Médias – Communiqués de presse

Communiqués de presse récents

Une réforme qui n’est pas durable

Le Conseil national a aujourd’hui terminé de débattre de la réforme de la prévoyance vieillesse. Il n’en résulte ni une réforme durable, ni une réforme capable de rassembler une majorité, mais au contraire une pure proposition de démantèlement. Presque aucune amélioration n’équilibre les diverses coupes dans les prestations. Les travailleurs et les travailleuses ne peuvent pas dire oui à cette réforme de la prévoyance vieillesse. Au tour maintenant du Conseil des Etats de s’occuper à résoudre les différences et de réussir à ce qu’un compromis acceptable en résulte. suite

Le Conseil national a suivi une ligne extrêmement dure avec l’augmentation de l’âge de la retraite des femmes sans mesures de compensation dans l’AVS, avec l’introduction d’une élévation de l’âge de la retraite automatique en cas de baisse des avoirs de l’AVS, avec le durcissement des rentes de veuves et la suppression des rentes pour enfants ainsi qu’avec la baisse du taux de conversion minimal dans la LPP. Ne restent qu’une élévation extrêmement modeste de 0.6 pourcent de TVA supplémentaire pour financer l’AVS – dont 0.3 pourcent alloués à l’AI – ainsi qu’une compensation de la baisse des rentes dans le deuxième pilier qu’on peut qualifier d’irréfléchie en matière de financement et d’effet. Cela est maigre.

Ainsi, la promesse „pas de baisse des rentes“ n’est pas tenue de manière crédible. Un supplément de rentes via l’AVS aurait été beaucoup plus facile à expliquer. Le processus ad-hoc qui a mené à l’élaboration des mesures de compensation n’est pas de nature à restaurer la confiance. Ces décisions n’assurent pas le financement d’une AVS stable. Au lieu d’affamer l’AVS et de fixer un âge de la retraite à 67 ans qui ne tient pas compte des réalités du marché du travail, il est nécessaire de prévoir un financement stable qui aille au-delà de l’entrée en retraite de la grosse génération des baby-boomers. Le seul point positif à souligner dans le modèle choisi est la meilleure couverture du travail à temps partiel.

Il est irritant de constater que le Conseil national continue par ailleurs d’accorder des cadeaux aux grands groupes d’assurances multimilliardaires en ne relevant pas le Legal Quote et en renonçant à mieux contrôler le caractère abusif des primes de risques massivement surévaluées appliquées par les sociétés d’assurance. Alors que cette semaine, ces questions étaient à peine discutées, il sera difficile d’expliquer à la population pourquoi tout le monde doit faire des sacrifices alors que les assureurs ont toujours le droit d’optimiser leurs gains.

Pour plus d‘informations :
Matthias Kuert, Responsable Politique sociale, 079 777 24 69

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2016 09 29 Altersvorsorge 2020 NR Keine zukunftsfähige Reform F.docx 40 KB

29 septembre 2016, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Le Parlement doit se soucier des proches aidants professionnellement actifs

Deux initiatives parlementaires traitant des proches aidants déposées en 2011 par la démocrate-chrétienne Lucrezia Meier-Schatz arrivent au terme de leur délai de traitement. Demain, le Parlement a l’occasion de le prolonger. Cette formalité de procédure semble se heurter à des oppositions, quand bien même de nombreux milieux reconnaissent la nécessité d’encourager et de faciliter l’aide intergénérationnelle au sein des familles. Travail.Suisse, l’organisation indépendante des travailleurs et travailleuses, encourage les élues et élus de la chambre basse à ne pas enterrer la discussion. suite

Dans un futur proche, il y aura en Suisse toujours plus de personnes âgées qui nécessiteront soins et soutien. Parmi elles, de nombreuses personnes souhaitent vivre le plus longtemps possible à la maison. Pour rendre cela possible, leurs proches offrent leur aide – même si ces tâches s’ajoutent à leur activité professionnelle. Or, l’immense travail accompli par ces travailleurs et travailleuses n’est pas reconnu et pire, les atteint aussi dans leur propre santé, faute de pouvoir prendre un peu de repos. Selon Valérie Borioli Sandoz, responsable de la politique de l’égalité chez Travail.Suisse :
« Trop souvent, ils – mais surtout elles – doivent renoncer à toute activité professionnelle en raison de la trop grande charge, ce qui est un gâchis humain pour les entreprises alors qu’elles souffrent d’une pénurie de main d’œuvre qualifiée. »

