Hugo Fasel : Eliminer les injustices

Celui qui peut entreprendre une formation complémentaire renforce sa position sur le marché du travail. Mais les portes de la formation continue ne sont pas ouvertes pour tous les travailleurs et les travailleuses. Ce sont avant tout les hommes bien formés qui profitent plus que la moyenne de la formation continue, encouragés par les employeurs. Les femmes, les travailleurs et travailleuses à temps partiel et les personnes les moins qualifiées obtiennent très peu de soutien et sont par conséquent moins actifs que la moyenne en matière de formation continue. La nouvelle loi sur la formation professionnelle doit ici fournir un remède à la situation. Elle doit donner la possibilité à tous et toutes d’obtenir et d’améliorer son employabilité sur le marché du travail. Il ne doit plus être possible que des personnes, après avoir travaillé durant des années dans une même entreprise et suite à une délocalisation, se retrouvent sans emploi et à la rue sans avoir bénéficié de la moindre formation continue. Nous demandons au Conseil fédéral qu’il élabore rapidement et avec courage une loi sur la formation professionnelle orientée vers l’avenir qui élimine ces injustices.

Hugo Fasel, ancien Conseiller national, PCS
22.10.2008