C’était avec l’argument du soutien à la conjoncture que le Conseil des Etats voulait adopter à marche forcée les projets fiscaux (imposition des familles, compensation des effets de la progression à froid) qui coûtent 1,1 milliard de francs à la Confédération et aux cantons.
Pour un troisième paquet conjoncturel plus substantiel
Au vu de la rapide détérioration sur le marché du travail - le nombre de chômeurs devrait approcher les 250'000 en 2010 - le troisième paquet conjoncturel proposé par le Conseil fédéral est insuffisant. La décision prise par le Conseil des Etats sur les projets fiscaux permet de donner une marge de manœuvre supplémentaire pour renforcer les mesures du troisième paquet conjoncturel.
C’est pourquoi, il faut que le Parlement corrige le paquet du Conseil fédéral dans le sens suivant : d’une part en étendant les instruments du marché du travail existant avec l’extension de la durée du chômage partiel à 24 mois et la prolongation à 520 du nombre d’indemnités de chômage ; d’autre part en favorisant davantage les investissements vers les chances de croissance, en particulier la politique énergétique, avec la suppression du plafond pour la rétribution à prix coûtant du courant injecté, d’origine renouvelable, et les infrastructures de télécommunication avec le développement du réseau de fibre optique.