La première initiative parlementaire déposée par la démocrate-chrétienne Lucrezia Meier-Schatz en 2011 prévoit une allocation d’assistance de 25 francs par jour. Cette allocation avant tout symbolique est une reconnaissance du travail bénévole fourni au sein des familles. La seconde initiative parlementaire demande un congé payé de sept jours par année pour les proches aidants qui aident, soutiennent, accompagnent et soignent leurs proches âgés, handicapés ou malades chroniques. Depuis leur dépôt, les deux textes ont trouvé grâce auprès du Conseil national et de sa commission compétente. Mais le délai de traitement arrive à son terme, alors que l’on ne connaît toujours pas quelles sont les mesures préconisées par le Conseil fédéral pour faire face aux difficultés des proches aidants. Il est à espérer que demain, le Parlement n’enterre pas ces deux propositions. Sa commission doit pouvoir poursuivre ses travaux dans ce domaine sensible.

Le 25 octobre prochain, à l’occasion d’une demi-journée d’étude, Travail.Suisse met en ligne le site www.info-workcare.ch destiné aux proches aidants qui travaillent. La première plateforme nationale a pour ambition de renforcer l’aide intergénérationnelle au sein des familles en offrant gratuitement informations, conseils, outils et adresses de proximité aux personnes concernées. Les inscriptions à la journée sont ouvertes sur le site de Travail.Suisse (www.travailsuisse.ch).

Pour plus de détails :
Valérie Borioli Sandoz, Responsable Politique de l’égalité, 079 598 06 37

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2016 09 29 Communiqué prolongation Meier-Schatz proches aidants.doc 61 KB

29 septembre 2016, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique d'égalité Drucker-icon

Poursuite de l’attaque frontale sur les fondements de la prévoyance vieillesse

Les mesures décidées jusqu’ici par le Conseil national dans la réforme de la prévoyance vieillesse 2020 ne contribuent pas à une solution apte à recueillir une majorité. Il ne reste que 0.6 pourcent de TVA du financement supplémentaire prévu à l’origine. C’est tout-à-fait insuffisant. Le mécanisme décidé pour l’âge de la retraite à 67 ans devrait ainsi déjà bientôt être appliqué. On veut visiblement étouffer financièrement l’AVS pour pouvoir introduire l’âge de la retraite à 67 ans. Ce n’est pas ainsi que l’on pratique une politique responsable. suite

Les mesures décidées jusqu’ici par le Conseil national sur la prévoyance vieillesse sont inquiétantes : âge de la retraite à 65 ans pour les femmes sans compensation sociale, réductions pour les rentes de veuves, suppression de la rente pour enfants, mécanisme d’intervention avec un âge de la retraite à 67 ans et un financement de l’AVS absolument insuffisant ave 0.6 pourcent de TVA. En plus de ces mesures a été adopté à la dernière minute un nouveau modèle de compensation dans la prévoyance professionnelle pour baisser le taux de conversion minimal, dont les effets et le financement ne sont pas clairs.

Ce qui est particulièrement choquant c’est avant tout le fait que l’on refuse à l’AVS les moyens nécessaires requis par l’évolution démographique. Cela semble être égal – ou même souhaitable – à la majorité du Conseil. Car on pourrait ainsi appliquer le mécanisme d’intervention avec un âge de la retraite à 67 ans, vendu aujourd’hui comme mesure d’urgence absolue, déjà beaucoup plus tôt qu’annoncé.

Travail.Suisse rejette clairement une stratégie qui cherche à étouffer financièrement l’AVS et luttera de manière déterminée contre un mécanisme de relèvement automatique de l’âge de la retraite.

