Médias – Communiqués de presse

Communiqués de presse récents

Réviser le mécanisme du frein à l’endettement pour investir pour l’avenir

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, regrette que le Conseil fédéral s’entête non seulement à vouloir mettre en œuvre coûte que coûte son programme de stabilisation 2017-2019 mais veuille aussi déjà cet automne proposer des mesures d’économies en plus. Il faut en revanche saluer le réexamen du mécanisme du frein à l’endettement qui pourrait avoir comme effet d’assouplir un peu la politique financière. suite

Pour Travail.Suisse, la situation actuelle des finances de la Confédération ne justifie pas les mesures d’économies en cours. On a jusqu’ici mis en avant le mécanisme du frein à l’endettement pour justifier l’impossibilité de dépenser davantage. Ce mécanisme prévoit de stabiliser la dette et non pas de la réduire. Or, depuis l’introduction du frein à l’endettement en 2003, la dette brute de la Confédération a été réduite d’environ 20 milliards de francs. Avec 17% du PIB, le taux d’endettement de la Confédération est désormais très bas et laisse une grande marge de manœuvre pour dépenser et investir pour l’avenir. C’est pourquoi Travail.Suisse s’oppose aux mesures d’économie qui, de surcroît, arrivent à un mauvais moment en raison des incertitudes conjoncturelles que le Brexit vient encore renforcer. La révision du frein à l’endettement, si elle se fait dans le sens souhaité, représente néanmoins à moyen terme une lueur d’espoir concrète pour une politique financière moins rigide.

Pour plus d’informations :
Denis Torche, Responsable de la politique financière et fiscale, tél. 031 370 21 11 ou 079 846 35 19

29 juin 2016, Denis Torche, Responsable de politique financière et fiscale Drucker-icon

100 millions, une goutte d’eau insuffisante pour éteindre l’incendie

Le Conseil fédéral débloque 100 millions pour faire baisser les coûts de l’accueil extra-scolaire à la charge des parents et adapter les horaires des structures existantes. Travail.Suisse, l’organisation indépendante des travailleurs et des travailleuses, salue cette décision. Toutefois, ce financement unique n’est pas suffisante à lui seul. Face à l’urgence démographique, la Confédération doit adopter une loi cadre pour les infrastructures de garde pour les enfants et pour les personnes nécessitant des soins. suite

Une goutte d’eau sur une plaque chauffée à blanc : voilà à quoi se résume la décision du Conseil fédéral de verser aux cantons 100 millions en faveur de l’accueil extrascolaire. En soi, la mesure est très positive, tant il est vrai que les coûts de cet accueil à la charge des parents sont trois fois plus chers en Suisse que dans les grandes villes européennes. Cela constitue un frein puissant à un plus grand engagement des parents sur le marché du travail.

« C’est la politique familiale dans son ensemble qui doit être repensée », selon Valérie Borioli Sandoz, responsable de la politique de l’égalité chez Travail.Suisse. C’est d’ailleurs ce qu’a demandé 56% de la population lors de la votation sur l’article constitutionnel sur la famille en 2013 qui a malheureusement échoué sur l’écueil de la double majorité.

Pour plus de détails :
Valérie Borioli Sandoz, Responsable Politique de l’égalité, 079 598 06 37

Annexe Dimension

2016 06 29 BR-zur-Vereinbarkeit f.docx 45 KB

29 juin 2016, Valérie Borioli Sandoz, Responsable politique d'égalité Drucker-icon

La sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne est négative aussi pour les travailleurs et travailleuses en Suisse

Le peuple britannique a décidé de quitter l’UE. Les mises en garde menaçantes d’ordre économique et politique n’ont visiblement pas réussi à endiguer les craintes que provoque l’immigration. Le contexte helvétique était semblable avant la votation sur l’initiative sur l’immigration de masse. Sa mise en œuvre confronte la Suisse à de gros problèmes car l’introduction consensuelle avec l’UE d’une clause de sauvegarde est repoussée dans le lointain avec le Brexit et une introduction unilatérale de cette clause met en danger les accords bilatéraux, crée de l’insécurité et freinera le développement économique du pays. Pour atténuer l’immigration, il faut maintenant prendre de manière urgente des mesures internes. suite

