Soutenir les personnes au chômage, renforcer la formation

Le marché du travail suisse se trouve dans une crise profonde qui risque de durer encore longtemps. Afin d’endiguer les conséquences catastrophiques qu’entraînent le chômage et l’arrivée en fin de droits des personnes concernées et pour l’ensemble de la société, Travail.Suisse réclame la prise de mesures immédiates pour améliorer l’assurance chômage. Dans le même temps, il s’agit de rendre le marché du travail suisse plus fort à l’avenir. Travail.Suisse a présenté, dans le cadre d’une conférence de presse à Berne, ses revendications en vue de la session spéciale sur le chômage. 25.02.2010, Josiane Aubert, Martin Flügel, Meinrado Robbiani, Susanne Blank

La crise rend les négociations salariales difficiles

Les fédérations de Travail.Suisse jugent les négociations salariales 2010 dures et relativement vaines. Globalement, le revenu disponible des travailleuses et des travailleurs se réduira ou, dans le meilleur des cas, stagnera. En 2010, la croissance du chômage sera la préoccupation principale. Il faut la combattre par l’extension de la durée du chômage partiel, l’augmentation des indemnités journalières à 520 unités et les allocations de formation pour la formation professionnelle de base. 15.12.2009, Susanne Blank

Une intervention accrue de l’Etat pour un service public plus sûr

Un service public étendu et de qualité est la condition pour un développement positif sur le plan de la société, économique et écologique. Si l’on veut que le service public continue à être fourni de façon fiable et durable, il ne faut surtout pas le remettre en mains privées. De plus, il faut éviter des libéralisations sur le dos travailleurs et travailleuses. Travail.Suisse et le syndicat transfair ont insisté aujourd’hui sur cette demande, à l’occasion d’une conférence de presse à Berne. 17.11.2009, Denis Torche, Martin Flügel, Peter Heiri

Seule l’obligation garantit une formation continue pour tous

La formation continue généralisée est un facteur de succès primordial pour l’économie suisse. Il faut adapter aux exigences sans cesse renouvelées le savoir et le savoir-faire de toutes les travailleuses et de tous les travailleurs, faute de quoi nous ne pourrons pas maintenir notre niveau de vie élevé. Travail.Suisse exige l’introduction d’une obligation légale afin que la formation continue pour tous devienne une réalité. L’organisation indépendante des travailleurs et travailleuses a soutenu cette revendication lors d’une conférence de presse qui a eu lieu ajourd’hui à Berne. 23.10.2009, Bruno Weber-Gobet, Martin Flügel

Des hausses de salaire malgré la crise !

Malgré la crise économique et une hausse du chômage, des augmentations de salaire ne sont pas un tabou pour les fédérations affiliées à Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses. Des augmentations de salaire soutiennent la consommation privée, le facteur de croissance le plus déterminant pour l’économie suisse. Cependant, les fédérations membres de Travail.Suisse adoptent une approche différenciée et prennent en considération la situation spécifique de chaque branche, voire de chaque entreprise. 03.08.2009, Arno Kerst, Eric Dubuis, Peter Heiri, Susanne Blank

Toute formation évite des coûts pour la société

Il en coûte en moyenne environ 10'000 francs aux pouvoirs publics pour chaque personne qui reste sans formation en Suisse. Le résultat principal d’une étude mandatée par Travail.Suisse l’indique bien : les investissements publics dans la formation des jeunes mais aussi des adultes en valent la peine. C’est pourquoi Travail.Suisse demande aux pouvoirs publics de considérer la formation plus clairement comme un investissement et de faciliter aussi la formation de base pour les adultes. Et dans les assurances sociales et l’aide sociale, le principe suivant doit prévaloir : la formation avant l’intégration. 19.05.2009, Martin Flügel

Pour une assurance chômage sûre face à la crise

Avec la crise économique, la situation sur le marché du travail s’est fortement détériorée en très peu de temps. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, veut éviter que la crise conjoncturelle conduise à des problèmes structurels sur le marché du travail. Travail.Suisse demande des mesures immédiates consistant à développer le chômage partiel et à augmenter les jours indemnisés à 520. De plus, il faut procéder rapidement à un assainissement durable de la l’assurance chômage dans le cadre de la 4e révision de la LACI. 09.03.2009, Martin Flügel, Meinrado Robbiani, Susanne Blank

Oui à la libre circulation des personnes: des contrôles qui ont fait leurs preuves au lieu d’expérimentations incontrôlables

Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante des travailleurs et travailleuses, dit oui à la reconduction et à l’extension de la libre circulation des personnes avec l’UE. Un oui à la libre circulation des personnes est d’autant plus important pour les travailleuses et travailleurs que la situation économique devient de plus en plus difficile. Seul un oui va permettre de contrôler et protéger en pleine récession les salaires et les conditions de travail. En outre, les accords bilatéraux renforcent la probabilité de voir la crise et le chômage se résorber plus rapidement. 15.12.2008, Martin Flügel

Augmentations de salaires satisfaisantes vu la conjoncture faiblissante

Les fédérations de Travail.Suisse jugent modestes à satisfaisants les résultats de 2 à 4 % d’augmentation nominale de salaire selon les branches. Ces augmentations sont importantes pour l’économie suisse. Elles soutiennent la consommation privée et permettent un atterrissage en douceur de la conjoncture faiblissante. La votation sur la libre circulation des personnes de février prochain prend une signification capitale pour l’économie et les travailleuses et travailleurs en Suisse. 08.12.2008, Susanne Blank