins de 25 ans. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleuses et travailleurs, soutient la campagne et a signé l’Appel lancé ce matin. suite

Travail.Suisse dit aussi « OUI » pour un changement de la Constitution, afin de permettre aux jeunes né-e-s en Suisse de moins de 25 ans d’obtenir un passeport sans devoir prouver une intégration dont ils font déjà preuve. Leurs parents et grands-parents ont aussi vécu en Suisse. Leurs parents y sont même nés et y ont été scolarisés. Qui d’autre qu’un jeune de la 3ème génération pourrait-il être mieux placé pour prouver son appartenance à la société suisse ?

Travail.Suisse a signé l’Appel (http://www.dritte-generation.ch) et invite à un large soutien de la population et des cantons. La facilitation de la naturalisation des personnes étrangères de 3ème génération permettra une meilleure reconnaissance sociale et politique pour des personnes déjà intégrées. Les jeunes sont l’avenir de la société et du marché du travail. Discriminer une partie de cette jeunesse dont font partie les jeunes de la 3ème génération serait donc une erreur pour notre avenir. Comment peut-on être né-e en Suisse, y avoir suivi toute sa scolarité, y travailler, avoir des parents et grands-parents intégrés et s’appeler encore « étranger » ?

Pour plus d’informations : Adrian Wüthrich, président, tél. 079 287 04 93

Annexe Dimension

2016 11 22 Lancement campagne 3ème génération.docx 47 KB

22 novembre 2016, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

Contacts médias

Contacts pour les médias

Contacts pour les médias:

Linda Rosenkranz
Responsable de la communication
031 370 2111 ou
079 743 5047
rosenkranz@travailsuisse.ch

Présente lundi, mardi, mercredi

Communiqués de presse

Service médias

Conférences de presse

Baromètre Conditions de travail - La qualité des conditions de travail du point de vue des travailleurs et travailleuses

Télécharger le dossier médias

Archives