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, regrette la décision du peuple britannique de quitter l’UE. Il faut bien-sûr respecter cette décision prise de manière démocratique et laisser les Britanniques en porter les conséquences. Comme lors de la votation sur l’initiative sur l’immigration de masse en Suisse, il n’a pas été possible de tenir à l’écart du oui une majorité des citoyens en Grande-Bretagne, avec l’accent mis sur les conséquences négatives sur le plan économique et politique. Visiblement on est prêt à renoncer à la réussite économique s’il en résulte une baisse de l’immigration.

Partager pour tous les avantages de la migration

Il faut mieux communiquer les avantages de la libre-circulation des personnes – et donc de l’immigration – et répartir plus justement la réussite économique. Pour la Suisse, cela signifie que si seulement les entreprises, les actionnaires et les riches profitent des accords bilatéraux, on ne trouvera pas de majorité dans les urnes pour la libre-circulation. La 3ème réforme de l’imposition des entreprises, avec ses baisses fiscales non financées, est aussi incongrue dans ce panorama.

Le Brexit provoquera un ralentissement économique en Europe et aussi en Suisse. Il en résultera des négociations salariales difficiles cet automne. Mais c’est justement dans une telle situation que les salaires doivent pouvoir jouer le rôle de stabilisation conjoncturelle et cela n’est possible que si on les augmente. La Banque nationale doit lutter contre la surévaluation du franc et contribuer ainsi au maintien des emplois.

Effets sur la mise en œuvre de l’initiative sur l’immigration de masse

Le Parlement doit maintenant prendre en mains la mise en œuvre de l’initiative sur l’immigration de masse et réaliser un projet apte à recueillir une majorité. Il faut trouver une solution qui ne mette pas en danger les accords bilatéraux et apporte la sécurité juridique nécessaire :

• Les mesures d’accompagnement à la libre-circulation des personnes doivent être améliorées et il faut intégrer dans le projet les points du rapport Ineichen-Fleisch qui n’ont pas été encore mis en œuvre (1. Intégration des dispositions relatives au temps de travail, de repos, aux vacances, aux frais et à la caution dans la Déclaration de force obligatoire de la CCT / 2. 2ème procédure pour l’extension facilitée avec droit de proposition des partenaires sociaux aux autorités compétentes / 3. Prolongation unique et limitée d’une CCT étendue qui n’atteint pas le quorum des employeurs.
• Il faut, en outre, pour la protection des salaires et des conditions de travail aussi des mesures contre le taux en forte augmentation du chômage des travailleurs plus âgés.
• Le potentiel de main-d’œuvre indigène doit être mieux utilisé avec des mesures efficaces. Dans le cadre de l’initiative contre la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, il faudra, lors du Sommet national du 12 septembre 2016, aller de l’avant avec les mesures suivantes :
a. Améliorer la conciliation professionnelle et familiale (entre autres introduction à large échelle des écoles à horaire continu, des places d’accueil extra-familiales abordables financièrement, un congé paternité etc.).
b. La promotion de la formation continue en général et en particulier des personnes sans diplôme de degré secondaire II et des travailleurs plus âgés.
• L’adoption du projet doit être planifié par une session spéciale afin de pouvoir ratifier l’extension de la libre-circulation des personnes à la Croatie avant le 9 février 2017 pour que la Suisse puisse ainsi participer au projet de recherche Horizon 2020.

Régler rapidement les relations avec la Grande-Bretagne

Le Conseil fédéral doit adapter rapidement les relations avec la Grande-Bretagne par la voie bilatérale. Pour les négociations avec l’UE, par contre, une collaboration avec la Grande-Bretagne qui irait au-delà du nécessaire serait contreproductive.