Pour d’autres informations :
Matthias Kuert Killer, responsable du dossier de politique sociale, 079 777 24 69

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28 septembre 2016, Matthias Kuert Killer, Responsable politique sociale Drucker-icon

Programme de stabilisation : allégements encore insuffisants

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleuses et travailleurs, regrette les économies votées par le Conseil des Etats même s’il a allégé le programme de stabilisation. En raison du très bas taux d’endettement de la Confédération et des prévisions économiques qui s’améliorent, ces coupes sont inutiles mais aussi contreproductives pour la prospérité à long terme. Il faut néanmoins saluer certains allégements importants. suite

Le taux d’endettement de la Confédération n’a fait que baisser depuis 2003 et laisse une marge de manœuvre suffisante pour dépenser et investir davantage pour le futur. Même le FMI pointe les rigidités fiscales de la Suisse en soulignant que certains aspects du frein à l’endettement pourraient conduire à une insuffisance de dépenses publiques. Ce contexte qui devrait donc inciter à utiliser la marge de manœuvre à disposition pour investir et dépenser pour l’avenir n’a pas empêché le Conseil des Etats de rester idéologiquement attaché au programme d’économie même s’il l’a allégé de façon importante pour certaines tâches.

Réduction significative des coupes dans la recherche et la formation

Travail.Suisse accueille néanmoins avec satisfaction le fait que les coupes ont été allégées de plus de moitié (pour près de 300 millions de francs) dans le domaine de la formation et de la recherche. Il est aussi positif que le Conseil des Etats ait renoncé à diminuer la part de la Confédération pour la réduction des primes d’assurance-maladie pour 150 millions de francs et à couper quelques millions de francs dans l’intégration des étrangers, ce qui aurait été totalement contreproductif. Travail.Suisse va s’engager maintenant pour que le Conseil national suive aussi au moins la ligne moins dure du Conseil des Etats par rapport au programme d’économies du Conseil fédéral.

Pour d’autres renseignements :
Denis Torche, Responsable politique fiscale, tél. 031 370 21 11 ou 079 846 35 19

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2016 09 28 Stabilisierungsprogramm f.docx 40 KB

28 septembre 2016, Denis Torche, Responsable politique environnementale, fiscale et extérieure Drucker-icon

Naturalisation facilitée pour les étrangers de troisième génération : enfin la votation populaire !

Ce matin, les deux chambres du Parlement ont finalement balayé leurs divergences sur l’initiative d’Ada Marra intitulée «La Suisse doit reconnaître ses enfants ». La population suisse devra maintenant décider si oui ou non elle veut faciliter la procédure de naturalisation des personnes étrangères dont les parents et grands-parents ont vécu en Suisse. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, se réjouit de l’aboutissement de cette initiative et la soutient. suite

Après huit ans de chassé-croisé au Parlement, l’initiative parlementaire d’Ada Marra a enfin abouti à son acceptation par le Parlement. La Constitution fédérale ainsi que la loi fédérale sur la nationalité suisse seront modifiées, si la population accepte la proposition de l’initiative en votation populaire. Ces modifications permettront aux étrangers et étrangères dont les grands-parents et les parents ont vécu en Suisse d’en demander la nationalité par le biais d’une procédure plus rapide et moins exigeante que celle qui prévaut actuellement.

Travail.Suisse soutient la facilitation de la naturalisation des personnes étrangères de troisième génération qui permettra une meilleure reconnaissance sociale et politique pour des personnes déjà intégrées. Il faut souligner également que ces personnes représentent trois générations de travailleurs et travailleuses qui ont contribué à l’essor économique de la Suisse. Accepter de faciliter la naturalisation constitue un réel pas en avant pour la population suisse en permettant à la fois un allégement administratif dans le cadre de procédures coûteuses et une meilleure cohésion sociale. Cette dernière influencera notamment la qualité du marché du travail. Travail.Suisse espère que la volonté populaire sera d’offrir une meilleure reconnaissance aux quelques milliers de personnes étrangères issues de la troisième génération.

Pour plus d’informations :
Hélène Agbémégnah, responsable politique de migration et questions juridiques, tél 078 760 93 73

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2016 09 28 PI Ada-Marra Erl-Einbuergerung-kommt-vors-Volk f.docx 40 KB

28 septembre 2016, Hélène Agbémégnah, Responsable politique de migration et questions juridiques Drucker-icon

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Linda Rosenkranz
Responsable de la communication
031 370 2111 ou
079 743 5047
rosenkranz@travailsuisse.ch

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