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Timeout ou burnout ?

Timeout ou burnout ? Un tiers des travailleurs et travailleuses souffre de stress chronique. C’est clairement 7 % de plus qu’il y a encore dix ans. Ce sont notamment les cadences de travail et la pression des délais qui n’ont cessé d’augmenter d’une manière inquiétante. Un quart des personnes exerçant une activité professionnelle représente des candidats au burnout. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante de 170‘000 travailleurs, exige que des contre-mesures soient prises de toute urgence.

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20 septembre 2011, Susanne Blank, Responsable politique économique Drucker-icon

Augmentation dramatique des cadences et du surmenage

Un tiers des travailleurs et travailleuses souffrent d’un stress permanent au travail. C’est 7 pourcent de plus qu’il y a 10 ans. Ce sont en particulier les rythmes de travail et la pression des délais qui ont continué à augmenter de façon dramatique. Un quart des actifs sont des candidats au burn-out. Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante de 170’000 travailleurs et travailleuses, demande d’urgence que l’on prenne des mesures là-contre. suite

L’étude sur le stress publiée aujourd’hui par le seco montre qu’un stress chronique dû au travail rend malade à bref délai et mène à de longues maladies et à des incapacités de travail. Le nombre d’actifs qui souffrent fréquemment ou très fréquemment du stress a fortement augmenté – de 7 pourcent – au cours des dix dernières années, passant de 27 à 34 pourcent.

Le surmenage augmente à la place de travail
Le surmenage et le rythme de travail continuent à fortement augmenter : en 2010, 85 pourcent des actifs doivent travailler constamment à un tempo élevé. En 2005, c’était 72 pourcent, soit 13 pourcent de moins. En 2010, 80 pourcent des actifs souffraient de la pression des délais. En 2005, c’était 69 pourcent, 11 pourcent de moins. L’étude du seco prouve que les actifs souffrent fortement de stress, en raison d’une pression constante exercée par les cadences du travail. En d’autres termes, de nombreux travailleurs et travailleuses sont à la limite ou même au-delà de leur capacité de prestation.

Un quart des actifs avec un risque de burn-out
Le travail rend toujours plus malade. Le niveau très inquiétant du risque de burn-out l’atteste : un quart de la population active indique qu’elle se sent épuisée émotionnellement par le travail, un indice direct pour la mise en place d’un burn-out. L’expérience montre que les personnes ayant fait un burn-out restent longtemps éloignées du travail et ont beaucoup de peine ensuite à se réinsérer dans le processus normal du travail.

Le stress coûte 10 milliards de francs par an
L’étude publiée aujourd’hui sur le stress élude la question des coûts provoqués par le stress au lieu de travail. Inutile dissimulation ! Les coûts du stress ont déjà été chiffrés il y a des années par le seco1. Ils sont de 10 milliards de francs par an. Il est donc clair que des surcharges de travail pendant des années réduisent la capacité de prestation des travailleurs et travailleuses. Il en résulte des conséquences graves pour l’économie suisse et la société.

L’initiative « 6 semaines de vacances pour tous » est la solution adéquate
L’étude sur le stress montre en outre qu’une bonne conciliation entre la vie professionnelle et privée est un facteur de décharge significatif pour réduire le stress et diminuer les problèmes de santé. Un équilibre plus sain entre le travail et le repos est nécessaire de toute urgence. C’est pourquoi, l’initiative « 6 semaines de vacances pour tous » reste la voie à suivre pour protéger de façon durable la santé et la capacité de prestation à long terme des travailleurs et travailleuses.

06 septembre 2011, Susanne Blank, Responsable politique économique Drucker-icon

Répartition juste d’un temps de vie librement disponible

En mars 2012, nous allons voter sur l’initiative « 6 semaines de vacances pour tous ». Mais cela ne sera pas facile pour tous les votants lorsqu’ils rempliront leur bulletin de vote. En effet, certains le vivent comme un vrai dilemme. Ils souhaiteraient voter contre mais ils savent qu’ils bénéficient eux-mêmes, déjà, de plus de vacances que les quatre semaines prescrites légalement et qu’en plus, ils ne vivent pas le fameux partenariat social tant encensé.

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29 août 2011, Bruno Weber-Gobet, Responsable politique de formation Drucker-icon

Six semaines de vacances pour tous, c’est possible!

Après avoir analysé plusieurs conventions collectives de travail (CCT), Travail.Suisse, l’organisation faîtière indépendante de 170’000 travailleurs, constate que certaines branches et entreprises ont déjà reconnu aujourd’hui l’importance de travailler avec des collaborateurs reposés et motivés. Pour elles, et du moins en ce qui concerne leurs collaborateurs d’un certain âge, six semaines de vacances ne sont plus une utopie, mais une réalité.

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20 juin 2011, Martin Flügel, Président Drucker-icon

6 semaines de vacances en souffrance – au peuple de jouer !

Aujourd’hui, le Parlement a rejeté en votation finale l’initiative populaire « 6 semaines de vacances pour tous ». Cela montre que la majorité des parlementaires se fout complètement de la santé et de la capacité de travail à long terme des travailleuses et des travailleurs. Pour Travail.Suisse, il est clair que les travailleuses et les travailleurs ne vont certainement pas se laisser faire. Maintenant, le dernier mot appartient au peuple qui pourra imposer lui-même – probablement le 11 mars 2012 – l’augmentation tant attendue des vacances par un oui dans les urnes. suite

Les discussions aux Chambres fédérales sur l’initiative populaire « 6 semaines de vacances pour tous » ont mis au grand jour une indifférence choquante à l’égard des travailleuses et des travailleurs. La majorité du Parlement n’est pas prête à entériner des progrès en leur faveur quand bien même la croissance de la charge de travail et ses conséquences négatives sur la santé sont universellement reconnues.

Equilibre entre travail et repos : aucune chance au Parlement
Non seulement l’initiative « 6 semaines de vacances pour tous », mais aussi les contre-propositions pour 5 semaines de vacances ou visant à échelonner l’augmentation des vacances par groupes d’âge n’ont pas trouvé grâce aux yeux des parlementaires. Mais un nouvel équilibre entre le travail et le repos ne peut plus attendre. De nombreuses personnes travaillent aujourd’hui à la limite de leurs possibilités, ce qui entraîne des coûts médicaux à hauteur de 10 mia. de francs par an et une augmentation considérable du risque d’invalidité à partir de 55 ans.

11 mars 2012 : décision populaire sur l’amélioration des conditions de travail
L’initiative reste donc nécessaire pour prévenir efficacement les dommages à la santé des travailleuses et des travailleurs. Un sondage représentatif effectué en novembre 2010 a montré qu’une majorité significative de la population (61 %) approuve l’initiative « 6 semaines de vacances pour tous ». Le dernier mot appartient maintenant à la population qui pourra imposer l’augmentation tant attendue des vacances avec un oui dans les urnes le 11 mars 2012.

17 juin 2011, Susanne Blank, Responsable politique économique Drucker-icon