Pour d’autres informations :
Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, 079 287 04 93

Annexe Dimension

2016 06 24 Brexit f.docx 17 KB

24 juin 2016, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

Nouvelle flambée des bonus – avec à la clé un coût politique élevé

Depuis plus d’une décennie, Travail.Suisse, l’organisation indépendante des travailleuses et travailleurs, examine l’évolution des salaires des dirigeants. Les conclusions de la douzième enquête sont alarmantes : les patrons s’accordent des augmentations substantielles alors que dans la tranche des bas revenus la pression sur les salaires, l’insécurité et la peur de perdre son travail ne cessent de croître. Même l’initiative sur les rémunérations abusives n’aboutit à aucun résultat et l’écart salarial se creuse comme jamais depuis cinq ans. La politique est maintenant appelée à mettre un terme à ces excès par une révision efficace du droit de la société anonyme et, via une contribution de solidarité prélevée sur les hauts revenus, d’accroître l’utilité pour la collectivité des salaires élevés des dirigeants. suite

Pour la douzième fois consécutive, Travail.Suisse a examiné l’écart entre les salaires les plus hauts et les plus bas de 27 entreprises suisses. L’analyse dévoile une évolution préoccupante.

Augmentations substantielles pour les patrons – l’écart salarial se creuse

En 2015, les salaires des dirigeants ont fait un grand bond en avant : dans 22 des 27 entreprises examinées, l’indemnité du/de la CEO a augmenté en moyenne de 9%. La première place de ce palmarès peu glorieux revient à Tidjane Thiam du Credit Suisse. Avec la prime d’entrée en fonction qu’il a reçue sous la forme d’une compensation des bonus perdus auprès de son ancien employeur, son indemnité se monte à plus de 20 mio. de francs en 2015 (117% par rapport à l’année précédente). Mais Lonza (58%), Valora (54%), UBS (28%), Kuoni (23%), Georg Fischer (22%) et ABB (+20%) ont eux aussi nettement contribué à ce mouvement ascensionnel. Pour Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, « les personnes ayant de faibles revenus ne peuvent tout simplement pas s’imaginer des salaires pareils ». « Dans plus des deux tiers des entreprises examinées en 2015, l’écart salarial s’est creusé et on peut s’attendre à une nouvelle flambée des bonus ». Credit Suisse (1:363), UBS (1:275) et Roche (1:273) ont présenté des écarts salariaux similaires à ceux de 2010.

Initiative contre les rémunérations abusives sans effet

Les résultats montrent on ne peut plus clairement que l’initiative contre les rémunérations abusive est restée sans effet. Certes, du fait du renforcement des droits des actionnaires, les assemblées générales votent l’indemnisation de la direction. Mais dans la grande majorité des cas, le vote porte sur les parts fixes et variables (bonus) de la rémunération tout en étant prospectif, c’est-à-dire que les indemnités sont approuvées à l’avance et non en fonction de la marche des affaires. Les indemnités d’entrée en fonction, qui compensent la perte des bonus lorsque le dirigeant quitte son précédent employeur et, après qu’il ait été libéré de l’obligation de travailler, le paiement du salaire durant une certaine période ou les mandats de consultant atteignant des mio., restent licites.

La politique doit prendre des mesures efficaces

Du fait de la croissance des écarts salariaux, la population prend ses distances par rapport à l’économie. L’acceptation de l’initiative contre les rémunérations abusives et bien plus encore de l’initiative contre l’immigration de masse sont les signes de ce coût politique incalculable. La politique doit prendre de toute urgence des mesures visant à restaurer la confiance et à donner une utilité pour la collectivité des hauts salaires des dirigeants. Travail.Suisse voit une nécessité d’agir dans les trois domaines suivants :

• Révision du droit de la société anonyme : L’acceptation de l’initiative contre les rémunérations abusive a entraîné un renforcement des droits des actionnaires. Mais on n’a constaté aucun effet régulateur sur les salaires des dirigeants. Des lacunes et des possibilités de contourner la loi existent et permettent de verser des indemnités d’entrée en fonction et de départ. Durant la prochaine révision du droit de la société anonyme, il faut absolument prendre des mesures plus efficaces.
• Transparence fiscale et contribution de solidarité des hauts revenus : comme il n’est pas possible de réunir une majorité politique pour limiter les hauts salaires et que le renforcement des droits des actionnaires ne résoudra pas la question, il faut augmenter l’utilité des hauts salaires pour la société. Il faut introduire la transparence fiscale sur ces derniers et entamer un débat politique sur la contribution de solidarité.
• Protection des salaires et des places de travail : la population est très frustrée entre autres à l’idée qu’en haut les salaires augmentent allègrement et qu’en bas elle subit la pression sur les salaires, la surcharge de travail et la peur de perdre son travail. Il faut améliorer la protection des salaires et des places de travail.
• Abandon de la politique fiscale favorable aux entreprises : La réforme de l’imposition des entreprises permet des baisses d’impôts par milliards en faveur des entreprises. Les mesures d’économie prévues touchent surtout la classe moyenne et les faibles revenus, ce qui élargit le fossé entre des pans entiers de la population et l’économie. Il faut corriger cette politique fiscale.

Autres informations :

• Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse, 079 287 04 93
• Jacques-André Maire, conseiller national et vice-président de Travail.Suisse, 078 709 48 50
• Gabriel Fischer, responsable de la politique économique, Travail.Suisse 076 412 30 53

Annexe Dimension

2016 06 20 DOSSIER Medienkonferenz Managerloehne f.pdf 1036 KB

20 juin 2016, Gabriel Fischer, Responsable politique économique Drucker-icon

Les recommandations de vote du Comité de Travail.Suisse pour les votations fédérales du 25 septembre 2016

Le Comité de Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, a donné aujourd’hui ses recommandations de vote pour les votations fédérales du 25 septembre. Il dit oui à l’unanimité à l’initiative populaire « AVSplus : pour une AVS forte » et oui à l’initiative populaire « Pour une économie durable et fondée sur une gestion efficiente des ressources (économie verte) ». suite

Oui à l’unanimité pour l’initiative populaire „ AVSplus: pour une AVS forte “

Selon l’initiative, les rentes AVS doivent être augmentées de dix pourcent. Les dispositions transitoires prévoient que les bénéficiaires d’une rente de vieillesse ont droit à un supplément de 10 pourcent à leur rente. Travail.Suisse considère que la défense du niveau actuel des rentes, et donc un solide financement de l’AVS, comme la question centrale de la réforme de la « prévoyance vieillesse 2020 », traitée en ce moment par le Parlement. Certes, la votation à venir prévoit un développement des rentes AVS et donc un pas supplémentaire. Mais le résultat de la votation du 25 septembre aura un effet de signal déterminant sur le cours futur de la réforme de la prévoyance 2020. Le traitement de la réforme au Conseil national a été fixé immédiatement après la votation sur l’initiative AVSplus. Le Conseil national réagira ainsi directement selon le résultat des urnes. Pour ces raisons, le Comité s’est prononcé à l’unanimité pour le oui à l’initiative.

Oui pour l’initiative populaire „ Pour une économie durable et fondée sur une gestion efficiente des ressources (économie verte) “

Le Conseil fédéral avait soumis au Parlement un contre-projet indirect à l’initiative sur l’économie verte. Mais le Parlement l’a rejeté. Travail.Suisse s’engage pour une économie durable qui stimule le domaine des cleantech et permet ainsi de créer de nouveaux emplois. C’est pourquoi, le Comité recommande de dire oui à l’initiative.

Le comité de Travail.Suisse n’a pas pris position sur la loi fédérale du 25 septembre 2015 sur le renseignement (LRens) (FF 2015 6597)

Pour plus d‘informations :
Adrian Wüthrich, Präsident Travail.Suisse, Tel. 031 370 21 11, Mobile: 079 287 04 93

Annexe Dimension

2016 06 15 PAROLEN-zu-eidg-Abstimmung 25-9-16 f.docx 46 KB

15 juin 2016, Adrian Wüthrich, Président Drucker-icon

Contacts médias

Contacts pour les médias

Contacts pour les médias:

Linda Rosenkranz
Responsable de la communication
031 370 2111 ou
079 743 5047
rosenkranz@travailsuisse.ch

Présente lundi, mardi, mercredi

Communiqués de presse

Service médias

Conférences de presse

Salaires des managers: les plus écarts salariaux depuis cinq ans!

Télécharger le dossier médias

Archives